AccueilMax Jacob face à l'histoire

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Publié le mercredi 11 juin 2008

Résumé

De 1876 à 1944, des débuts de la Troisième République à sa déportation tragique à Drancy, Max Jacob a été confronté à de nombreux événements historiques nationaux et internationaux : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Révolution russe, instabilités gouvernementales, crise économique, montée de l’antisémitisme et des régimes totalitaires, génocides. Comment s’inscrit-il face à ces événements en tant qu’écrivain d’avant-garde ? Cet auteur, souvent décrit comme fantaisiste, prend-il la mesure des événements qui bouleversent le monde ? Range-t-il l’activité artistique dans une autonomie qui la détache de toute fonction dans le débat public ? Par ailleurs, reste-t-il sur la même position tout au long de son parcours littéraire ? Quelles différences perçoit-on alors entre l’homme de l’arrière lors de la Première Guerre, l’homme conservateur de l’entre-deux-guerres et l’homme menacé à partir de l’Occupation ? Comment prend-il position face à la montée du fascisme lors de son voyage en Italie de 1925 ou face à la guerre civile espagnole qui touche directement bon nombre de ses amis comme Picasso, Bergamín ou Gris ? Autant de questions que nous désirons traiter directement à travers une journée d’études le 6 février 2009 à Orléans, qui permettrait de toucher des problématiques aussi cruciales que peu évoquées pour l’instant par la critique jacobienne.

Annonce

Journée d’études

Max Jacob face à l’histoire

Orléans
vendredi 6 février 2009

 

De 1876 à 1944, des débuts de la Troisième République à sa déportation tragique à Drancy, Max Jacob a été confronté à de nombreux événements historiques nationaux et internationaux : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Révolution russe, instabilités gouvernementales, crise économique, montée de l’antisémitisme et des régimes totalitaires, génocides. Comment s’inscrit-il face à ces événements en tant qu’écrivain d’avant-garde ? Cet auteur, souvent décrit comme fantaisiste, prend-il la mesure des événements qui bouleversent le monde ? Range-t-il l’activité artistique dans une autonomie qui la détache de toute fonction dans le débat public ? Par ailleurs, reste-t-il sur la même position tout au long de son parcours littéraire ? Quelles différences perçoit-on alors entre l’homme de l’arrière lors de la Première Guerre, l’homme conservateur de l’entre-deux-guerres et l’homme menacé à partir de l’Occupation ? Comment prend-il position face à la montée du fascisme lors de son voyage en Italie de 1925 ou face à la guerre civile espagnole qui touche directement bon nombre de ses amis comme Picasso, Bergamín ou Gris ? Autant de questions que nous désirons traiter directement à travers une journée d’études, qui permettrait de toucher des problématiques aussi cruciales que peu évoquées pour l’instant par la critique jacobienne.

S’il est commun de dire que Max Jacob n’est pas un écrivain politiquement « engagé », avec une production littéraire qui serait un moyen d’agir directement sur les enjeux d’une époque, il reste néanmoins à considérer ses positionnements effectifs dans sa vie comme dans son œuvre. Ces éléments peuvent être observés à travers des études de sa biographie et de sa pratique épistolaire. Toutefois, il nous paraît important également de donner place à l’évocation des événements historiques dans sa production littéraire poétique, romanesque ou théâtrale. Que deviennent alors les notions fondamentales de son esthétique et les traits spécifiques de son écriture ? Comment conjuguer la recherche de l’émotion, la description minutieuse des caractères et la permanence de l’ironie face à des événements historiques considérables ? Pour répondre à ces questions, il s’agira lors de cette journée d’études de constamment replacer les propos de Max Jacob dans leur cadre historique, afin de situer au mieux cet auteur par rapport au champ littéraire et aux débats, souvent virulents, sur l’engagement des écrivains à ce moment-là.

Loin du militantisme, mais avec une idéologie religieuse, retiré à Saint-Benoît-sur-Loire, mais rattrapé par la persécution des juifs, observateur des tensions sociales, mais se refusant à toute prise de position qui l’enfermerait, Max Jacob offre un terrain d’étude particulièrement mouvant, et souvent paradoxal. C’est pourquoi ses positions prennent sans doute une grande originalité dans le domaine littéraire pour ces périodes marquantes de l’histoire française. Les études devront dès lors s’efforcer de situer la spécificité de Jacob par rapport à d’autres écrivains et d’autres pratiques qui lui sont contemporains.

Soucieux de donner connaissance de cette journée par une publication, l’AMJse réserve de publier les Actes de cette journée dans le n° 9 des Cahiers Max Jacob (parution octobre 2009)

 

Organisation : Association des Amis de Max Jacob / Les Cahiers Max Jacob (Presses Universitaires de Pau) ; Université de Lausanne

 

Envoi : Les propositions de contribution (maximum 2 000 signes), accompagnées d’une notice bio-bibliographique (6 -7 lignes), sont à envoyer à Antonio RODRIGUEZ, professeur de littérature à l’Université de Lausanne, rédacteur en chef des Cahiers Max Jacob : facehistoire@max-jacob.com

 

Délai : 15 novembre 2008

Lieux

  • Orléans, France (45)

Dates

  • samedi 15 novembre 2008

Mots-clés

  • max jacob, histoire

Contacts

  • Patricia Sustrac
    courriel : facehistoire [at] max-jacob [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Patricia Sustrac
    courriel : facehistoire [at] max-jacob [dot] com

Pour citer cette annonce

« Max Jacob face à l'histoire », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 11 juin 2008, http://calenda.org/195170