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L'art et la mesure

L'histoire de l'art et les méthodes quantitatives

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Publié le dimanche 17 février 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

L’utilisation d’outils et de méthodes quantitatives en histoire des arts est loin de rejoindre la multiplication des bases de données constituées dans ce domaine, et les chercheurs ayant constitué des bases de données doivent souvent constater leur isolement. Ce colloque doit susciter une réflexion collective sur l’approche métrique de l’histoire de la création, sur « L’art de la mesure ». L’art est ici entendu de manière large, incluant tout type de création. On souhaite que les questions du rapport au contenu, à la création, à la réputation, la valeur esthétique soient abordées le plus souvent possible, et pas seulement celles des carrières, des trajectoires ou des prix. Ses axes thématiques devraient se décliner comme suit : sources et outils de l’analyse métrique en histoire des arts ; mesurer ce qui est mesurable : acteurs, collections, marchés, géographies ; le subjectif, gageure pour l’approche métrique ?

Annonce

Colloque international

L'Art et la mesure
L'histoire de l'art et les méthodes quantitatives

Organisation

Pierre François (CNRS-Centre de Sociologie des Organisations), Béatrice Joyeux-Prunel (Ecole normale supérieure), Claire Lemercier (CNRS – Institut d’Histoire moderne et contemporaine), Blaise Wilfert (Ecole normale supérieure)

Comité scientifique

Christophe Charle (Paris I / IHMC), Catherine Chevillot (Musée d’Orsay), Pierre-Michel Menger (EHESS), Ségolène Le Men (Paris X), Gisèle Sapiro (Centre de Sociologie européenne, CNRS).

Thème général du colloque

L’utilisation d’outils et de méthodes quantitatives en histoire des arts est loin de rejoindre la multiplication des bases de données informatisées constituées dans ce domaine, à une échelle internationale : répertoires d’images et de textes, répertoires de catalogues de ventes et d’expositions, de collections, bases de données biographiques, bibliographiques etc... Il manque souvent, en effet, une fois ces bases constituées, le temps, l’énergie peut-être, et surtout les moyens – techniques et méthodologiques - de tirer toutes les ressources potentielles de ces énormes gisements d’information. Plus généralement, les jeunes chercheurs ayant constitué des bases de données doivent souvent constater leur isolement – alors qu’en histoire, en sociologie, en anthropologie de l’art, nombreux sont ceux qui croisent des problématiques similaires dans l’analyse quantitative de la création.

Le Département d’Histoire et de Théorie des Arts de l’Ecole normale supérieure propose donc de susciter une réflexion collective, pluridisciplinaire et internationale sur « L’art et la mesure », sur « L’art de la mesure ». L’art est ici entendu de manière large : non seulement la création plastique, mais aussi tout autre type de création, littéraire, musicale, cinématographique, scénique..., qu'elle s'adresse à des publics plutôt « savants » ou « populaires ». Le propos sera, sans négliger aucunement le champ contemporain, de mêler des chercheurs d’époques et de méthodologies différentes pour examiner les questions spécifiques à l’approche métrique de l’histoire de la création : de l’époque antique à la Renaissance, de l’art moderne à la création contemporaine, les questions suscitées par l’analyse quantitative de l’art ne sont-elles pas souvent similaires ? Que fait l’approche quantitative à l’art et à son histoire ?

On souhaite vivement que les questions du rapport au contenu, à la création, à la réputation, la valeur esthétique soient abordées le plus souvent possible, et pas seulement celles des carrières, des trajectoires ou des prix. Ce colloque prolonge les réflexions entamées par le séminaire « Art et mesure » de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm (département d’Histoire, département d’Histoire et de Théorie des Arts, Institut d’histoire moderne et contemporaine). Il accompagne la préparation d’un numéro spécial de la revue Histoire et Mesure sur la question de l’art (appel à contribution disponible sur http://histoiremesure.revues.org/).

