AccueilChocs et ondes de choc dans le monde lusophone

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Publié le samedi 14 juin 2008 par Raphaëlle Daudé

Résumé

La revue Quadrant ( du Centre de Recherche en Littératures et Civilisations Lusophones de l'Université Paul-Valéry Montpellier III) appelle à contribution, à l'occasion de la publication de son vingt-cinquième numéro, sur le thème suivant : Chocs et ondes de choc dans les arts et civilisations du monde lusophone. Le Conseil de Rédaction propose pour ce numéro, conçu comme pluridisciplinaire, quatre axes de réflexion : définition et théorisation des chocs ; choc et/ou anti-choc des civilisations ; chocs générés par les politiques linguistiques et culturelles ; expressions artistiques du choc (littérature, cinéma, arts plastiques...).

Annonce

Appel à contribution : Chocs et ondes de choc dans le monde lusophone

Éditée par les Presses Universitaires de la Méditerranée, la revue Quadrant, du Centre de Recherche en Littératures et Civilisations Lusophones, appartenant à l’équipe d’accueil ETOILL, lance pour son 25ème numéro un appel à contributions dans le but de réaliser un volume pluridisciplinaire traitant de la thématique suivante :

Chocs et ondes de choc dans les arts et civilisations du monde lusophone.

La revue s’ouvre non seulement aux approches littéraires et artistiques de cette thématique, mais également aux sciences humaines et sociales dans leur ensemble, avec l’objectif principal d’examiner le phénomène du choc et ses conséquences sur les identités des populations concernées.

Le monde lusophone, en raison de la pluralité de ses cultures et des particularités de son histoire, a connu et connaît encore perpétuellement des chocs d’une grande diversité: choc des civilisations, des cultures, des générations, choc entre tradition et modernité, choc des religions, mais également de nos jours des chocs technologiques, écologiques, sociaux, etc. À titre d’exemple, on peut citer Mia Couto, qui jugeait à propos du « choc des cultures » en Afrique que

[E]sse encontro de culturas é sempre, em princípio, traumático, porque não se trata de um encontro, é uma incursão abusiva. O que chega a estas culturas africanas não são as culturas européias. São emanações, representações simbólicas por via da tecnologia. Mantemos ainda a imagem dos primeiros encontros dos descobridores europeus que trocavam umas bugigangas que reluziam diante dos olhos dos africanos. Estamos mais ou menos repetindo esse modelo de relação. Não existe globalização, o que existe é exportação e imposição de sinais, nem sequer são modelos, o modelo fica junto do produtor, os africanos consomem passivamente aqueles sinais mais brilhantes e apelativos[1].

Par ailleurs, on peut s’interroger sur l’existence ou non, aujourd’hui ou par le passé, d’attitudes communes face à ces phénomènes, à l’image de celle de la CPLP, comme on a pu le lire dans le cadre de sa déclaration constitutive (1996):

Para a CPLP é essencial assumir uma posição de clara recusa das teorias de Huntington sobre o choque das civilizações. Por isso mesmo é importante que a identidade da CPLP não se baseie numa pretensa unidade cultural lusófona. Uma língua comum não cria uma cultura, nem mesmo uma literatura comum, como ainda recentemente a recusa de António Tabucchi de que lhe fosse aplicado aplicar o epíteto de «escritor lusófono», mesmo quando escreve em português, veio relembrar. A CPLP deve pois assumir-se como um espaço diverso culturalmente, onde a comunicação e o conhecimento mútuo são facilitados pelo uso da mesma língua, como um espaço de cidadania[2].

Plusieurs axes sont ainsi suggérés en vue de l’élaboration des travaux:

  • Définition et théorisation des chocs. Leonardo Boff considère par exemple que la « favelização do mundo » est aujourd’hui le véritable choc des civilisations.
  • Choc et/ou anti-choc des civilisations : comment les Lusophones se situent-ils entre ces deux conceptions du monde ? (voir, par exemple, Samuel Hungtinton, Le choc des civilisations, 2000, et Philippe Barbé, L’anti-choc des civilisations : médiations méditerranéennes, 2006)
  • Les politiques linguistiques et culturelles ne génèrent-elles pas, ou n’ont-elles pas généré un certain nombre de chocs ?
  • Sur le plan de l’expression littéraire, cinématographique et artistique en général, comment et pourquoi crée-t-on et/ou dit-on le choc ? On peut se souvenir sur ce point de la position de João Guimarães Rosa : « Em meus textos, quero chocar o leitor, não deixar que ele repouse na bengala dos lugares-comuns, das expressões acostumadas e domesticadas. Quero obrigá-lo a sentir uma novidade nas palavras.»

Les propositions d’articles, rédigées en français ou en portugais, sont à faire parvenir dans le format Word avant le 31 décembre 2008 par courriel à l’adresse suivante : ludovic.heyraud@gmail.com

Un avis sera rendu courant janvier 2009 par le Conseil de Rédaction composé de :

  • M. Adrien Roig, Directeur de la revue Quadrant, Professeur Émérite des Universités
  • M. Claude Maffre, Professeur Émérite des Universités
  • Mme Marie Dumas, Professeur des Universités
  • M. Francis Utéza, Professeur des Universités
  • Mme Cristina Amalric, Maître de Conférences
  • Mme Marie-Noëlle Ciccia, Maître de Conférences
  • M. Ludovic Heyraud, PRAG

[1] Dans une entrevue accordée à Celina Martins (2002)
[2] In Declaração constitutiva da Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, Lisbonne, 17 Juillet 1996.

Dates

  • mercredi 31 décembre 2008

Mots-clés

  • chocs, ondes de choc, lusophonie, politique, éducation, civilisation, arts

Contacts

  • Ludovic Heyraud
    courriel : ludovic [dot] heyraud [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Ludovic Heyraud
    courriel : ludovic [dot] heyraud [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Chocs et ondes de choc dans le monde lusophone », Appel à contribution, Calenda, Publié le samedi 14 juin 2008, http://calenda.org/195185