AccueilMigration et développement de l’Afrique

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Publié le lundi 30 juin 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Le présent appel entend recueillir des contributions originales sur le lien Migration et développement de l’Afrique dans le cadre des Objectifs du Millénaire. Les éclairages apportés par les différentes contributions écrites doivent faciliter la compréhension du phénomène, à la définition d’un cadre d’action pour le développement de l’Afrique incluant sa diaspora. Elles doivent aussi servir à mobiliser l’investissement privé en vue d’une croissance économique et la mise en place des politiques de développement durable dans les pays d’origine des migrants.

Annonce

APPEL A CONTRIBUTION - Revue Studi e migrazione

Migration et Développement de l’Afrique

Contexte et problématique

En ce début du troisième millénaire, un certain nombre de facteurs économiques, sociaux, environnementaux et culturels interpellent particulièrement l’Afrique. L’ampleur que prennent, ces dernières années, les questions énergétiques et de changements climatiques conduit à une réflexion sur la manière dont l’Afrique peut venir à bout de ses problèmes et se doter d’instruments pour lutter contre la pauvreté.

Articulée autour des relations d’Etat à Etat, la politique de coopération au développement n’a jusqu’ici pas assez intégré et encore moins valorisé l’apport de  la diaspora. Les réflexions sont, dans ce sens, très limitées et peu d’efforts sont consentis en matière de promotion  d’outils opérationnels permettant aux diasporas africaines de participer activement au développement de leur territoire d’origine. Or, il est devenu aujourd’hui indispensable de lancer une réflexion sur une meilleure valorisation de l’apport des diasporas au développement de l’Afrique.

Face à la dégradation continue depuis 20 ans, du binôme crédit-aide resté, trop longtemps la base logique du développement des pays africains, les migrations internationales deviennent une des principales sources alternatives d’apports en facteurs de développement des pays africains. Cette ressource a toutefois la particularité de comporter une dimension humaine difficile à évaluer en termes monétaires. Il est néanmoins sûr que les migrations internationales ne peuvent contribuer valablement au développement des pays d’origine qu’à condition qu’elles participent préalablement à l’enrichissement économique, social et culturel des pays d’accueil et des migrants eux-mêmes.

En effet, la Banque mondiale souligne, qu’alors que le nombre de migrants qualifiés a enregistré une hausse de 1,7 million de personnes entre les années 1990-2000, un mouvement parallèle de « fuite de cerveaux » touche les terres d’émigration, et de manière plus consistante l’Afrique. Ainsi, chaque année, de nombreux étudiants et jeunes diplômés des pays d’Afrique noire quittent leur continent pour se former ou travailler dans les pays du Nord et particulièrement en Europe.

On ne peut plus ignorer l’impact positif des migrants africains sur le développement de leurs pays de provenance.  Nombreuses sont en effet les situations dans lesquelles les africains, en situation de migration en Europe, ont contribué au développement industriel de leurs pays d’origine, à l’innovation scientifique et technique de ce dernier, voire même à une plus ample promotion des  valeurs démocratiques et des droits de l’homme sur leur territoire de provenance

Constituant un lien humain entre les sociétés du Nord et du Sud, les migrations internationales peuvent jouer une fonction de support idéal pour le renforcement d’échanges à dimension humaine et non commerciale et sont par conséquent un facteur d’amitié et de paix.

L’autre volet de cette richesse est le surcroît de capacité de la société d’accueil en matière de solidarité et de coopération internationales. Ce que démontrent bien la dynamique et l’importance des actions de coopération décentralisées initiées par des migrants ou justifiées par leur présence.