Le colloque est ouvert à tous les chercheurs intéressés par ces questions, suivant les modalités présentées ci-dessous. Ses axes thématiques devraient se décliner comme suit :

  • 1. Sources et outils de l’analyse métrique en histoire des arts : état des lieux, outils, chantiers
  • 2. Mesurer ce qui est mesurable : acteurs, collections, marchés, géographies
  • 3. Le subjectif, gageure pour l’approche métrique ?

1. Sources et outils pour l’analyse métrique en histoire des arts

Cette première partie a pour but de produire, par le travail collectif du colloque, un état des bases de données disponibles pour les chercheurs en histoires des arts. Non seulement les exposés doivent permettre la rencontre des chercheurs et l’échange de données ; mais aussi ils doivent contribuer, pour l’avenir, à éviter la redondance de bases similaires, gaspillage d’énergie et de temps pour bien des jeunes chercheurs, et peut-être susciter des projets de mise en commun de répertoires complémentaires.

a. Etat des lieux

Une ou plusieurs contributions proposant un état des lieux analytique des bases de données disponibles en histoire de l’art, de la littérature, de la critique, de la poésie, de la musique… seront les bienvenues. On s’interrogera sur les possibilités d’accès à ces répertoires : sont-ils mis en ligne ? accessibles gratuitement ? est-il possible d’en faire des interrogations autres que ponctuelles ?

On appréciera également des contributions présentant des travaux effectués à partir de bases de données accessibles en ligne, connues (Getty Provenance Index[1], base Joconde[2], base Arcade[3]) ou moins connues, et fondées si possible sur des interrogations quantitatives d’envergure.

b. Boîte à outils

Plus généralement, les répertoires informatisés potentiellement utiles pour l’histoire de la création, s’avèrent rarement consultables sur Internet. Est-ce à cause d’un manque de moyens – en particulier celui de la mise en place d’interfaces pratiques ? Est-ce parce qu’il est difficile de déterminer à partir de quand une base de données est « finie » ? Comment déterminer, alors, qu’un répertoire informatique est terminé ?

Dans cette perspective, il est prévu une table ronde sur les outils de construction et de mise en ligne d’une base de données artistique, véritable atelier destiné à proposer de « bonnes pratiques » utiles en particulier pour les jeunes chercheurs.

c. Réunir, fédérer, fusionner : une ambition impossible ?

Dans la perspective d’éviter l’éparpillement souvent constaté des bases de données similaires, mais encore d’éviter surtout les trop fréquents doublons, plusieurs exemples intérieurs ou extérieurs à l’histoire des arts pourraient donner à réfléchir sur la manière dont la mise en commun de bases de données peut être envisagée. Quels sont les problèmes qu’elle implique et les solutions qu’on peut y apporter ? Ne peut-on proposer un protocole et un calendrier, voire des formulaires pour les futurs projets de ce type ?

On souhaite, pour cette séance, des présentations qui prennent en compte non seulement les manières techniques de réunir plusieurs bases, mais qui prennent aussi au sérieux les enjeux humains et sociaux de ces entreprises collectives. On souhaite notamment y aborder les questions suivantes : comment régler la question de la propriété intellectuelle de ces bases ? Que dire du « droit de tirage » de ceux qui y ont contribué ? Comment intégrer des doctorants à ces projets de recherche à moyen, voire à long terme ?

2. Mesurer ce qui est mesurable

La deuxième journée du colloque sera consacrée à la mise en valeur d’exemples les plus variés possibles, de résultats concrets d’analyse métrique en histoire des arts. Aucune source ni méthode de traitement n’est a priori exclue. Aucun thème non plus, qu’il s’agisse d’histoire de l’art, de la littérature, de la poésie, de la musique, du cinéma ou de la danse. Plusieurs thèmes pourront regrouper les interventions :

a. Acteurs (carrières, réseaux, trajectoires)

