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Publié le jeudi 31 janvier 2008 par Natalie Petiteau

Résumé

Le décret du 17 mars 1808 organisant l’Université impériale et lui confiant exclusivement l’enseignement public dans tout l’empire, est un des textes fondateurs du système éducatif français. Il a créé le corps enseignant public et établi, à travers lui, le contrôle de l’État sur l’instruction, donné à l’institution scolaire son unité, son organisation territoriale et son encadrement régional (académies, recteurs et inspecteurs d’académie), ses grades (le baccalauréat) et distinctions honorifiques, son système de formation et de recrutement des enseignants (l’École normale [supérieure], l’agrégation).

Annonce

L’État et l’éducation 1808-2008

La Sorbonne -École normale supérieure, 11-13 mars 2008

Colloque international

Sous le patronage du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et avec le soutien du CNRS.

Le décret du 17 mars 1808 organisant l’Université impériale et lui confiant exclusivement l’enseignement public dans tout l’empire, est un des textes fondateurs du système éducatif français. Il a créé le corps enseignant public et établi, à travers lui, le contrôle de l’État sur l’instruction, donné à l’institution scolaire son unité, son organisation territoriale et son encadrement régional (académies, recteurs et inspecteurs d’académie), ses grades (le baccalauréat) et distinctions honorifiques, son système de formation et de recrutement des enseignants (l’École normale [supérieure], l’agrégation). Le régime universitaire a aussi placé l’enseignement supérieur français dans une position singulière, en interdisant la constitution d’universités autonomes, puissantes et tournées vers la production de savoirs, à l’image de ce qui se passait ailleurs en Europe au XIXe siècle. Une partie de l’exception française en matière d’enseignement trouve donc sa source dans cette institution particulière qu’a été l’Université de la première moitié du XIXe siècle. Cette constatation invite à placer la réflexion historique qu’occasionnera la célébration du bicentenaire de l’Université impériale sous l’angle de la comparaison internationale, en partant précisément des singularités que notre système d’enseignement doit encore à la création napoléonienne.

Colloque organisé par le Centre Roland Mousnier – UMR CNRS (Université Paris IV-Sorbonne), l’IRHIS - UMR CNRS (Université Lille III), et le Service d’histoire de l’éducation (INRP-ENS)

Responsables scientifiques : Jean-Noël LUC (professeur à la Sorbonne) – Philippe SAVOIE (directeur adjoint du SHE)

Comité d’organisation : Pierre CASPARD, directeur adjoint du Service d’histoire de l’éducation, – Jean-François CHANET professeur à l’Université Lille III - Jean-François CONDETTE, maître de conférences HDR, IUFM Nord-Pas-de-Calais - Jean-Noël LUC – Philippe MARCHAND, maître de conférences HDR, Université Lille III – Philippe SAVOIE

Comité scientifique

  • Robert ANDERSON, professeur d’histoire émérite, Édimbourg
  • Patrick CABANEL, professeur d’histoire, Toulouse-Le Mirail
  • François CADILHON, professeur d’histoire, Bordeaux III
  • Jean-Claude CARON, professeur d’histoire, Clermont-Ferrand II
  • Jean-Pierre CHALINE, directeur de l’Institut d’histoire, Paris IV
  • Narciso de GABRIEL, professeur en sciences de l’éducation, La Corogne (Espagne)
  • Jacqueline LALOUETTE, professeur d’histoire, Paris XIII- Institut universitaire de France
  • Gilbert NICOLAS, professeur d’histoire, Rennes II
  • Jean-Marie MAYEUR, professeur d’histoire émérite, Paris IV
  • Catherine MÉROT, chef de la Section du XIXe siècle du Centre Historique des Archives Nationales
  • António NÓVOA, professeur en sciences de l’éducation, recteur de l’Université de Lisbonne (Portugal)
  • Mona OZOUF, directrice de recherche émérite, EHESS
  • Antoine PROST, professeur d’histoire émérite, Paris I
  • Rebecca ROGERS, professeur en sciences de l’éducation, Paris V
  • Jürgen SCHRIEWER, professeur de sciences de l’éducation, Université Humboldt, Berlin (Allemagne)
  • Agnès VAN ZANTEN, sociologue, directrice de recherche, CNRS-IEP Paris
  • Alain VERGNIOUX, professeur en sciences de l’éducation, Caen
  • Laurent WIRTH, Inspecteur général de l’Éducation nationale

