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À l'aube des années 70

Penser l'événement

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Publié le mardi 19 août 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Au delà des commémorations auxquelles nous venons d'assister et qui relèvent de l'embaumement, qu'en est-il des années 70 ouvertes par les événements obscurs de Mai-Juin 68 ? Ces journées d'étude, articulant témoignages et recherches, ont pour but d'ouvrir un débat sur l'événement, ce qu'il en reste et sur l'intelligibilité que l'on peut en avoir.

Annonce

Journées d'étude

Organisées dans le cadre du CIRCPLES EA. 3159 de l’Université de Nice-Sophia Antipolis en collaboration avec « le Groupe de Recherche de l’Ethnographie de la Pensée » (Département d’Histoire, Université de Bologne, Italie) et le « Centre d’Etudes des Mutations en Europe », EA 4009, Université de Paris VIII.

Janvier 2009 à Nice

« Les événements de 68 », demeurent des événements obscurs, à tel point qu’ils n’ont pas trouvé de nom, mais cette nomination générique demeure la trace de ce qui a eu lieu et demeure sans histoire.
Dans Les Lieux de mémoire, Pierre Nora avance que « l’événement est à lui-même son propre événement, seul mot qu’on ait trouvé pour le baptiser » et que « chacun s’est demandé après coup ce qui s’était réellement passé ».
Le quarantième anniversaire des « événements de 68 » a été l’occasion d’une commémoration sans précédent qui peut certes être inscrite dans la « phase de haute fréquence commémorative » (P. Nora) dans laquelle la France semble être installée depuis plus d’un quart de siècle. Un débat a été initié par le président Sarkozy sur la liquidation de « l’héritage de 68 » auquel ont répondu les signataires d’une pétition pour « se réapproprier 68 » intitulée « Mai 68 une réalité urgente ». Cela introduit la question de l’existence d’un « héritage » et de son contenu réel.
Si la commémoration permet par des pratiques répétitives d’établir des continuités et de se rapporter à l’événement, existe-t-il une mise en commun d’une mémoire commune ? Au centre du dispositif commémoratif se tient le discours, élément essentiel délivrant un message au cours d’une opération de transmission et de communication. Qu’a-t-on commémoré en fait ?

Ces rencontres porteront sur ce à quoi ont ouvert les événements de 68 et non sur ces événements. Elles ont pour objet de faire le point sur les travaux portant sur ces années, d’en identifier les perspectives, d’ouvrir à des pistes de recherches une période qui s’éloigne dans le temps et dont il s’agit d’appréhender ce qu’il subsiste sur le plan mémoriel, sur le plan des questions politiques ouvertes et surtout d’en chercher un principe d’intelligibilité. En fait, que s’est-il passé là ?
Sur le plan factuel, les années allant de Mai 68 aux années 70, ont été marquées par des mouvements qui ont donné l’impression d’une capacité politique populaire renouvelée (grèves d’OS par exemple) et elles ont débouché sur le plan institutionnel sur les réformes de Giscard d’Estaing, puis plus tard sur la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles de 1981.
En Italie, ces années 70 ont été celles du mouvementisme révolutionnaire et de la violence politique, des « années de plomb », le terrorisme et la répression étatique. Les récentes expulsions de France de militants de ces années indiquent que la sortie de crise n’est pas terminée.
Dans les deux cas, la séquence politique ouverte dans ces années est-elle achevée ?
Enfin, dans une période d’offensive générale des mouvements de libération dans les périphéries des grandes puissances : au Vietnam, Laos, Cambodge, en Amérique Latine, en Afrique, quelle place occupent ces années 70 dans l’histoire générale ?

On s’intéressera particulièrement aux questions suivantes :
1°) Le mouvement d’établissement de jeunes intellectuels dans les usines ;
2°) La question du « Parti » et de sa construction comme projet ;
3°) PCF, PCI : leur crise ;
4°) « Mouvement », « classe ouvrière », « paysannerie » : concepts et réalités ;
5°) Violence politique et pouvoir ;
6°) Politique, Etat, subjectivité.

Comité d'organisation :

Alain Bertho, Université de Paris VIII, Centre d'Etudes des Mutations en Europe
Jean-Yves Boursier, Université de Nice-Sophia Antipolis, CIRCPLES
Marc Marti, Université de Nice-Sophia Antipolis, directeur du CIRCPLES
Valério Romitelli, Université de Bologne, Groupe d'Ethnographie de la Pensée

Lieu : Université de Nice-Sophia Antipolis, Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines
Dates : reporté en janvier 2009
Date limite d’envoi des propositions : 10 septembre 2008
Propositions en 500 caractères.
Pour tout contact, envoi des propositions et des inscriptions :
jean-yves.boursier@unice.fr

Lieux

  • Faculté des lettres, arts et sciences humaines, Salle du conseil, 98 Bd. E. Herriot
    Nice, France

Dates

  • mercredi 10 septembre 2008

Mots-clés

  • événement, mouvement, classe, politique, intelligibilité, subjectivité

Contacts

  • Boursier Jean-Yves
    courriel : jean-yves [dot] boursier [at] unice [dot] fr

Source de l'information

  • Jean-Yves Boursier
    courriel : jean-yves [dot] boursier [at] unice [dot] fr

Pour citer cette annonce

« À l'aube des années 70 », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 19 août 2008, http://calenda.org/195338