AccueilSéminaire Jeunes chercheurs - mondes urbains en Asie du Sud

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Publié le mardi 01 juillet 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

L’Association jeunes études indiennes (AJEI) regroupe des étudiant-e-s en sciences sociales, du mastère au post-doctorat, travaillant sur l’Asie du Sud. Chaque année, elle organise un séminaire en France qui est l’occasion pour de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux, discutés par des chercheurs confirmés. L’édition 2008 du séminaire, qui se tiendra à Paris le 19 novembre 2008, aura pour thème les mondes urbains d’Asie du Sud.

Annonce

8e séminaire Jeunes Chercheurs de l’AJEI

Paris, 19  novembre 2008

Mondes urbains d’Asie du Sud

L’Association Jeunes Etudes Indiennes (AJEI) regroupe des étudiant-e-s en sciences sociales, du mastère au post-doctorat, travaillant sur l’Asie du Sud. Chaque année, elle organise un séminaire en France qui est l’occasion pour de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux, discutés par des chercheurs confirmés. L’édition 2008 du séminaire, qui se tiendra à Paris le 19 novembre 2008, aura pour thème les mondes urbains d’Asie du Sud.

Avec un taux d’urbanisation de 31%, l’Asie du Sud fait partie des régions les moins urbanisées du monde. Ceci explique en partie que les études urbaines sur cette région soient restées relativement marginales. Ce champ de recherche interdisciplinaire connaît cependant actuellement un rapide développement, notamment à la lumière des réflexions sur la mondialisation et la métropolisation. Certains chercheurs, comme Gyan Prakash, ont pu ainsi parler d’un « urban turn » dans les études sur l’Asie du Sud.

Ce séminaire souhaite s’inscrire dans ces nouvelles perspectives, en multipliant autant que possible les échelles d’analyse (de la rue aux réseaux urbains), les objets étudiés (villes du sous-continent et villes de la diaspora, villes petites et moyennes autant que les mégapoles) et les différentes approches disciplinaires (anthropologie, géographie, science politique, histoire, urbanisme, etc.).

Structuration des villes et recompositions socio-spatiales

Les formes urbaines sont le produit de l’interaction d’un ensemble d’acteurs sociaux, politiques et économiques, ayant souvent des intérêts divergents. Dans le contexte indien, le rôle persistant de la caste dans la structuration des villes a souvent été souligné. Il coexiste cependant aujourd’hui avec d’autres facteurs créateurs et organisateurs de l’espace, notamment l’influence d’une économie mondialisée.

Ainsi l’analyse des fondements d’organisation de ces formes urbaines pourra être envisagée sous l’angle de la longue durée (agencement des héritages pré-coloniaux, coloniaux et postcoloniaux, combinaison de diverses influences culturelles et religieuses) ou sous celui de la diffusion de modèles urbains mondialisés (Zones Economiques Spéciales, malls, villes nouvelles, phénomènes de gentrification, etc.). Des études de cas précises pourront permettre de rendre compte de la combinaison de ces divers facteurs et de l’articulation global-local dans l’organisation des villes d’Asie du Sud, questionnant ainsi leurs spécificités.

Villes et mobilités

L’analyse pourra être menée aussi bien à l’échelle nationale que transnationale et s’intéressera autant aux migrations volontaires que forcées, dans la mesure où celles-ci conduisent les personnes à s’inscrire dans un espace urbain.

Au niveau national, il s’agira de traiter des relations des villes avec leur hinterland et plus généralement avec l’espace national des pays du sous-continent. Les notions de périurbanisation, de métropolisation, de corridors urbains, de migrations saisonnières et locales, de rapports entre villes et campagnes ou de réseaux urbains pourront ainsi être abordées.