Mardi 11 mars 2008 - La Sorbonne, salle Louis Liard

8h45-9h – Accueil des participants

9h – Ouverture par le président de l’Université Paris IV-Sorbonne

9h15 – Introduction : Jean-Noël Luc, professeur à Paris IV

10h-12h Autorité corporative et direction politique

Présidente de séance : Jacqueline Lalouette, professeur à Paris XIII-IUF
  • La Commission de l’instruction publique et la préservation de l’État enseignant (1815-1820), par René Grevet (professeur, Lille III).
  • La composition du Conseil supérieur de l’instruction publique pendant la Troisième République : débats et critiques, par Yves Verneuil (maître de conférences, IUFM de Troyes).
  • Charles-Marie Zévort, un administrateur de combat au début de la Troisième République, par Jean Luc Druelle (Paris IV).
  • Un jacobinisme libéral : la politique universitaire de René Goblet, par Renaud Quillet (maître de conférences, IUFM d’Amiens).

14h-15h30 Les réformes éducatives : inspiration et mise en œuvre

Président de séance : Pierre Kahn , professeur à l’IUFM de Caen
  • D’Albion à Grenelle : l’influence du système éducatif anglais sur la politique scolaire française (1808-1914), par Jean-Charles Geslot (Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)
  • Les mécomptes de l’État réformateur : l’échec de l’expérience dite des " classes nouvelles " (1945-1952), par Antoine Savoye (professeur, Paris VIII).
  • La mise en œuvre de la réforme Haby (1974-1978), par Patricia Legris (doctorante, Paris I)

15h45-17h15 Corps techniques et experts au service de la politique scolaire d’État

Président de séance : André Robert, professeur à l’Université Lyon II

  • Une instance nationale de contrôle architectural : la Commission des bâtiments des lycées et collèges (1860-1940), par Marc Le Cœur (assistant de programme de recherche, BNF, Estampes).
  • De l’apogée de l’initiative d’État à la décentralisation : la politique scolaire, le commissariat au Plan, le développement de l’appareil statistique national, par Jean-Michel Chapoulie (professeur, Paris I).
  • Les statisticiens du ministère de l’Éducation nationale : entre recherche de cautions scientifiques, stratégies bureaucratiques et dépendances politiques (1957-2007), par Xavier Pons (CEVIPOF-CNRS).

Mercredi 12 mars 2008 - La Sorbonne, salle Louis Liard

9h-10h30 L’école républicaine, le local et le privé : affrontements et compromis

Président de séance : André Encrevé, professeur émérite à l’Université Paris XII
  • Politique scolaire et réalités locales : l’exemple du Midi de la France au début du XXe siècle, par Emmanuel Dubus (doctorant, Montpellier III).
  • Les catholiques français et la Répartition Proportionnelle Scolaire (RPS) dans l’entre-deux-guerres : à la recherche d’un financement public de l’enseignement libre, par Sara Teinturier (doctorante, Rennes I).
  • L’État et l’enseignement des langues régionales (des années 1930 à la fin du XXe siècle), par Youenn Michel (assistant, Caen).

10h45-12h15 Enseignement et territoires : l’offre locale d’enseignements pratiques et scientifiques

Président de séance : Hélène Gispert, professeur à l’Université Paris XI
  • Une nouvelle donne sous la Restauration et la monarchie de Juillet : les cours spéciaux des collèges royaux et communaux, par Philippe Marchand (maître de conférences HDR, Lille III).
  • Les tentatives françaises de création d’enseignements aux marges de l’Université : le cas de la chimie (1802-1865), par François Soulard (Centre François Viète, Université de Nantes).
  • Les villes privées de facultés des sciences : les cas de Rouen et Nantes, par Anne Bidois-Delalande (maître de conférences, Rouen) et Virginie Champeau-Fonteneau (maître de conférences, Paris XI).

