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La vie des femmes

Singularités et rôles de la presse féminine (XIXe- XXe siècle)

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Publié le samedi 29 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Le CARISM propose le 11 avril une journée d'études sur l'histoire de la presse féminine au XIXe et XXe siècle. La presse destinée au lectorat féminin est l’héritière d’une longue tradition. Les travaux de cette journée d’études devraient contribuer à en cerner l’originalité et à en préciser l’évolution dans ses différents aspects. Produit commercial, nourri par la publicité, la presse féminine est aussi un bien culturel, dont la lecture constitue un « temps pour soi », et un vecteur idéologique, compte tenu du rôle qu’elle s’attribue (et joue effectivement ?) auprès de ses lectrices.

Annonce

Université Paris II Panthéon/Assas   
Carism /Institut Français de Presse

Journée d’études

La « vie des femmes » : singularités et rôles  de la  presse féminine  (XIXe- XXe siècle)

Vendredi  11 avril 2008 
Université Paris 2/ Centre Vaugirard

391 rue de Vaugirard
75015 Paris
Salle des conférences

La presse destinée au lectorat féminin est l’héritière d’une longue tradition. Les travaux de cette journée d’études devraient contribuer à en cerner l’originalité et à en préciser l’évolution dans ses différents aspects. Produit commercial, nourri par la publicité, la presse féminine est aussi un bien culturel, dont la lecture constitue un « temps pour soi », et un vecteur idéologique, compte tenu du rôle qu’elle s’attribue (et joue effectivement ?) auprès de ses lectrices. 
Quelles lectrices au demeurant ? Les femmes ne constituent pas une catégorie homogène et leur appartenance au même genre ne transcende pas mécaniquement leur diversité sociale et culturelle. Existerait-t-il cependant, à l’aune de la presse, une « vie des femmes » (plus ou moins réelle et plus ou moins rêvée), un « entre soi »  que l’on pourrait considérer comme un symptôme et un mode d’expression, parmi d’autres, de l’identité et de l’unité du genre dans un temps donné ?
La reconnaissance publique de la place et des droits des femmes dans la vie sociale ne s’est véritablement imposée que dans les années 1960-1970. Ce constat fait, il faut se garder d’une vision anachronique et figée des périodes antérieures, qui ignorerait la manière dont les générations successives se sont représentées leur « modernité » et leur « progrès » par rapport aux générations précédentes, y compris dans le domaine du partage des fonctions et des relations entre sexes. Quelle représentation de leur place et de leur avenir la presse a-t-elle proposé à ses lectrices, en tant que « femmes » (identité assignée) mais «modernes » (identité en mouvement) ? Et comment ce qui compose « la vie des femmes »  a-t-il été défini et reformulé par la presse au fil du temps, à l’aune de la « modernité » ?  
 De manière implicite ou explicite, la presse explique à ses lectrices leur environnement et leur indique les manières de s’y (bien) inscrire pour gagner une « vie meilleure et heureuse». Quels en sont les objectifs et les éléments principaux ?  Quelles valeurs et quelles normes les sous tendent ?
Quelles solutions ont été proposées aux « femmes diligentes » pour les aider à mieux assurer les tâches et les difficultés quotidiennes ? 
Quels types de conseils ont été  prodigués et quels arguments utilisés pour légitimer et encourager l’entretien du corps et le soin des apparences afin de rendre les  « femmes séduisantes » ?
A partir de quand et selon quels registres la presse a-t-elle valorisé et banalisé l’expression et l’analyse des sentiments, répondu aux interrogations des « femmes aimantes » sur leurs relations avec l’autre sexe, et écouté leurs confidences ? 
Quelle part enfin a été faite aux capacités des femmes, citoyennes de seconde classe jusqu’en 1945, mais qui n’en étaient pas moins intégrées à la vie économique et sociale, par l’instruction, le travail et toutes sortes de sociabilités et de curiosités ? Comment la presse dit-elle à ses lectrices qu’elles sont des « femmes actives et intelligentes » ?

Programme

Matinée  :  Les singularités de la presse féminine

9H 30 – 12 H 30

Accueil

  • Claire Blandin (Maître de conférences, CEDITEC/Paris Est)
  • et Hélène Eck (Maître de conférences, Carism/IFP)

Présidence : Josiane Jouët (Professeur, Directrice de Carism/IFP) 

Introduction

Valérie Devillard (Maître de conférences, Carism/IFP)
Où sont les femmes ? : la quête des publics féminins

Etapes et caractéristiques de l’évolution de la presse féminine

Gilles Feyel (Professeur honoraire, Carism/IFP)
La presse féminine au XIXe siècle

Cécile Méadel (Centre de recherches sur l’Innovation, Ecole des Mines)
La presse féminine au XXe siècle

Nathalie Sonnac (Maître de conférences, HDR, Carism/IFP)
Economie et lectorat de la presse féminine des années 1980 à nos jours

Après midi : Rôles et Modèles

14 H 30 – 17 H 30

Présidence : Fabrice d’Almeida, (Professeur, IFP)
 
Stephen Gundle (Professeur invité à l’IFP, Warwick University)  
Le sens du « glamour »

Nicole Edelman (Maître de conférences, Université Paris X Nanterre) 
L’horoscope: une lecture pour les femmes ?

Dominique Veillon (IHTP/CNRS), Caroline Gaye, Sophie Kurkdjian     
Le tournant de la fin des années 1960  ( Elle, Jardin des Modes, Marie Claire, Vogue)

Claire Blandin (Maître de conférences, Université Paris Est ) 
Madame Figaro

Contacts

Claire Blandin (Maître de conférences, CEDITEC/Paris Est)
claire.blandin@laposte.net  
06 82 30 50 80

Hélène Eck (Maître de conférences, Carism/IFP)
heck@noos.fr
01 46 51 56 53

Lieux

  • Université Paris 2, Centre Vaugirard, 391 rue de Vaugirard, Salle des conférences
    Paris, France

Dates

  • vendredi 11 avril 2008

Mots-clés

  • presse féminine

Contacts

  • claire blandin
    courriel : blandin [at] univ-paris12 [dot] fr

Source de l'information

  • claire blandin
    courriel : blandin [at] univ-paris12 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La vie des femmes », Journée d'étude, Calenda, Publié le samedi 29 mars 2008, http://calenda.org/194698