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Anthropologie, villes et architectures

Un cas de lutte urbaine. Le quartier de l'Alma-Gare à Roubaix

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Publié le lundi 14 janvier 2008 par Raphaëlle Daudé

Résumé

La séance (axe de recherche 1 du séminaire) consacrée au quartier de l'Alma-Gare à Roubaix aura pour vocation de montrer comment les habitants d'un quartier engagent face aux politiques de la ville, une lutte urbaine pour la réhabilitation et la reconstruction d'un quartier.

Annonce

Antropologie, villes et architectures

Un cas de lutte urbaine. Le quartier de l'Alma-Gare à Roubaix

Le quartier de l’Alma-Gare à Roubaix représente un cas de lutte urbaine particulièrement significatif, ayant mis en évidence à partir des années soixante-dix les étapes d’une action participative singulière des habitants dans la conception d’un projet urbain.

Face à la décision des élus de démolir un quartier devenu vétuste, le parcours résidentiel de plus d’un tiers de ses habitants aboutit dans les grands ensembles qui leur sont assignés. Ceux qui restent, dont la trajectoire individuelle s’inscrit dans un contexte de désindustrialisation, -militants et ouvriers du textile- vont résister de façon accrue. La lutte s’amorce avec un processus d’inversion du diagnostique initial: les acteurs entendent défendre une procédure de réhabilitation et de reconstruction d’une partie du quartier.

Il s’agira donc dans un premier temps de montrer comment la lutte urbaine prend forme par l’action conjointe des habitants et d’un groupe politisé de jeunes architectes tel que l’APU : l’atelier populaire d’urbanisme qui naît en 1973, non sans soulever au cours des années suivantes une tension entre démocratie directe et démocratie représentative. L’un des exemples de cette action conjointe sera la visite de l’opération du cabinet d’architecture Ausia à Bruxelles : une forme d’habitat collectif intermédiaire, et les réunions de concertation avec les élus conduisant à la réplique de ces logements à l’Alma-Gare.

Par ailleurs, dans la réhabilitation du quartier, les enjeux sociaux et politiques se traduisent par la volonté des habitants, de réactiver les anciens éléments architecturaux et urbains tels que les « corées » jouant un rôle majeur dans histoire du lieu. Les revendications vont donc également se formuler autour de la relation subtile entre espace privé et public avec la question des seuils.

Dans un deuxième temps il s’agira de décrire l’évolution du quartier jusqu’à une période plus récente. L’un des traits particuliers du lieu résidait dans son mode de gestion par une coopérative de production et la commission locale des quartiers. Cette période glorieuse durera jusqu’en 1983 époque à laquelle la coopérative de production fait faillite, entraînant des conséquences sociales et urbaines: chômage, pauvreté, dégradation du bâti et des équipements. L’habitat est en question et il s’agira enfin de restituer le déplacement des habitants vers d’autres zones urbaines de la ville.

Intervenante: Sabine DUPUY, sociologue, enseignante-chercheuse à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Normandie.

Séminaire "Anthropologie, villes et architectures", coordinateurs Alban Bensa, Antonella Di Trani, Miguel Mazeri . EHESS-IRIS. Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux. Sciences sociales, politique, Santé.

Catégories

Lieux

  • Ecole des hautes études en sciences sociales. 105 boulevard Raspail, 75006. Salle 9 de 17h00 à 19h00
    Paris, France

Dates

  • jeudi 17 janvier 2008

Mots-clés

  • études urbaines, villes, participation, reconstruction, réhabilitation

Contacts

  • Antonella Di Trani
    courriel : Antonella [dot] Di-Trani [at] ehess [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Antonella Di Trani
    courriel : Antonella [dot] Di-Trani [at] ehess [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Anthropologie, villes et architectures », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 14 janvier 2008, http://calenda.org/194187