AccueilLe corps en mouvement 2

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Publié le mercredi 20 août 2008 par Raphaëlle Daudé

Résumé

Le colloque pluri-disciplinaire « Le Corps en Mouvement 2 » a lieu les 3, 4, 5 et 6 Juin 2009 à l'IUFM de Montpellier. Il implique de nombreuses institutions dont la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier. Il constitue la IVème Biennale de l'AFRAPS. Il est international, et bilingue (français, anglais).

Annonce

Colloque International

IVe Biennale de l’AFRAPS
du 3 au 6 juin 2009 - I.U.F.M. Montpellier
Université de Montpellier 2, Campus Averroes, au centre de Montpellier

Jeune Équipe n° 2516
UFR STAPS – Université Montpellier I
700, av. du Pic St Loup, 34090 Montpellier

Comité d'organisation

« Le Corps en Mouvement 2 » se tiendra les 3, 4, 5 et 6 juin 2009 à l’IUFM de Montpellier (Université Montpellier II). Il est organisé par la JE 2516, laboratoire Santé, Éducation et Situations de Handicaps (SantESiH- ) de l’Université Montpellier I (www.santesih.com). Les langues officielles du colloque sont le français et l'anglais.

Le comité d’organisation est constitué des membres de la JE 2516 et de l’IRSA :
- Jacques Gleyse : Professeur des Universités, (Président du Comité)
- Sylvain Rouanet : Doctorant (Site web)
- Eric Perera : ATER IUFM, Doctorant, (appel)
- Francis Charpier : Ph D. (gestion matérielle du colloque)
- Rémi Allemand : ATER STAPS, Ph D, (recherche mécénat et subventions)
- André Delobbe : Chercheur honoraire (Gestion accueil)
- Marina Loubet : Doctorante (relectures, gestion expertises)
Nous avons également sollicité l’appui de l’Info-Com de l’IUFM de Montpellier.

Comité de parrainage scientifique provisoire

  • Andrieu Bernard, Professeur, Université de Nancy (France)
  • Aisenstein Angela, Professeur, Université de Lujan, San Andres et de Buenos Aires (Argentine)
  • Boisvert Yves, Professeur, Ecole d’Administration de Montréal, Québec (Canada)
  • Bui-Xuân Gilles, Professeur, Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Cadopi Marielle, Professeur, Directrice de l’UFR STAPS, Montpellier I (France)
  • Carlier Ghislain, Professeur, Université de Louvain la Neuve (Belgique)
  • Chantelat Pascal, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France)
  • Cogérino Geneviève, Professeur, Université de Dijon (France)
  • Cornejo Miguel, Professeur, Université de Conception (Chili)
  • Delignières Didier, Professeur, Université de Montpellier I (France)
  • During Bertrand, Professeur, Université de Paris V (France)
  • Fauché Serge, Professeur, Université de Bordeaux II (France)
  • Fournier Jean, MCF, INSEP et Université de Paris X (France)
  • Gely Nargeot Marie-Christine, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Herin Danièle, Professeur, Présidente de l’Université de Montpellier II (France)
  • Loudcher Jean-François, MCF, HDR, Université de Besançon (France)
  • Marcellini Anne, MCF HDR, UFRSTAPS de Montpellier I (France)
  • Mercier-Lefevre Betty, Professeur, Université de Rouen (France)
  • Moliner Pascal, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Parlebas Pierre, Professeur Honoraire, Paris V (France)
  • Pfister Gertrud, Professeur, Université de Copenhagen (Danemark)
  • Renard Jean-Bruno, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Schantz Otto, Professeur, Université de Koblenz (Allemagne)
  • Soares Carmen, Professeur, Université de Campinas (SP Brésil)
  • Tacussel Patrick, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Teja Angela, Professeur, Université de Rome (Italie)
  • Terret Thierry, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France)
  • Von Malinkrodt Rebekka, PhD, Université Libre de Berlin (Allemagne)
  • Vigarello Georges, Directeur d’études à l’EHESS (France)
  • Vivier Christian, MCF, HDR, Université de Besançon (France)

Parrainages

À ce jour, outre l’AFRAPS (soutien scientifique et financier), ce colloque a obtenu le soutien de principe des structures suivantes :

- Pôle Recherche de l’IUFM (Université Montpellier II),
- Le département EPS de l’IUFM de l’Académie de Montpellier (Univ. Montpellier II),
- l’UMR CNRS 7117 de Bernard Andrieu et Gilles Boëtsch (Nancy) et la revue Corps,
- Comité Européen d’Histoire du Sport (J.-F. Loudcher),
- l’UFR STAPS de Montpellier I,
- Université de Pau et des Pays de l’Adour,
- l’IRSA (EA, Université Montpellier III),
- l’École Doctorale 60 : Espace, Temps, Civilisations de l’Université Montpellier III,
- l’ISHPES,
- l’AEEPS (régionale de Montpellier),
- La Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier.

