AccueilLe montage : outil théorique, procédé historiographique

*  *  *

Publié le mardi 04 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Cette année, le séminaire Images Re-vues s’attachera à l’étude du concept de montage, pris en tant que procédé historiographique, outil herméneutique et mode de composition. Il s’agira alors d’interroger son double rôle, productif et interprétatif, à travers un ensemble d’œuvres et de problématiques dont le moment cinématographique ne constitue qu’une expérience parmi d’autres.

Annonce

Séminaire IMAGES RE-VUES

Le montage : outil théorique, procédé historiographique

3e vendredi du mois  de 16 h à 18 h  (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 16 novembre 2007 au 20 juin 2008.

www.imagesrevues.org

Cette année, le séminaire Images Re-vues s’attachera à l’étude du concept de montage, pris en tant que procédé historiographique, outil herméneutique et mode de composition. Il s’agira alors d’interroger son double rôle, productif et interprétatif, à travers un ensemble d’œuvres et de problématiques dont le moment cinématographique ne constitue qu’une expérience parmi d’autres.

Trois pistes de recherches seront ainsi développées en priorité. D’abord celle d’une philosophie de l’histoire, reposant sur le montage des temporalités et des traditions iconographiques, qui prolonge les différentes sortes de musées imaginaires et autres Bilderatlas. Ensuite, celle qui vise à repenser la question de la signification à travers le privilège accordé par les œuvres au travail du spectateur et du montage par contemplation (liée peut-être à la question du montage comme dispositif au sens de Foucault et Agamben). Enfin, nous poserons la question du montage en ses effets, qui touche directement à la manipulation et à l’usage des images, et aux conditions de leur performativité.

21 mars 2008 16h à 18h,

Xavier Vert (EHESS),
La Ricotta. Passé et présent, montage et contamination selon Pier Paolo Pasolini

Précédé du visionnage du film.

Dans un court film intitulé La Ricotta, Pasolini, mettant en scène sous forme de tableaux vivants des oeuvres du XVIe siècle italien, a formulé de façon à la fois exemplaire, parodique et problématique sa dette à l’égard de la peinture. Si le « montage » et la « contamination » supposent la présence minimum de deux choses pour opérer, le montage est ce qui a lieu entre ces deux choses tandis que la contamination est ce qui de l’une a lieu dans l’autre.

18 avril 2008, 16h à 18h,

salle Fabri de Pereisc

Christian Lallier (ENS-EHESS),
Le montage des liens symboliques d’un film documentaire

Filmer le réel ne consiste pas à "capter" ce qui se passe devant soi, mais à s'accorder avec "ce qui se joue" entre les personnes engagées dans une circonstance historiquement située. Dès lors, comment s'élabore le rapport filmant-filmé et en quoi la construction de cette relation singulière se manifeste dans la représentation filmée des situations sociales observées ? À partir de cette interrogation, nous examinerons en quoi la pratique du documentaire d'observation consiste à rendre compte de la production symbolique des échanges entre les acteurs : selon cette perspective, le montage d'un film documentaire ne relève pas de la simple chronologie des événements ou d'un agencement de récits d'action, mais de la mise en évidence des rapports de valeurs qui sont à l'oeuvre dans la situation représentée.

Lieux

  • INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, salle Pereisc
    Paris, France

Dates

  • vendredi 21 mars 2008
  • vendredi 18 avril 2008

Mots-clés

  • art, théorie, histoire, montage, cinéma, Pasolini, corps, Christ, figure, effet, réel, récit, peinture, tableau, signe

Contacts

  • Montazami Morad
    courriel : montazami [at] hotmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Morad Montazami
    courriel : montazami [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le montage : outil théorique, procédé historiographique », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 04 mars 2008, http://calenda.org/194505