AccueilCharles Fontaine, un humaniste parisien à Lyon

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Publié le samedi 07 juin 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

L’étude du « maistre Parisien » Charles Fontaine est susceptible de rencontrer des problématiques cruciales dans les études seiziémistes. Son œuvre présente en effet l’intérêt d’être un point de passage entre l’esthétique marotique et le renouveau poétique de la Brigade. En outre, comme Charles Fontaine se trouve au centre d’un vaste réseau d’interconnaissances, ses écrits sont précieux : la correspondance poétique que recèlent Les Ruisseaux (1555) et les Odes, enigmes et epigrammes (1557) sous la forme d’une multitude de « pièces de contact », constitue parfois la seule façon pour les chercheurs de colliger des informations sur tel ou tel personnage public évoluant dans les milieux lyonnais et parisien. Enfin se pose la question du rôle complexe et emblématique que joua cet individu dans la société littéraire de son temps.

Annonce

Colloque organisé par le GRAC (Université Lyon 2, UMR 5037) et l’EA 174 (Université Paris 3)

Charles Fontaine : un humaniste parisien à Lyon

Lyon, 5 et 6 juin 2009

APPEL À COMMUNICATION

Polygraphe parisien, l’humaniste Charles Fontaine (1514 – après 1564) a laissé une œuvre considérable en tant qu’éditeur, traducteur, et auteur de poèmes français et latins, dont certains, comme ses poèmes d’inspiration évangélique, sont restés manuscrits. Poète militant, il s’engagea d’abord nettement en faveur de Marot dans la polémique qui opposa le Quercynois à Sagon, et fut l’un des principaux artisans de la querelle des Amyes, avec La Contr’amye de court. Affichant une identité littéraire composite, il s’établit définitivement à Lyon en 1540 où, bien que parfaitement inséré dans les cercles humanistes et les hautes sphères de la cité, il prit le parti de signer ses œuvres « maistre Charles Fontaine Parisien ».
Pourtant, il faut bien constater que, souvent classé parmi les « marotiques » tardifs, il est aujourd’hui considéré comme faisant partie des minores. À ce titre, il n’a pas retenu l’attention de la critique, à l’exception notable d’une monographie en anglais parue il y a près d’un siècle1 et de quelques rares articles. Des pans entiers de son œuvre n’ont ainsi jamais fait l’objet de la moindre étude, et de nombreux aspects de sa biographie nous sont encore inconnus. Mais l’existence même de travaux universitaires en cours montre qu’il s’agit bien là d’un auteur à redécouvrir.

Ce colloque a donc pour ambition d’initier une réflexion collective sur différentes facettes de l’œuvre de Charles Fontaine, en essayant de mieux comprendre la place particulière que ce personnage occupait en son temps.

C’est que l’étude du « maistre Parisien » est susceptible de rencontrer des problématiques cruciales dans les études seiziémistes. Son œuvre présente en effet l’intérêt d’être un point de passage entre l’esthétique marotique et le renouveau poétique de la Brigade. En outre, comme Charles Fontaine se trouve au centre d’un vaste réseau d’interconnaissances, ses écrits sont précieux : la correspondance poétique que recèlent Les Ruisseaux (1555) et les Odes, enigmes et epigrammes (1557) sous la forme d’une multitude de « pièces de contact », constitue parfois la seule façon pour les chercheurs de colliger des informations sur tel ou tel personnage public évoluant dans les milieux lyonnais et parisien. Enfin se pose la question du rôle complexe et emblématique que joua cet individu dans la société littéraire de son temps.

Dans la mesure où ce colloque constitue la première manifestation scientifique jamais consacrée à Charles Fontaine, l’enjeu d’une telle rencontre consiste avant tout à ouvrir des pistes de réflexion qui puissent servir de bases à des études ultérieures. Les communications seront ainsi susceptibles d’emprunter des approches et des perspectives variées. Celles-ci pourront par exemple porter sur un aspect précis de l’œuvre de Charles Fontaine, sur une étape clé de son parcours – comme son passage en tant qu’enseignant au collège de la Trinité –, sur son travail d’édition des poèmes de Clément Marot réalisé pour le compte de Guillaume Roville, sur ses activités de traducteur de textes antiques – notamment ceux d’Ovide, d’Artémidore et de Publius Syrus –, sur son inscription dans les réseaux néo-latins, ou encore sur sa « correspondance » poétique et les influences littéraires que l’on peut en déduire.

La durée des interventions ne devra en aucun cas excéder 25 minutes (elles seront suivies d’une discussion). L’ensemble des communications du colloque devrait donner lieu à publication. Pour toute participation, nous vous prions de nous faire parvenir le titre provisoire de l’intervention, ainsi qu’un résumé d’une demi-page environ comprenant un exposé de la problématique de recherche.

Les propositions, qui seront soumises à un comité scientifique2 , sont à envoyer avant le 15 septembre 2008 aux adresses suivantes :
guillaume.desauza « chez » yahoo.fr
erajchenbach « chez » yahoo.fr

Élise Rajchenbach et Guillaume De Sauza.

1 Richmond L. Hawkins, Maistre Charles Fontaine Parisien, Cambridge, Harvard University Press, « Harvard Studies in Romance Languages » II, 1916.
2 Ce comité est composé de : Michèle Clément, Michel Magnien, Élise Rajchenbach et Guillaume De Sauza

Lieux

  • Lyon, France

Dates

  • lundi 15 septembre 2008

Contacts

  • Elise Rajchenbach
    courriel : erajchenbach [at] yahoo [dot] fr
  • Guillaume de Sauza
    courriel : guillaume [dot] desauza [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Elise Rajchenbach
    courriel : erajchenbach [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Charles Fontaine, un humaniste parisien à Lyon », Appel à contribution, Calenda, Publié le samedi 07 juin 2008, http://calenda.org/195152