AccueilImaginaires, savoirs et connaissance

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Publié le lundi 07 juillet 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Ce colloque international sera organisé en lien avec les réseaux scientifiques du CNAM, de l’Éducation nationale, des Centres de recherche sur l’imaginaire (GRECO CRI), avec la participation du Château d’Angers, de l’AFIRSE, de l’ADMES, et de la revue Esprit Critique pour son dizième anniversaire et en collaboration avec le GIP AGEVIF Formation de Poitou Charentes.

Annonce

CNAM Pays de la Loire
Direction de la recherche

Organisation du colloque international

« Imaginaires, Savoirs, Connaissance »

CNAM Angers les 19-21 mars 209.

Appel à communications

Ce colloque international sera organisé en lien avec les réseaux scientifiques du CNAM, de l’Education Nationale, des Centres de Recherche sur l’Imaginaire (GRECO CRI), avec la participation du Château d’Angers, de l’AFIRSE, de l’ADMES, et de la revue Esprit Critique pour son 10ème anniversaire et en collaboration avec le GIP AGEVIF Formation de Poitou Charentes.

Son objet : assurer la confrontation Théorie/Pratique, pour une refondation épistémologique et pratique, en la référant aux productions de l’imaginaire social, aux représentations existantes sur les savoirs en leurs diverses déclinaisons (techniques, professionnels, artistiques, pédagogiques, thérapeutiques, dans les  Arts et Métiers, le Management…) et à la problématique de la Connaissance.

Problématique.

Engagé dés le Moyen Age occidental, le débat sur la relation Res/Voces (choses/discours  scientifiques), est décliné jusqu’à Michel Foucault et aux Centres de recherche sur l’Imaginaire. Il résonne aujourd’hui dans les pratiques des métiers de la relation souvent référés aux démarches d’ingénierie empruntées aux métiers techniques. Se posent alors les questions de la possibilité d’articuler les savoirs à la connaissance et de l’émergence de la parole face aux discours ordonnés.

Ainsi la réhabilitation des savoirs professionnels d’expérience est plus que jamais à l’ordre du jour, car fondée sur une connaissance inductive, voire transductive, des métiers et des arts. Nous sommes là à l’opposé de pédagogies isolant les processus d’acquisitions des savoirs constitués et reproduisant une division du travail instituée.

Les totalités closes tentent de former nos quotidiens, induisant des imaginaires concentrationnaires et une fermeture des savoirs. Ainsi en est-il des technostructures prétendant soumettre les processus humains à des modèles préformés, de la transparence absolue exigée, de la caution des experts requise et érigée en principe au détriment du vivant.

Nous vivons aujourd’hui un monde de plus en plus désenchanté par une actualité prégnante qui ne cesse d’informer nos conduites sociales, éducatives, culturelles, professionnelles. Dans ce monde, consumériste et déshumanisé, penser à partir de positions critiques et du monde tel qu’il est et non seulement tel que nous voudrions qu’il soit, est devenu une  nécessités vitale. Nous avons à penser et mettre en débat ce questionnement pour éclairer nos pratiques. Nos organisations sociales, notamment celles qui font profession de formation, doivent s’en emparer pour les élaborer collectivement et en tirer parti face à la marée d’insignifiance généralisée qui s’abat sur nous et nos enfants. Ceci peut être fait à partir de l’émergence de minuscules pratiques populaires (établissements scolaires ou de formation y compris, par exemple, les Compagnons du Devoir, certains lycées professionnels, les CAFOC, le CNAM,  les établissements d’enseignement artistique, le CNDC, des associations, des groupes sociaux en recherche active) qui lui répondent par des actions quasi-microscopiques, par des réappropriations des savoirs et une reconsidération de la connaissance. Ces pratiques y acquièrent une grande valeur mise en avant par de multiples stratégies qui font que d'un même objet chacun fait son produit à lui, singulier, pouvant participer à l’institution d’un imaginaire social moins sclérosant.

Ces pratiques expriment encore une réserve d'énergie insondable et mystérieuse que l'on ne peut sous-estimer ; elles gagnent à être interrogées, valorisées, évaluées au sens du sens qu’elles produisent en référence à des valeurs partagées.

 Ce sera l’ambition de ce colloque que d’amener à émergence une telle production en confrontant théoriciens et praticiens, en dégageant les éléments d’une praxis qui semble aujourd’hui délaissée. De ce fait l’approche sera multiréférentielle, interrogeant diverses disciplines et les situations de terrain.

Informations.

Mission de recherche en sciences sociales, CNAM Pays de la Loire, Angers.
122 rue de Frémur, BP 50135, 49001- Angers cedex 01.

 g.bertin@cnam-paysdelaloire.fr

 06 08 37 11 03

Les propositions de communication (texte de 25 lignes maximum) doivent être envoyées à  g.bertin@cnam-paysdelaloire.fr avant le 25 novembre 2008.

Catégories

Lieux

  • Château d'Angers et CNAM, 122 rue Frémur
    Angers, France

Dates

  • mardi 25 novembre 2008

Mots-clés

  • imaginaires, savoirs, connaissance, discours, paroles

Contacts

  • Georges Bertin
    courriel : g [dot] bertin [at] cnam-paysdelaloire [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Georges Bertin
    courriel : g [dot] bertin [at] cnam-paysdelaloire [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Imaginaires, savoirs et connaissance », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 07 juillet 2008, http://calenda.org/195269