Au final, impliquer la diaspora dans les politiques de coopération résulte être une approche pertinente pour aider l’Afrique à atteindre les Objectifs du Millénaire. Certaines bonnes pratiques existent déjà et méritent d’être  diffusées et disséminées. C’est par exemple le cas du programme MIDA Grands Lacs, financé par le Gouvernement belge et qui cible le Burundi, la République démocratique du Congo et le Rwanda. A travers ce programme, près de 1300 membres de la diaspora originaires de ces pays ont bénéficié de l’aide au retour dans des secteurs stratégiques de développement tels l'éducation, la santé et le développement rural. Près de 300 missions ont été effectuées dans ces pays par des étudiants, des ingénieurs, des agriculteurs et des fonctionnaires. Près de 150 institutions ont été renforcées notamment les universités, les administrations publiques et organismes privés. Aux vues de résultats probants, ce programme a été étendu jusqu'en 2008. Autour du même principe, les bureaux de l'OIM à La Haye (Pays-Bas) ont activé le Programme MIDA Ghana Santé visant à améliorer le secteur santé du Ghana, souffrant du départ de ses nombreux professionnels. En fonction des besoins, les participants volontaires peuvent effectuer des missions de terrain ou transmettre leurs connaissances par le biais de transferts virtuels. Les missions ont en moyenne une durée de quelques semaines à plusieurs mois. Actuellement, une vingtaine de membres issus de la diaspora ont effectué une trentaine de retours temporaires dans leur pays d’origine. D’autres exemples existent et sont surtout menés par des organisations de la société civile.

 Le présent appel entend recueillir  des contributions originales sur le lien Migration et développement de l’Afrique dans le cadre des Objectifs du Millénaire. Les éclairages apportés par les différentes contributions écrites doivent faciliter la compréhension du phénomène, à la définition d’un cadre d’action pour le développement de l’Afrique incluant sa diaspora.  Elles doivent aussi servir à mobiliser l’investissement privé en vue d’une croissance économique et la mise en place des politiques de développement durable dans les pays d’origine des migrants.

Thèmes

Les thèmes suivants sont particulièrement considérés intéressants pour ce présent appel:

- Quels contenus met-on derrière le concept de retour volontaire des migrants africains dans leurs pays d’origine? Comment sur le plan théorique le lien Migration et Développement de l’Afrique peut-il se traduire en des actions de politiques de développement, de thématiques de recherche ?

-   Bonnes pratiques existantes dans le domaine du retour volontaire des migrants africains dans leur pays d’origine ;

-   Synergies à développer pour faciliter et encourager le transfert des compétences et des ressources vitales de la diaspora africaine dans les pays d'origine.  Il s’agit de comprendre par exemple comment la mobilité des personnes et des ressources peut se faire et, de cette façon, offrir des options de réinvestissement du capital humain sous la forme de retours temporaires ou virtuels. Dans ce cas, il s’agit de réfléchir sur des actions et bonnes pratiques existantes permettant aux migrants d’être utiles à leur pays d’origine à travers leurs compétences et savoir-faire dans les domaines stratégiques de développement, sans pour autant modifier leur statut légal dans leur pays d'accueil;

-  Dans quelle mesure les obstacles administratifs dans les pays d’accueil et d’origine empêchent, limitent ou démotivent les potentiels migrants à rentrer dans leurs pays d’origine. Existe-t-il des procédures gouvernementales pour identifier et réduire les charges administratives inutiles, y compris celles pesant sur les investisseurs ? Dans quelle mesure les technologies de l’information et des communications sont-elles utilisées pour encourager la simplification administrative, améliorer la qualité des services, renforcer la transparence et la responsabilité dans le domaine du retour volontaire des migrants?

-  Dans quelle mesure serait-il utile d’utiliser l’aide au développement des pays industrialisés pour financer les projets de retour volontaire des migrants africains dans des secteurs stratégiques de développement tels la santé, l’éducation, l’agriculture, l’énergie, la lutte contre les changements climatiques, les droits de l’homme ?

-  Comment aider les gouvernements à établir un cadre cohérent et global pour la réforme de la réglementation sur l’aide au développement, la coopération décentralisée, compatible avec une nouvelle stratégie de développement et d’aide aux investissements en Afrique davantage centrée sur la diaspora africaine ?

-  Comment créer une attitude politique déterminante dans les Etats africains, les pays industrialisées et au sein des institutions internationales afin de favoriser les politiques de retour volontaire des migrants dans leur pays d’origine ?

-  Quelle stratégie de communication adopter pour informer, et mobiliser les migrants sur la question des retours volontaires ? 

Proposer une communication

Les articles, rédigés en français, anglais ou italien, sont à adresser au Comité de rédaction de la revue STUDI E MIGRAZIONE: studiemigrazione@cser.it

Les propositions d’articles (2 pages avec titre et présentation de l’auteur), sont à retourner au comité de rédaction (studiemigrazione@cser.it) et au coordinateur du dossier (esoh_fr@yahoo.fr) pour le 20 Juillet 2008. Les articles retenus par le comité de lecture seront à retourner pour le 15 septembre dernier délai.