Il est en attente de réponse de :
- Euromouv (Grand Sud).

CORPS EN MOUVEMENT 2

Thématiques

Thème 1 : artificialisations et bionisations des corps, monstres, tératologies...

« Dans les sociétés occidentales, le corps humain établit la frontière de l’identité personnelle : si l’homme n’existe qu’à travers les formes corporelles qui le mettent au monde, toute modification de sa forme engage une autre définition de son humanité » (Le Breton, 2001). Devant des corps à mi-chemin entre l’homme et la machine, corps technicisés ou corps augmentés artificiellement (Laure, 1995 ; Vigarello, 1999 ; Mondenard, 2000 ; Coakley, 2001), les frontières se résorbent pour laisser place à l’émergence d’une confusion entre le normal et l’anormal, entre le pur et l’impur (Douglas, 2001). L’être bio-mécanique, le cyborg (Haraway, 1989 ; Dufresne, 1999 ; Downey, 2000 ; Pratcontal, 2002), assemblage de l’organique et du cybernétique, plus largement de la chair et du mécanique, issus d’un processus techno-scientifique (Balsamo, 1996 ; Dyens, 2000), génèrent à la fois une fascination mais aussi un rejet.
D’un côté le « corps extrême » (Baudry, 1991) fascine, attire, défiant les délimitations traditionnellement fixées (Ehrenberg, 1999 ; Queval, 2000), incarnant le rêve de la toute puissance et de l’éternité.
De l'autre, « discrédité » (Goffman, 1963, 1975), l’informe, le monstre (Fisher, 1991 ; Héritier, 1991), le disproportionné (Courtine 1993, Monaghan, 1999), apparaissent comme autant de productions terrifiantes du dérèglement social (Marcuzzi, 1996), évoluant contre les lois de la nature provoquant l’angoisse de la disparition, de l’anéantissement de toute humanité.
Kaufman (1992) souligne que l’être social est condamné à rechercher les codes existants et à s’y conformer. Dès lors, le « corps étranger » est identifié, étiqueté. L’être hybride ne correspond pas à « l’idéal de la santé », aux critères mis en place « du dispositif de la sexualité » (Foucault, 1984). Il est considéré comme « anormal » ou « hors norme ».
D'un corps diminué à un corps augmenté, les nouvelles « techniques du corps » (Mauss, 1950) qui en découlent, posent les questions de l’acceptable. Comment certaines aides deviennent-elles problématiques puis illicites ? Comment ces pratiques augmentées et/ou artificielles sont-elles perçues au cours du temps ?

Thème 2 : interculturalité, corps immobiles et usages du corps

Depuis l’œuvre pionnière de Mauss, les travaux sur le corps (Elias, 1939 ; Douglas, 1971 ; Blacking, 1977 ; Vigarello, 1978 ; Le Breton, 1990 ; Featherstone, 1991 ; Schilling, 1993 ; Turner, 1996) et le mouvement (Parlebas, 1981 ; Berthoz, 1997 ; Sheets-Johnstone, 1999) sont devenus nombreux et incontournables.
Les sciences humaines et sociales, aidées en cela par la mondialisation, se trouvent confrontées à de nouvelles pratiques : arts martiaux (Boudreau, 1992 ; Min-Ho, 1999 ; Chan, 2002 ; Villamon & Brown, 2004 ; Downey, 2005 ; Bar on Cohen, 2006), médecines non occidentales (Frank & Stollberg, 2004 ; Smith, 2006 ; Guilloux, 2006), danses, etc.
L’étude de ces pratiques par des anthropologues occidentaux et surtout non occidentaux, « convey to the arena of Western theoretical discussion the concepts and theories (implicit if not explicit) of non-Western peoples about bodies and bodiliness. » (Turner, 1995).
Dans un article, Chikako Ozawa Da Silva (2004) essaie d’imaginer et de construire une sociologie rompant avec le dualisme corps / esprit profondément ancré dans l’épistémé (Foucault, 1966) ou l’impensé (Jullien, 1998) occidental. Elle remarque ensuite que cette opposition mise à bas : « other oppositions largely alien to Japanese thought tend to appear: nature/culture, subject/object, sociology/biology, sacred/secular. »
Dès lors, comment penser ces savoirs et pratiques qui nous sont étrangers ? Peuvent-ils renouveler les conceptions théoriques des différentes disciplines qui s’intéressent au corps et au mouvement ? Comment écrire sur des pratiques dont les maîtres clament souvent qu’on ne peut les comprendre qu’à travers l’expérience ? Quelle(s) méthode(s) utiliser ou construire pour les étudier ?
L’objectif de ce colloque est d’apporter des éléments de réponse à ces questions et à d’autres que les propositions de communication ne manqueront pas de faire surgir.

Thème 3 : images et mises en scènes des corps (médias, manuels, etc.)

