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Tourisme et diasporas

Revue Diasporas

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Publié le jeudi 10 juillet 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Le dossier de la revue Diasporas se propose d'explorer les relations entre le tourisme contemporain et les diasporas, selon les axes d'études suivants : - Quels sont les effets des phénomènes de diasporas sur les formes du tourisme contemporain ? - En quoi, en certaines situations, le tourisme est-il devenu une pratique diasporique ? - Les pratiques touristiques des membres d’une diaspora dans les pays d’accueil. À l'aide d'exemples portant sur des pays, des régions ou des lieux touristiques, en mettant la focale sur des itinéraires de groupes ou sur des cas individuels, on tentera de cerner avec précision les pratiques touristiques des groupes diasporiques. On sera attentif à leurs effets sur le tourisme en général, à la création de sites, à leur gestion et à leur mise en valeur, au jeu des différents protagonistes concernés par le tourisme : voyageurs, institutions spécialisées, États.

Annonce

Tourisme et Diasporas

revue Diasporas

En revenant sur les lieux où leurs ancêtres ont vécu, les membres d'une diaspora éprouvent physiquement, charnellement, les liens avec leur pays d’origine. Le retour peut être définitif ou temporaire. Il  prend dans ce cas la forme de visite à la famille restée sur place ou bien encore d'un voyage touristique, l'une et l'autre d'ailleurs pouvant se combiner. Le tourisme permet alors d'entretenir, à sa manière bien singulière, les attaches avec le point d'origine, voire de les réactiver.

Le dossier de la revue Diasporas se propose précisément d'explorer les relations entre le tourisme contemporain et les diasporas, selon les axes d'études suivants:

-Quels sont les effets des phénomènes de diasporas sur les formes du tourisme contemporain? La situation diasporique engendre des formes particulières de tourisme : elle suscite des flux de personnes, crée des pratiques inédites. Des hauts lieux de mémoire deviennent ainsi des sites touristiques d'envergure, malgré - ou à cause -  de leur charge émotionnelle (Auschwitz, routes de l'esclavage qui se multiplient en Afrique ou ailleurs). Le tourisme culturel trouve là un terrain de prédilection : il se développe par exemple en certaines villes de Kabylie pour perpétuer et transmettre la culture berbère.  On peut également examiner les politiques développées par les pays récepteurs  pour accueillir cette clientèle d'un genre particulier : quelle est la stratégie d'Israël pour attirer les touristes juifs de la diaspora, par exemple? Ou celle du Sénégal ou bien encore de l'Arménie?

 -En quoi, en certaines situations,  le tourisme est-il devenu une pratique diasporique?

Il s'agit ici de porter l'attention sur les pratiques touristiques des membres d'une diaspora : existe-t-il une spécificité du touriste diasporique?  On pourrait ainsi s' interroger sur  la façon dont le tourisme se combine avec les retrouvailles familiales, mais aussi avec des pratiques religieuses. Le retour au pays permet en effet de participer à des pèlerinages (voir les moussem au Maroc, ou le pèlerinage des Juifs de Tunisie à la synagogue de la Ghriba de Djerba, par exemple). Quels lieux visite le touriste diasporique? Que rapporte-t-il de ses voyages? Le ressourcement dans le pays d'origine est-il vraiment une manière de maintenir les liens avec le groupe ou le pays originels, un moyen d'en transmettre la mémoire aux enfants? N'est-il pas aussi une façon de mesurer les écarts entre « ici et là-bas »?

En certains cas, le tourisme est également une incitation au  retour, qu'il soit réellement préparé – en faisant par exemple construire une maison – ou simplement rêvé.

-Les pratiques touristiques des membres d’une diaspora dans les pays d’accueil

Comment les diverses divers groupes diasporiques s'approprient-ils le passé du lieu à travers l'usage du tourisme culturel (en termes de visites des hauts lieux de mémoire nationale, mais aussi de participation à des festivals, à des reconstitutions historiques, etc.) ? Comment leur histoire a-t-elle suscité des initiatives touristiques destinées à faire connaître leur patrimoine et leur mémoire ? Des guides, comme La route du judaïsme en Alsace, et des musées incitent à leur découverte. Le tourisme permet ainsi de saisir au vif l'articulation de la mémoire particulière au groupe avec la mémoire nationale, de comprendre également le jeu des acteurs en termes d'appropriation, de recréation ou de mise à distance des passés.

 À l'aide d'exemples portant sur des pays, des régions ou des lieux touristiques, en mettant la focale sur des itinéraires de groupes ou sur des cas individuels, on tentera de cerner avec précision les pratiques touristiques des groupes diasporiques. On sera attentif à leurs effets sur le tourisme en général, à la création de sites, à leur gestion et à leur mise en valeur, au jeu des différents protagonistes concernés par le tourisme : voyageurs, institutions spécialisées, États.

Date limite pour la remise des propositions d’article  (un résumé et une brève présentation de l’auteur) : 15 septembre 2008.

Date limite pour la remise des articles : 1er janvier 2009.

Les textes sont à adresser à Colette Zytnicki : colette_zytnicki@yahoo.fr

Lieux

  • Toulouse, France

Dates

  • lundi 01 septembre 2008

Mots-clés

  • tourisme, diasporas

Contacts

  • Colette Zytnicki
    courriel : zytnicki [at] voila [dot] fr

Source de l'information

  • Colette Zytnicki
    courriel : zytnicki [at] voila [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Tourisme et diasporas », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 10 juillet 2008, http://calenda.org/195281