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Sociétés en développement : études transdisciplinaires

Journées d’études des doctorants du laboratoire SEDET, 16 et 17 juin 2008

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Publié le jeudi 27 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Après trois années de séminaire commun, les doctorants du laboratoire « Sociétés en développement : études transdisciplinaires » (SEDET) organisent deux journées d’études sur les questions qui les rassemblent. Dès la fin des années 1970, le laboratoire Tiers-monde, devenu SEDET, a mis en avant la transdisciplinarité avec pour perspective politique et scientifique, de réhabiliter les études des zones marginalisées qui constituaient alors le « Tiers-monde » et les pays récemment décolonisés. Aujourd’hui, même si le contexte mondial et les enjeux politiques ont changé, les études comparatives nous semblent, plus que jamais, d’actualité. Nous envisageons de tenir ces deux journées autour de quatre thèmes et en tenant compte de la spécificité du SEDET de croiser les disciplines, les thématiques et les terrains.

Annonce

Journées d’études des doctorants du laboratoire SEDET
16 et 17 juin 2008

1. Le chercheur face au terrain

Les doctorants souhaitent s’interroger sur la pertinence des concepts et des termes employés trop souvent en sciences sociales pour qualifier les « sociétés du Sud ». Ce dernier terme nous semble lui-même assez problématique car il s’inscrit plus dans un processus de reconfiguration géopolitique que dans une vaste interrogation épistémologique et théorique sur le sujet.

En outre, on s’interrogera sur les problèmes conceptuels et méthodologiques rencontrés par les chercheurs sur leurs « terrains » respectifs. Notamment, comment utiliser des sources compte tenu de leurs provenance (administration coloniale, organisations internationales, etc.) comme moyen d’information, et en même temps mettre en évidence leur rôle dans la construction des représentations des « sociétés du Sud » ? Quelle est la place du chercheur dans ce processus ? Comment mener des enquêtes, des entretiens, décrypter des codes sociaux ? Comment les choix méthodologiques conditionnent-ils les concepts et les termes utilisés et inversement ?

2. Dynamiques et changements sociaux

Depuis une trentaine d’années, au moins, des courants épistémologiques (subaltern studies, genre, etc. ) n’ont cessé de renouveler les connaissances en sciences sociales et ouvert de nouvelles perspectives à la compréhension des dynamiques sociales passées et en cours. Les études sur les « élites », politiques, économiques ou lettrées, semblent à première vue perdre progressivement du terrain face à des objets tels que des groupes (socioculturels ou socioprofessionnels) moins visibles (dans les archives notamment) et dont le rôle dans les mutations sociétales ne peut plus aujourd’hui être ignoré ni contesté. Dans ce sens, nous souhaitons nous interroger sur l’impact de ces nouvelles problématiques : comment les populations, en contournant les obstacles, en se réappropriant les outils politiques et économiques imposés « d’en haut », négocient-elles leur place au sein de la société coloniale et post coloniale ? Comment les interactions entre les groupes marginalisés et les « élites » aboutissent-elles à modifier la nature des changements sociaux, économiques et politiques ?

3. Regard(s) sur les « identités » : construction et déconstruction

Cet axe a pour objet de démontrer comment les études actuelles déconstruisent l’image souvent projetée d’identités monolithiques des « sociétés du Sud » en redonnant la parole aux acteurs. Cet axe invite à reconsidérer la notion d’« identité » dans les zones géographiques sur lesquelles nous travaillons et entre celles-ci à travers des questionnements non exhaustifs : Quel est le rapport entre territoire(s) et configurations des acteurs ? Quel est le lien entre « identité » et territoire ? Quel est le rôle du politique dans la construction des « identités » ? Quelle est l’influence des phénomènes migratoires sur celles-ci ? Quels sont les moyens utilisés par l’État, le colonisateur, les organisations internationales pour renforcer, modifier les « identités » ‘délimitation du territoire, agencement culturel par l’histoire, recensement de la population….) ?

4. Gouvernance et territoire(s) dans les pays du Sud

La question de l’Etat est essentielle dans la compréhension des rapports politiques  mondialisés. Quelles ont été et quelles sont les étapes de la diffusion des normes juridiques et des formes spatiales de l’Etat dans le monde ? Comment les Etats et les sociétés s’approprient-ils l’héritage colonial, qu’il soit administratif, juridique ou territorial ? Quels sont les rapports que les Etats « du Sud » entretiennent avec les institutions internationales (rejet, acceptation ou réinterprétation des règles) ? Comment les différents groupes sociaux s’approprient-ils les projets de gouvernance pour contester l’autorité de l’État ou en renforcer ses mécanismes ?

Un regard particulier sera porté sur les villes d’Asie, d’Afrique, et d’Amérique du Sud, qui ont toutes connues une expansion considérable ces dernières années. Quels sont les points communs de ce développement urbain ? Quelles sont les relations aujourd’hui entre les villes et les campagnes ?

Les propositions de communication d’une page maximum sont à rendre avant le vendredi 18 avril 2008, accompagnées de vos noms, prénoms, e-mail et directeur/trice de recherche à l’adresse suivante : etudesdoctorants.sedet@yahoo.fr

Lieux

  • Université Paris 7
    Paris, France

Dates

  • vendredi 18 avril 2008

Source de l'information

  • Céline Labrune Badiane
    courriel : khouyto [at] hotmail [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Sociétés en développement : études transdisciplinaires », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 27 mars 2008, http://calenda.org/194685