L’apport de l’analyse quantitative est indéniable, en histoire des arts, lorsqu’elle s’inspire de la sociologie professionnelle de l’art. Qu’il s’agisse d’analyse de carrières, de reconstitution de réseaux, de mise en évidence de trajectoires, les approches les plus diverses seront les bienvenues, d’autant plus qu’elles intégreront fortement une dimension diachronique, des analyses de contexte, et la prise en compte des logiques historiques concernant leurs objets.

b. Collections

On s’intéressera également aux gisements sériels fantastiques que constituent les collections – collections d’œuvres d’art, mais aussi de livres, de bibelots, d’objets divers, qu’elles soient personnelles ou muséales.

c. Marchés

L’analyse du marché de l’art et de son histoire, objet évident de l’approche quantitative, n’est pas pour autant facile à mener. Les archives de marchands ne sont pas souvent accessibles, et un livre de comptes ne se convertit pas sans difficultés en répertoire informatisé. Les sources concernant les prix, plus encore, sont rarement homogènes sur moyenne et longue période.

Les contributions à l’histoire de la valeur marchande de l’art seront donc particulièrement les bienvenues, car rien ne les rend évidentes. On appréciera également les propositions de reconstitution de réseaux marchands, nationaux et internationaux. Tout comme les travaux d’histoire des achats de peinture, de sculpture, de livres, de partitions musicales, de places au concert ou au théâtre…

d. Géographies

L’analyse quantitative de stocks et de flux d’œuvres d’art peut conduire à proposer diverses géographies historiques qui complètent l’étude des marchés de l’art. On attend également des contributions à l’histoire des voyages des artistes, de leurs œuvres d’une exposition à l’autre et des travaux sur les migrations des répertoires musicaux, théâtraux ou lyriques. Pensons aussi aux études de répartition géographique, qu’il s’agisse de la répartition de l’œuvre d’un artiste dans les musées occidentaux au cours de l’histoire, de la géographie d’un style ou d’un genre (dans des expositions, des concerts ou des ballets), et même simplement de l’histoire de la géographie des musées depuis leur invention.

e. Politiques

En France comme à l’étranger, le marché et l'Etat interviennent massivement dans les processus de soutien à la création, qu’il s’agisse de mécénat, du financement de musées, d’organisation d’expositions, de soutien aux théâtres, aux opéras, au cinéma… La tentation est grande, pour comparer les politiques et discerner quelles sont les plus efficaces, d'établir des indicateurs transnationaux analogues aux grandeurs économiques qui se répandent aussi dans la science (classement de Shanghai), le sport (les médailles), la bibliométrie, etc. Mais que mesure-t-on vraiment ? Doit-on pour autant renoncer à comparer les politiques concernant la création ?

3. Le subjectif, gageures pour l’approche métrique

La troisième et dernière journée du colloque abordera de front des questions délicates pour l’approche quantitative. Comment, en effet, quantifier l’inquantifiable ? La subjectivité reste au fondement de la création, de son appréciation, et plus encore de l’histoire du goût. Pourtant elle n’échappe pas aux logiques collectives, en particulier lorsqu’interviennent l’imitation, les influences subies ou choisies, et plus largement les modes. On interrogera donc l’apport de l’approche quantitative, sensée permettre un accès synoptique aux logiques collectives, sur des objets a priori difficiles à cerner par des éléments objectifs. Plusieurs thèmes peuvent être abordés :

a. La créativité est-elle quantifiable ?

