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Publié le vendredi 18 avril 2008 par Raphaëlle Daudé

Résumé

La préoccupation du social propose aujourd’hui un nouveau paradigme artistique. Participation, relationnel, collectif, représentent les aspects revendiqués par les pratiques artistiques en les situant résolument sur le terrain de l’échange. Cela peut se manifester commeune épreuve du social dans le contexte de l’art oubien comme une pensée du social au sein même des pratiques artistiques. Ce colloque se propose d’analyser les enjeux d’une discussion croisée de la sociologie de l'art avec les pratiques artistiques, l’esthétique et la critique.

Annonce

Appel à communication

Colloque à l’université Rennes 2 Haute Bretagne
Equipe d'accueil Arts : pratiques et poétiques (EA 3208)

L'art surpris par le social

Après le langage ou la sémiologie hier, la préoccupation du social propose aujourd’hui un nouveau paradigme artistique. Participation, relationnel, collectif, autant d’aspects revendiqués par les pratiques - comme par ceux qui les commentent ou les administrent - propres à situer résolument l’action de l’art sur le terrain de l’échange. Cela peut se manifester comme une épreuve du social dans le contexte de l’art, ou encore comme une pensée du social élaborée
au sein même des pratiques artistiques.

Une sociologie des champs culturels et de l’habitus sembla d’abord adéquate à la compréhension du champ artistique, tel qu’il s’était notamment constitué à partir de l’Art
moderne. Son inluence se retrouve dans de nombreuses pratiques d’artistes depuis la période
des années soixante. Pourtant, une orientation de la sociologie vers l’expertise des situations
artistiques conlictuelles suscite aujourd’hui certaines insatisfactions vis-à-vis du discours sur
l’art qu’elle formule.

Ce colloque se propose d’analyser les enjeux d’une discussion croisée de la sociologie avec les pratiques artistiques, l’esthétique ou la critique. Pour cela, trois perspectives d’approche peuvent être proposées.

1 - Si « le renoncement à l’angélisme de l’intérêt pur pour la forme pure est le prix qu’il faut
payer »1 pour introduire une « science des œuvres », il est possible de s’interroger sur les
perspectives théoriques de celle-ci lorsqu’il lui faut partager son objet avec d’autres disciplines.

2 - Lorsque prévalent les théories de l’institutionnalisation de l’art, quelles relations entretiennent les discours critiques avec la sociologie, dès lors qu’elle prend l’art pour
objet ? N’y a-t-il pas là un champ spéciique apparemment irréductible à son point de vue ?

3 - L’inscription du fait social dans l’œuvre constitue un trait caractéristique de nombreuses
pratiques contemporaines de l’art. Le passage d’un art critique à une esthétique fondée sur la
pratique de l’action partagée, de la négociation des représentations culturelles, ou encore de
l’intervention sociale, traduirait-il les nouvelles perspectives de l’art aux prises avec la
« communauté » ?
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1. Pierre Bourdieu, Les règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Éditions du Seuil, Collection Essais, 1998, Avant-propos, p. 16
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Proposition de communication
Titre et intentions, 300 mots maximum : avant le 21 mai 2008
Envoi par courrier électronique en fichier texte joint (Word, .txt, .rtf)
Adresse : colloque-surprispar@uhb.fr
Confirmation de participation
11 juin 2008

Lieux

  • Université Rennes 2 Haute Bretagne, Place du Recteur Henry Le Moal, 35000 Rennes
    Rennes, France

Dates

  • mercredi 21 mai 2008

Mots-clés

  • art, social

Contacts

  • Denis Briand
    courriel : colloque-surprispar [at] uhb [dot] fr

Source de l'information

  • Denis Briand
    courriel : colloque-surprispar [at] uhb [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'art surpris par le social », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 18 avril 2008, http://calenda.org/194845