Nous soulignons que le présent appel à communication est notamment publié dans le cadre du projet européen « Actions volontaires pour l’Orientation et l’Information au Retour dans leur pays d’origine des étudiants de l’Afrique sub-saharienne en fin de ormation » (JLS/2006/RETURN/029), co-financé par la Commission européenne dans le cadre du programme RETURN. A ce sujet, de plus amples informations sont disponibles sur le site http//return.avoir.it

Coordination du dossier: - Esoh Elamé (Géographe, SSIS/Univirtual, Université Cà Foscari, Venise) esoh_fr@yahoo.fr

GUIDELINES FOR CONTRIBUTORS

Editorial Procedure

In order to select manuscripts for publication, a panel of readers will act as referees. Submission of a manuscript to Studi Emigrazione is taken to indicate the Author's commitment to publish in this journal. Studi Emigrazione has the right to first publication of all submitted manuscripts and no paper known to be under jurisdiction by any other journal will be reviewed.

Authors are not paid for accepted manuscripts; upon publication, all rights are owned by CSER – Centro Studi Emigrazione. Manuscripts, even those which remain unpublished, are not returned to Authors.

Preparation of Manuscripts

 - Text should be maximum 20 pages in length, including tables and graphs: size A4, lead 1.5, Times New Roman body (point size) 12, margins 2.5. Footnotes: body 10, lead 1.
- Graphs and tables are to be saved in a separate file and accompanied by references to sources (please also provide spreadsheets containing data from which figures are originally drawn). Insert a location note (e.g., “Table 1 here”) at the appropriate place in the text.
- file format: PC compatible, either .Doc or .RTF
- Photographs can be published only occasionally
- A 20-lines abstract summarising the findings of the paper should be included, both in English and in the original language of the paper
- The Author's name, surname, affiliation and mail should appear on the manuscript.

Format of references in text

- When introduced for the first time, abbreviations are to be written in full length:
e.g. CSER - Centro Studi Emigrazione Roma.

- Tables and graphs are to be titled and all sources are to be identified.

- References to Authors are not allowed in the text and should instead be inserted in footnote according to the following
(per typology of sources):

Books:
surname and name of the Author(s), title (in italics). Place of publication, name of the publisher, year of publication, page of quotation. Example:
Rosoli, Gianfausto, Insieme oltre le frontiere. Momenti e figure dell’azione della Chiesa tra gli emigrati italiani nei secoli XIX e XX. Caltanissetta-Roma, Salvatore Sciascia Editore, 1996, 674 p.
Contributions in edited books:
surname and name of the Author(s), title (in italics). In: surname and name of the Editor(s), title (in italics). Place of publication, name of the publisher, year of publication, pagination. Example:
Rosoli, Gianfausto, Alfabetizzazione e iniziative educative per gli emigrati tra Otto e Novecento. In: Pazzaglia, Luciano (a cura di), Cattolici, educazione e trasformazioni socio-culturali in Italia tra Otto e Novecento. Brescia, Editrice La Scuola, 1999, pp. 119-144.
Articles: surname and name of the Author(s), title (in italics), «Journal», number of volume, year, pagination. Example:
Rosoli, Gianfausto, Religione e immigrazione negli USA: riflessioni sulla storiografia, «Studi Emigrazione», (XXVIII), 103, 1991, pp. 291-304.

 -     All bibliographic references are to be inserted in footnotes. Should a complementary end-of-essay bibliography be needed, this must follow the format illustrated above, with Authors to be listed in alphabetical order and, in the case of multiple publications from the same Author, in chronological order beginning with the most recent year.

Catégories

Dates

  • dimanche 20 juillet 2008

Mots-clés

  • migration, développement, Afrique, diaspora

Contacts

  • Esoh Elamé
    courriel : elame [at] unive [dot] it

Source de l'information

  • Esoh Elamé
    courriel : elame [at] unive [dot] it

Pour citer cette annonce

« Migration et développement de l’Afrique », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 30 juin 2008, http://calenda.org/195243