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Vestiges d'empires

Lorsque la domination devient patrimoine : enjeux et débats

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Publié le samedi 17 mai 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Les évocations et les réminiscences des passés coloniaux nourrissent depuis quelques années d’intenses polémiques, mêlant des enjeux politiques et épistémologiques importants. L’essai publié en 2005 par Robert Aldrich sur les vestiges de l’empire colonial en France métropolitaine, Vestiges of the Colonial Empire in France : Monuments, Museums and Colonial Memories, invite à aller au-delà du constat d’une « guerre des mémoires coloniales » pour analyser un processus de patrimonialisation inscrit dans la longue durée et dans des variations qui ne se réduisent pas à une opposition binaire entre refoulement colonialiste et dénonciation anticolonialiste. Organisé autour de son livre, cet atelier voudrait élargir encore les horizons possibles d’interprétation en interrogeant les formes de patrimonialisation des vestiges laissés par les dominations dans des espaces et des durées très différents.

Annonce

Vestiges d’Empires.
Lorsque la domination devient patrimoine : enjeux et débats

TABLE-RONDE du 9 juin 2008, 9 h 30 – 18 h 00

avec le soutien de l'Inalco, de l'Université Paris 8 et de l'IUF

Institut National des Langues & Civilisations Orientales

Salons d’Honneur
2, rue de Lille 75007 Paris
Métro 4 : Saint-Germain

Table ronde organisée autour du livre de Robert Aldrich : Vestiges of The Colonial Empire in France : Monuments, Museums and Colonial Memories, Basingstoke, New York : Palgrave / MacMillan, 2005.

Les évocations et les réminiscences des passés coloniaux nourrissent depuis quelques années d’intenses polémiques, mêlant des enjeux politiques et épistémologiques importants. L’essai publié en 2005 par Robert Aldrich sur les vestiges de l’empire colonial en France métropolitaine, Vestiges of the Colonial Empire in France : Monuments, Museums and Colonial Memories, invite à aller au-delà du constat d’une « guerre des mémoires coloniales » pour analyser un processus de patrimonialisation inscrit dans la longue durée et dans des variations qui ne se réduisent pas à une opposition binaire entre refoulement colonialiste et dénonciation anticolonialiste. Organisé autour de son livre, cet atelier voudrait élargir encore les horizons possibles d’interprétation en interrogeant les formes de patrimonialisation des vestiges laissés par les dominations dans des espaces et des durées très différents. Ces vestiges sont les témoins de destins partagés par force, mais aussi assumés et transformés, au fil de revendications éventuellement contradictoires. L’accent sera donc mis sur leur hétérogénéité, qu’il s’agisse d’espaces linguistiques, de circuits mémoriels reconstitués sous l’égide de l’Unesco ou encore d’un statut politique spécifique comme l’autochtonie, et sur la fluidité des réseaux et des initiatives qui sont à l’origine d’une patrimonialisation participant avec inventivité à l’articulation des logiques locales et des logiques globales.

Matinée

Présentation par Emmanuelle Sibeud, Sarah Mohamed-Gaillard et Jean-François Klein

Discutant : Robert Aldrich, Professeur d’Histoire contemporaine, University of Sydney

- « Indépendance et /ou droits autochtones : penser la décolonisation en
Nouvelle-Calédonie »
Marie SALAUN, Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris V, chercheuse à l’IRIS (Institut interdisciplinaire de recherche sur les enjeux sociaux, Sciences sociales, politique, santé).

- « Une question patrimoniale dans le Bénin méridional : La Route de l'Esclave »
Gaetano CIARCIA, Maître de conférences en ethnologie à l’Université Paul-Valéry-Montpellier III, Cerce (Centre d’études et de recherches comparatives en ethnologie, EA 3532), Université Paul-Valéry-Montpellier III. Il a publié

- « L’époque coloniale » du Brésil comme patrimoine »
Armelle ENDERS, Maitre de conférences HDR, Histoire contemporaine du Brésil, Paris IV-Sorbonne, chercheuse au MASCIPO (Mondes Américains : Sociétés, Circulations, Pouvoirs).

- « La question de la patrimonialisation des langues européennes en Inde »
Emilienne BANETH-NOUAILHETAS, Professeur d’Anglais et civilisation anglo-indienne, Université Rennes II, Directrice scientifique adjointe (DSA) au département scientifique Sciences humaines et sociales du Cnrs.

Après-Midi : Présentation du livre et débat avec Robert ALDRICH.

Discutants :

- Jean François KLEIN, Maître de conférence en Histoire contemporaine de l’Asie du Sud-Est, Inalco

- Sarah MOHAMED-GAILLARD, Maître de conférence en Histoire contemporaine de l’Océanie, Inalco /Centre Roland Mousnier Paris IV-Sorbonne

- Emmanuelle SIBEUD, Maître de conférence en Histoire contemporaine, Université Paris-8, IDHE.

Organisation :

Emmanuelle SIBEUD, Sarah MOHAMED-GAILLARD et Jean-François KLEIN.

Catégories

Lieux

  • Inalco : salons d'honneur
    Paris, France

Dates

  • lundi 09 juin 2008

Fichiers attachés

Mots-clés

  • colonisations, débat postcolonial, patrimoine

Contacts

  • Sibeud #
    courriel : em [dot] sibeud [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • emmanuelle Sibeud
    courriel : esibeud [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Vestiges d'empires », Journée d'étude, Calenda, Publié le samedi 17 mai 2008, http://calenda.org/195017