La réflexion sur les mobilités transnationales devra quant à elle prendre en compte à la fois l’ensemble des villes où se sont installées des populations issues du sous-continent (étude des différentes diasporas, des parcours de migration, etc.), et le rôle joué par les villes sud-asiatiques dans ces mouvements migratoires, comme pôles de départs mais aussi d’accueil de migrants transnationaux (cas de Delhi). L’implantation spatiale de ces migrants (quartiers, espaces spécifiques) et leur intégration à l’économie et aux sociétés d’accueil pourront ainsi être étudiées.

A l’échelle nationale comme à l’échelle transnationale, une réflexion pourra être menée quant aux effets sociaux induits par le mouvement (impact des « retours » des migrants nationaux ou transnationaux, transferts de savoirs et de savoir-faire, etc.).

Les enjeux de la « gouvernance » urbaine

L’administration des villes d’Asie du Sud connaît depuis quelques décennies d’importantes évolutions, avec la mise en place de programmes de décentralisation et de libéralisation économique, notamment de privatisation des services publics. Aux enjeux anciens des politiques urbaines (problèmes du logement, de la gestion des déchets, de l’approvisionnement en eau potable, etc.) s’ajoute désormais la volonté de rendre ces espaces attractifs pour les investisseurs étrangers.

Il conviendrait d’évaluer les différents impacts de ces réformes comme l’apparition de nouveaux acteurs (secteur privé, acteurs internationaux, etc.), la répartition sociale et spatiale des services urbains, les conséquences sur la vie quotidienne des habitants et l’évolution des modèles urbanistiques pris comme référence par les aménageurs.

Ces politiques suscitent des réactions et des interactions avec les sociétés urbaines qui peuvent également être analysées, notamment l’émergence de formes de résistance (mobilisations autour des services de base, violences urbaines accentuées du fait de la restriction de l’accès à certains biens, etc.) et de nouveaux types de participation à la gestion urbaine (jeux des associations, participation à des consultations, etc.).

Dans cette perspective il pourrait être intéressant de discuter le recours au terme de « gouvernance » pour désigner ces évolutions.

Pratiques en milieu urbain

Ce séminaire est aussi ouvert aux travaux qui n’étudient pas l’espace des villes pour lui-même, mais s’intéressent à des pratiques développées en milieu urbain. Dans cette perspective il s’agira d’interroger la façon dont ce contexte particulier infléchit ces pratiques et contribue à les façonner ou à les modifier.

On pourra ainsi observer aussi bien les formes et les lieux de la sociabilité urbaine (clubs de jeunes sportifs, associations pour l’organisation de puja, etc.) que les grandes fêtes religieuses qui se déroulent dans un cadre urbain, les groupes politiques locaux, les différentes pratiques associatives (associations de caste, de résidents, etc.) et culturelles (musique, théâtre, cinéma, etc.). 

Les propositions de communication devront être adressées avant le 15 septembre 2008 à l’adresse suivante: seminaire@ajei.org . Outre un résumé d’une page maximum, elles devront comporter un titre et les informations suivantes concernant l’auteur-e : coordonnées complètes, discipline, affiliation, sujet et nom du directeur de recherche, niveau d’étude.

Après décision du comité d’organisation, il sera demandé aux auteur-e-s retenu-e-s de produire, avant le 30 octobre 2008, un texte de 20 000 signes maximum, destiné aux discutant-e-s de chaque session, et qui pourra par la suite être mis en ligne sur le site de l’AJEI (www.ajei.org).

Organisation : Vanessa Caru, Anne-Julie Etter.

Lieux

  • Maison de l'Asie
    Paris, France

Dates

  • lundi 15 septembre 2008

Mots-clés

  • villes, Asie du Sud, sociétés urbaines, politiques publiques, mobilités, formes urbaines

Contacts

  • AJEI #
    courriel : ateliers2008 [at] ajei [dot] org

URLS de référence

Source de l'information

  • Vanessa Caru
    courriel : vanessacaru [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Séminaire Jeunes chercheurs - mondes urbains en Asie du Sud », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 01 juillet 2008, http://calenda.org/195253