14h-16h Modèles et contre-modèles européens dans l’organisation de l’enseignement

Président de séance : Dominique Julia, directeur de recherche émérite au CNRS
  • Exception française, normalité hollandaise ? Questions sur l'évolution comparée des universités depuis la création de l'Université impériale, par Willem Frijhoff (professeur émérite, Amsterdam).
  • Centralisation contre décentralisation ? L’organisation de l’enseignement en France et en Grande-Bretagne, par Robert Anderson (professeur émérite, Edimbourg).

16h15-17h30 États et enseignement en Europe

Président de séance : Patrick Cabanel, professeur à l’Université Toulouse-Le Mirail
  • La dimension constitutionnelle de l'éducation en Italie du "Statuto albertino" à la Constitution républicaine, par Luciano Pazzaglia (professeur, Université catholique du Sacré-Cœur, Milan).
  • Un État enseignant en Suisse? Les défis et compromis éducatifs d'une Confédération à la croisée de traditions culturelles contrastées (XIXe-XXe siècles), par Rita Hofstetter (professeur, Genève).
  • État et éducation dans l’Espagne contemporaine (XIXe-XXe siècles), par Antonio Viñao Frago (professeur, Murcie).

Jeudi 13 mars 2008 - École normale supérieure, salle Dussane

Président de séance : François Cadilhon, professeur à l’Université Bordeaux III

9h-10h30 Enseignement, territoires et renaissance universitaire

  • Entre initiative locale et volonté d’État : la difficile réapparition des facultés dans la France septentrionale (1852-1870), par Jean-François Condette (maître de conférences HDR, IUFM Nord-Pas de Calais).
  • " Les malheureuses facultés de province " au début du XXe siècle, par Evelyne Hery (maître de conférences, Rennes II).
  • L’ONUEF et les ambiguïtés de l’expansion universitaire française à l’étranger (1910-1940), par Guillaume Tronchet (doctorant, Paris I).

10h45-12h15 Les enseignants : appartenances collectives, représentation et statuts

Présidente de séance : Armelle le Goff, conservateur en chef du patrimoine, CHAN
  • Relations sociales et constitution d’un corps d’instituteurs dans le département de la Seine (1879-1889), par Jérôme Krop (doctorant, Paris IV).
  • La participation syndicale à la gestion du système éducatif (1945-1968), par Laurent Frajerman (chercheur associé, CHS XXe siècle, Paris I).
  • La rédaction des statuts des enseignants du second degré (1972) : la genèse d’une décision tardive, par Pierre Benoist (chercheur associé, SHE).
14h-16h L’État, l’Université et la légitimité disciplinaire

Président de séance : Bruno Belhoste, professeur à l’Université Paris I

  • La mise en place de l’évaluation scientifique dans les facultés des lettres au XIXe siècle : un élément d’analyse de la professionnalisation des universitaires, par Emmanuelle Picard (SHE).
  • L’émergence de nouvelles disciplines : les instituts d’université et instituts de facultés au sein de l’université de Paris, par Thérèse Charmasson (CRHST) et Stéphanie Méchine (Archives du rectorat de Paris).
  • L’élaboration d’une réforme à l’épreuve des réalités : le cas des " mathématiques modernes " (années 1960-1970), par Hélène Gispert (professeur, Paris XI) et Renaud d’Enfert (maître de conférences, IUFM de Versailles).
  • L’État et les spécialistes : ignorance, affrontement ou cogestion ? Le cas des professeurs de français (1946-2001), par Clémence Cardon-Quint (assistante, Rennes II).
16h15-17h30  Conclusion : Philippe Savoie (Service d’histoire de l’éducation, INRP-ENS)

Clôture du colloque : Interventions du directeur de l’INRP et de la directrice de l’ENS

Lieux

  • Sorbonne, salle Louis Liard, et Ecole normale supérieure, salle Dussane
    Paris, France

Dates

  • mercredi 12 mars 2008
  • jeudi 13 mars 2008
  • mardi 11 mars 2008

Mots-clés

  • université, université impériale, histoire de l'enseignement, histoire de l'éducation

Contacts

  • Jean-Noël Luc
    courriel : jnoel [dot] luc [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Natalie Petiteau
    courriel : natalie [dot] petiteau [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'État et l'éducation », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 31 janvier 2008, http://calenda.org/194309