AccueilPrintemps 1958, le retour du général de Gaulle : nouvelles approches

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Publié le mercredi 05 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

La crise de mai 1958 est encore controversée, sans échapper à quelque répétition interprétative ni, parfois, à la stérilité d'enjeux polémiques. Est-il possible, un demi-siècle après l'événement, de porter de nouveaux regards ? L'historiographie est foisonnante si l’on prend en compte toutes les contributions partielles ou indirectes ; mais clôt-elle provisoirement le sujet ? À partir de sources nouvelles et de témoignages revisités, il est possible d'envisager des recoupements féconds afin de mieux connaître l'histoire du retour au pouvoir du général de Gaulle.

Annonce

Printemps 1958, le retour du général de Gaulle : nouvelles approches

Le 13 mai 2008
Centre d'histoire de Sciences Po, 56, rue Jacob, 75006 Paris

La crise de mai 1958 est encore controversée, sans échapper à quelque répétition interprétative ni, parfois, à la stérilité d'enjeux polémiques. Est-il possible, un demi-siècle après l'événement, de porter de nouveaux regards?

L'historiographie est foisonnante si l’on prend en compte toutes les contributions partielles ou indirectes ; mais clôt-elle provisoirement le sujet? On peut distinguer plusieurs strates. La plus ancienne n'est pas la moins riche ; la moindre distance par rapport à l'événement avait pour contrepartie l'information de première main de journalistes bien introduits : en premier lieu, Serge et Merry BROMBERGER, Les 13 complots du 13 mai, Fayard, 1959 ; Jean-Raymond TOURNOUX, Secrets d’Etat (Plon, 1960) et La Tragédie du Général (Plon, 1967). Un ouvrage récent donne une ferme synthèse des connaissances balisées, près d'un demi-siècle après l'événement : Michel WINOCK, 13 Mai 1958, l’agonie de la IVe République (Gallimard, 2006). Malgré son titre, le livre de l’historien italien, Gaetano QUAGLIARIELLO, La Religion gaulliste (Perrin, 2007) donne aussi des éclairages originaux. Les connaissances n'ont toutefois progressé que marginalement depuis le travail d'Odile RUDELLE, Mai 1958, de Gaulle et la République (Plon, 1988) qui domine la production universitaire : on y distingue la perspective de la politiste, replaçant la crise et son issue dans le paradoxe de la longue tradition républicaine, et les interviews des témoins qu'elle cite, dont la masse dactylographiée n'a jamais été publiée. Le livre de Christophe NICK, Résurrection (Fayard, 1998) allait à l'encontre du recul qu'on aurait attendu en un quarantième anniversaire: son principe polémique et démonstratif impose une critique très attentive de son apport éventuel. C'est à ce point qu'on peut attendre une fécondité non seulement de sources nouvelles, mais de nouveaux recoupements.

Les sources nouvelles le sont, pour les unes, au sens strict, et pour d'autres, par l'absence d'exploitation à ce jour. Outre la richesse des fonds du RPF jusqu'en 1958, on citera les papiers Roger Barberot, Léon Delbecque, Jacques Foccart, Jacques Chaban-Delmas, Pierre Lefranc, Michel Poniatowski, Michel Debré, Jacques Dauer. (L'accès est à préciser pour certains: consultation partielle, dérogations...). Au vu de ce qui apporte une masse documentaire inédite, les témoignages recueillis par Odile Rudelle pourront faire l'objet de recoupements féconds. Et les témoins invités à cette journée d'étude ne sont pas des moindres : Simone Brunau, Jacques Dauer, Philippe Dechartre, Jacques Delarue, Arlette de La Loyère, Pierre Lefranc, Lucien Neuwirth.

Matin

9h. Ouverture :

  • Jean-François Sirinelli, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po,
  • Alain Larcan, président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle

Introduction :

Jean-Paul Thomas (Centre d'histoire de Sciences Po): Pourquoi revenir sur "le 13 mai"?
Gilles Le Béguec (Université de Paris X – Nanterre, Centre d'histoire de Sciences Po): La crise du pouvoir républicain

  • Le 13 mai dans l’historiographie : Pierre Girard (Centre d’histoire de Sciences Po)
  • La situation politique en Algérie et l'opinion « musulmane », 1957-1958 : Malika Rahal (Institut d'histoire du temps présent -CNRS)
  • L'état d'esprit de l'armée, 1957-1958 : Jacques Frémeaux (Université de Paris IV)
  • L'extrême droite et les milieux ultra, 1957-1958 : Olivier Dard (Université de Metz)

Après-midi, 14h

  • L'état d'esprit et les attitudes des gaullistes de 1956 à 1958, d'après les correspondances départementales du RPF : Bernard Lachaise (Université de Bordeaux III, CHMC)
  • Les entourages et les initiatives gaullistes au début de 1958 : Frédéric Turpin (Université d'Arras)
  • Léon Delbecque entre Alger et Paris : Jean-Paul Thomas (Centre d'histoire de Sciences Po)
  • Les complots, les mythes et les présomptions du 13 mai : Pascal Girard (Institut universitaire européen de Florence)

Conclusion : Serge Berstein (Institut d'études politiques de Paris)

Avec la participation de Mesdames Simone Brunau, Arlette de La Loyère, et de Messieurs Jacques Dauer, Philippe Dechartre, Jacques Delarue, Pierre Lefranc, Lucien Neuwirth.

Lieux

  • Centre d'histoire de Sciences Po, 56, rue Jacob
    Paris, France

Dates

  • mardi 13 mai 2008

Contacts

  • Philippe Oulmont
    courriel : etudes [dot] recherche [at] charles-de-gaulle [dot] org

Source de l'information

  • Philippe Oulmont
    courriel : etudes [dot] recherche [at] charles-de-gaulle [dot] org

Pour citer cette annonce

« Printemps 1958, le retour du général de Gaulle : nouvelles approches », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 05 mars 2008, http://calenda.org/194522