Peut-on, en effet, mesurer des périodes de créativité plus ou moins fortes pour un artiste ou pour une culture ? Et quels indicateurs adopter ? Les travaux déjà réalisés par David Galenson, peuvent fournir un départ pour une discussion méthodologique[4]. On appréciera d’autre part les propositions qui se confronteront directement à la question de la créativité, exposant tant des résultats que des réflexions méthodologiques de fond.

b. Modes, imitations, influences

Les travaux quantitatifs de l’économiste Gerald Reitlinger sur « l’économie du goût »[5], mettent en évidence l’influence de la conjoncture économique sur le cours des objets d’art, sur l’apparition de modes et de nouveaux goûts. Peut-on poursuivre ces analyses ? Les contributions à l’histoire quantitative des modes, des imitations, des influences seront également les bienvenues.

c. Approche métrique et histoire de la réception ; mesure de la réputation

Dans une perspective proche, les tentatives d’approche quantitative de la réception des œuvres sont tout à fait attendues. Le goût se prête-t-il à une mesure métrique ? Pour l’art, la fréquentation de musées et de collections peut s’étudier à partir de bases métriques solides, de même que la constitution de collections se prête également à une analyse quantitative. Il semble toutefois difficile de cerner ce qui anime les choix des amateurs. Il en est de même pour l’analyse des publics au théâtre, à l’opéra, au cinéma d’art et d’essai ou au ballet. S’il peut paraître aisé de cerner les motivations profondes d’un amateur unique, il est difficile de le faire à une échelle collective. Quelles sources constituer pour faire cette étude à plus large échelle, et de manière historique ? L’histoire ne fournit pas de sondages à l’époque de la Renaissance. Quels outils, enfin, l’approche quantitative peut-elle suggérer pour faire l’histoire du goût ?

La question de la mesure des réputations recoupe étroitement ces problématiques. Elle concerne autant l’art contemporain – avec en particulier, la mise en place de critères de réputation devenu des références sur le marché, comme le Kunstkompass – que l’histoire de la création littéraire, à une époque où l’on se demande si Balzac et Flaubert sont encore lus. Peut-on, à partir de critères solides, mesurer la réputation ? La constitution d’une telle mesure ne peut-elle contribuer à éclairer les décideurs, lorsqu’il s’agit de suivre les goûts d’une époque, d’acquérir les œuvres des artistes les plus prisés, ou au contraire de modifier les hiérarchies littéraires d’une population scolaire ? Et quels sont les effets de la mesure de la réputation, en particulier lorsqu’elle s’intègre dans des logiques de marché ?

d. Face aux œuvres

Enfin le colloque ne peut laisser de côté la question centrale des œuvres. Que dire sur elles avec du quantitatif, sur leur contenu ?

L’étude des titres a sa place dans l’histoire de l’art, et leur analyse quantitative peut mettre en évidence des modes, des références, comme des refus. Que faire lorsque les titres n’existent plus, en particulier pour une partie non négligeable de la création picturale après la première guerre mondiale, qu’elle soit abstraite ou non ?

En considérant l’œuvre comme objet plastique, d’autre part, l’approche quantitative semble toute dévouée à l’analyse des tableaux des cultures où l’artiste était avant tout un artisan, et son tableau, une commande définie par une quantité donnée de pigments précieux : or, bleu, rouges[6]… Est-ce à dire que l’approche métrique de l’œuvre comme objet, matière, doit s’arrêter aux frontières de la modernité ?

L’approche quantitative n’est pas non plus à exclure de l’histoire littéraire et musicale. L’analyse textuelle de créations littéraires, poétiques, comme l’analyse interne de partitions musicales, pourront inciter leurs auteurs à proposer leurs contributions, d’autant plus attendues qu’elles adopteront en même temps une démarche historique.

L’approche sérielle n’est pas à exclure, enfin, pour faire l’histoire des formes. Elle est même à l’origine de l’histoire de l’art, car c’est en regroupant des œuvres de styles similaires que l’on put parler de styles, et en comparant plusieurs styles d’époques différentes que l’on put envisager d’écrire une histoire des formes. L’œuvre d’Alois Riegl en est un exemple frappant[7]. Mais s’il s’agit pour l’histoire de l’art de dire la beauté, où l’analyse quantitative doit-elle s’arrêter ? Peut-on mettre la beauté en boîtes ? Que dire, plus encore, du talent ? De la valeur esthétique ? Que les chercheurs n’aient pas peur de proposer des travaux en chantier : le colloque doit être un lieu de discussion et de travail collectif.

