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Publié le lundi 10 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

La question de la subjectivité est sans doute celle à laquelle on reconnaît l’émergence d’une nouvelle philosophie au début du XVIIe siècle. Il apparaît en effet avec la philosophie cartésienne, que l’existence du sujet est connue avant celle de tout autre chose, et d’une façon apodictique. Cette découverte entraîne des conséquences multiples et enchaînées dans différents ordres, notamment dans le domaine du droit et de l’éthique. Les théories modernes du droit naturel sont fondées sur l’existence d’un sujet distinct des ensembles sociaux et politiques dans lesquels il est compris. La liberté, ou la recherche du bonheur deviennent les principes de la vie morale, qui ne dépendent plus de l’idée d’un bien objectif.

Annonce

La subjectivité

Université de Bourgogne

Amphithéâtre Guitton
1er étage ext. Droit.
2 bd Gabriel - 21000 Dijon

La question de la subjectivité est sans doute celle à laquelle on reconnaît l’émergence d’une nouvelle philosophie au début du XVIIe siècle. Il apparaît en effet avec la philosophie cartésienne, que l’existence du sujet est connue avant celle de tout autre chose, et d’une façon apodictique. Cette découverte entraîne des conséquences multiples et enchaînées dans différents ordres, notamment dans le domaine du droit et de l’éthique. Les théories modernes du droit naturel sont fondées sur l’existence d’un sujet distinct des ensembles sociaux et politiques dans lesquels il est compris. La liberté, ou la recherche du bonheur deviennent les principes de la vie morale, qui ne dépendent plus de l’idée d’un bien objectif.

Mais la découverte moderne de la subjectivité implique aussi la révision critique incessante de cette notion. Toutes les grandes philosophies modernes proposent une conception, qui diffère de l’une à l’autre, de la subjectivité, que ce soit pour en reconnaître l’existence et le droit, ou pour en limiter l’emprise et les revendications. Le moment le plus significatif de la reprise et de l’approfondissement de cette question est sans doute la philosophie du XXème siècle, avec la phénoménologie de Husserl qui donne, de façon exorbitante pour beaucoup de penseurs, à la subjectivité transcendantale le statut de fondement de la connaissance et de la valeur. Ce colloque s’attachera surtout à suivre les différentes phases de ce moment phénoménologique fondateur, qui sont pour l’essentiel des critiques ou des tentatives pour poser autrement la question de la subjectivité. Les principaux points abordés seront : le passage ( qui est une rupture) de la subjectivité transcendantale à une conception affective et « pathétique » de la subjectivité ( Michel Henry) ; la critique de l’autoconstitution de la subjectivité par le biais des formes sociales de construction de l’expérience subjective ( Pierre Bourdieu, par exemple) ; mais aussi les contributions fondamentales des oeuvres de Levinas, de Ricoeur, de Merleau-Ponty, de Patočka de Foucault à une pensée de la subjectivité qui soit celle d’un ordre propre et délimité et non celle d’une forme très générale et totale, celle d’un sujet constituant anonyme et vide. Passée l’ère de la destitution du sujet, voici venues depuis quelques décennies des réflexions plus attentives aux formes multiples d’existence et de problématisation de la subjectivité. Il s’agit, en bref, de comprendre la logique du passage du singulier au pluriel.

Jeudi 24 avril

13h - Accueil des conférenciers
13h30 - Allocution de bienvenue du Doyen de l’UFR Lettres et Philosophie. Ouverture du colloque

  • 14h - Conférence de Yves Thierry (Lettres Sup. Paris), Position subjective et existence commune
  • 14h45 - Conférence de Mathias Goy (Univ. de Rouen), La subjectivité vivante
Discussion

  • 16h - Conférence de Nathalie Frogneux, (Univ. Louvain-la-Neuve), Quelques enjeux anthropologiques d’une phénoménologie asubjective
  • 16h45 - Conférence de Pierre Rodrigo (Ub), Subjectivité, dialectique et profondeur charnelle chez Merleau-Ponty
17h30 - Première table ronde animée par Pierre Guenancia (Ub)

Vendredi 25 avril


  • 9h00 - Conférence de Pierre Guenancia (Ub), [titre à communiquer]
  • 9h45 - Conférence de Marcia Cavalcante-Schuback, (Univ. de Stockholm), Dé-subjectivation, non-personnalisme, asubjectivité : Heidegger, Fink, Patocka et la critique phénoménologique de la subjectivité
  • 10h45 - Conférence de Dominique Pradelle (Univ. Paris-IV), Sujet transcendantal et facultés chez Kant et Husserl
Discussion
  • 11h30 - Conférence de Fredrika Spindler, (Univ. de Stockholm), Un cogito pour un moi dissous
  • 14h30 - Conférence de Michaël Foessel (Ub), La subjectivité esthétique est-elle sans monde ?
  • 15h15 - Conférence de Roland Breeur (FNRS, Bruxelles), Le sujet, entre conscience et singularité
Discussion

  • 16h15 - Conférence de Guy Deniau (Univ. de Nantes), La « subjectivité » : un point critique de l’herméneutique gadamérienne
17h00 - Table ronde finale animée par Pierre Rodrigo (Ub)
17h45 - Clôture du colloque

Catégories

Lieux

  • Université de Bourgogne, Amphithéâtre Guitton 1er étage ext. Droit., 2 bd Gabriel, 21000 Dijon
    Dijon, France

Dates

  • jeudi 24 avril 2008
  • vendredi 25 avril 2008

Mots-clés

  • philosophie, subjectivité

Contacts

  • Pierre Rodrigo
    courriel : pierre [dot] rodrigo [at] u-bourgogne [dot] fr
  • Pierre Guenancia
    courriel : Pierre [dot] Guenancia [at] u-bourgogne [dot] fr

Source de l'information

  • Lilian Vincendeau
    courriel : lilian [dot] vincendeau [at] u-bourgogne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La subjectivité », Colloque, Calenda, Publié le lundi 10 mars 2008, http://calenda.org/194552