Les propositions de contributions sont à envoyer avant le 1er mai 2008, à beatrice.joyeux-prunel@ens.fr, sous la forme suivante : un résumé d’une vingtaine de lignes de l’intervention proposée, accompagnée de son titre, en précisant dans le cadre de quel thème vous souhaiteriez intervenir. Un court C.V. avec les dernières publications est également le bienvenu.

Réponse sera donnée au plus tard le 1er juin. Les participants sélectionnés seront invités à fournir un résumé définitif et le titre exact de leur communication avant le 1er octobre. Ils devront faire parvenir leur texte définitif (maximum 40 000 signes) au plus tard le 1er novembre 2008 – cette date dépassée, la proposition sera considérée comme annulée. Les communications présentées au colloque feront l'objet d'une publication rapide.

Dates limites :

  • 1er mai 2008 : résumé (20 lignes) et titre provisoire de la communication
  • 1er juin : réponse du comité scientifique
  • 1er octobre 2008 : titre exact et résumé (5 lignes) de la communication
  • 1er novembre 2008 : texte définitif de la communication (40 000 signes) – modifiable après la communication si nécessaire (date limite : 15 février 2009)
  • 3, 4 et 5 décembre 2008 : colloque à l’Ecole normale supérieure

[1] Le Getty Provenance Index recense le contenu de collections célèbres, constituées aux XVIIe, XVIIIe et au début du XIXe siècles en Italie, Espagne et aux Pays-Bas, ainsi que des catalogues de ventes aux enchères de peintures effectuées en Grande-Bretagne (1801-1820), Belgique (1801-1820), Allemagne (1690-1800), France et Pays-Bas (1801-1810) (http://www.getty.edu/bookstore/titles/provindx.html ).

[2] catalogue collectif des collections des musées de France : http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm.

[3] Arcade regroupe les informations dispersées dans les dossiers relatifs à une même œuvre (commandes, acquisitions et dépôts d'œuvres d'art par l'État de 1800 à 1939) à partir des 50 000 documents d’archives des XIXe et XXe siècles conservés aux Archives nationales de France ((http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/arcade_fr).

[4] David W. Galenson, Painting Outside the Lines. Patterns of Creativity in Modern Art, Harvard University Press, 2001, 272 p. et du même, « Measuring Masters and Masterpieces : French Rankings of French Painters and Paintings from Realism to Surrealism”, Histoire et Mesure, Vol. XVII (2002) - N° 1/2, http://histoiremesure.revues.org/document900.html.

[5] Gerald Reitlinger, The Economics of Taste, vol II : The Rise and Fall of Objets d’art Prices since 1750, Barries and Rockliff, London, 1963, 708 p.

[6] Voir Francis Haskell, Mécènes et peintres. L’art et la société au temps du baroque italien (trad. De Patrons and painters : a study in the relations between italian art and society in the age of the baroque), Paris, Gallimard, 1991, 798 p.

[7] Cf. Aloïs Riegl, Le culte moderne des monuments : sa nature, son origine, trad. et présenté par Jacques Boulet (Der moderne Denkmalkultus, sein Wesen, seine Entstehung), Paris, l'Harmattan, 2003, 123 p.

Lieux

  • Ecole normale supérieure
    Paris, France

Dates

  • jeudi 01 mai 2008

Mots-clés

  • histoire de l'art, méthodes quantitatives, littérature, sociologie de l'art, histoire littéraire, musicologie, études théâtrales, études cinématographiques, économie de l'art

Contacts

  • Béatrice Joyeux-Prunel
    courriel : beatrice [dot] joyeux-prunel [at] ens [dot] fr

Source de l'information

  • Béatrice Joyeux-Prunel
    courriel : beatrice [dot] joyeux-prunel [at] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'art et la mesure », Appel à contribution, Calenda, Publié le dimanche 17 février 2008, http://calenda.org/194404