En France, différents chercheurs se sont intéressés récemment aux images des « corps abîmés » (Stiker, 2006), images de la monstruosité (Grim, 2000), aux figures du handicap dans l’art contemporain (Korff-Sausse, 2004) ou plus globalement au handicap en images (Blanc & Stiker, 2003). Des analyses sur les images fixes ont été élaborées (peinture classique, photographies, affiches, etc.), mais aussi sur les images animées dans les medias (dans les documentaires par exemple, Lachal & Combrouze, 1997 ; Lachal, 2000) ou au cinéma (Grim, 2000 ; Ethis, 2002).
Le terrain sportif, espace favorable à la mise en image des corps, a lui aussi commencé à être observé dans ses productions photographiques de presse concernant les sportifs handicapés (De Léséleuc et al., 2005 ; Marcellini, 2001, 2006).
D’autres se sont intéressés à la mise en image des « corps de la contagion » au travers des représentations iconographiques de la peste dans la peinture classique (Aichardi-Chevé, 2003).
Enfin, des historiens se sont penchés sur la question des images de l’ « Autre » produites par les puissances coloniales comme Nicolas Bancel (2003), par exemple, s’engageant ainsi sur une réflexion sur le traitement des sources iconographiques en histoire des mentalités.
Quel statut de l’image dans la démarche scientifique en sciences sociales ? Comment garantir une reproductibilité de l’analyse des images en sciences sociales ? D'autre part, quels sont les intérêts et les limites dans l’usage des images en sciences sociales ? En quoi les mises en scène du corps handicapé, de la difformité, de la monstruosité, etc., dans les images fixes ou animées sont-elles des indicateurs des représentations sociales actuelles ? Quelles peuvent être les méthodes de lecture des images ? Y a-t-il des différences dans les objectifs, les usages et les méthodes d’analyse des images selon leurs usages (images artistiques, images médiatiques, images scientifiques, etc.) ?

Thème 4 : éducations corporelles à l’école et ailleurs (éducation physique, sport, etc.)

Il est évidemment, totalement impossible de réaliser une recension même partielle des innombrables travaux portant sur l’Éducation corporelle à l’École dans l’ensemble des pays du monde (des milliers de références). Un fondement pourrait être mis à jour dans les ouvrages de Norbert Elias, notamment La Civilisation des Mœurs (1973) et même sans doute de Marcel Mauss (1936 et 1951) mais ne saurait être limité à ces deux auteurs. Devant l’inflation des publications qui a débuté dans les années soixante-dix, notamment à partir des travaux de Jean Le Boulch (L'Éducation par le mouvement, 1966), et ne serait-ce que pour le territoire français, une telle recension est devenue, de facto, improbable.
On peut toutefois dégager de grands axes (Reboul O., 1980) : des études de type fonctionnalistes, des études que l’on pourrait qualifier d’humanistes, des études contestataires, des études traditionalistes traversant les champs de la sociologie, de l’anthropologie culturelle, de la psychanalyse, de l’ethnologie, de l’histoire, de la psychologie, des sciences de la vie et de la terre et même de la didactique. On doit, par contre, constater que le corps en mouvement dans d’autres disciplines que l’Éducation Physique et sportive n’est que très peu évoqué (peut-être en linguistique ou pour les techniques industrielles et tertiaires). Pourtant, depuis les travaux princeps de Janine Filloux (1974), de René Scherer et Georges Lapassade (1976), et surtout de Claude Pujade-Renaud (1983), on sait que « le corps est bien là, il est même que trop présent dans la relation pédagogique […] il parasite la relation ». Michel Foucault (1975) avait d’ailleurs bien pointé le dogme fondateur du système scolaire français : « le silence et l’immobilité », dans Surveiller et punir et notamment dans le chapitre « Les corps dociles ».
À l’occasion du colloque, ces travaux comme ceux précédemment mentionnés pourraient être réactivés et re-dynamisés pour l’ensemble des disciplines scolaires et notamment au regard de la question par exemple des hyper-actifs dans l’espace scolaire ou des enfants plutôt « kinesthésiques ». Mais, la question du corps et de la voix de l’enseignant est également très importante à discuter. Plus précisément, le mouvement corporel de l’enseignant ne peut être ignoré dans le domaine du « savoir-faire » pédagogique et de la formation pédagogique quel que soit le champ disciplinaire. Dans le champ pédagogique, le corps est nécessairement en jeu. Des recherches dans ce domaine peuvent et doivent être développées. Elles trouvent toute leur place dans le colloque.

Thème 5 : corps et genres

C’est sans doute dans le texte Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, en 1949, que l’on peut trouver les premières traces d’un questionnement du corps en mouvement dans la perspective du genre. L’auteur y décrit comment ses mouvements sont limités par les vêtements qu’elle porte comparativement à ses cousins. Mais, bien entendu, ce sera le Feminist Studies Journal (à partir de 1972) aux États-Unis d’Amérique qui contribuera le plus fortement à poser la question du corps en mouvement et du genre. Par la suite, les Gender Studies (à partir de 1985) poursuivront cette tâche immense. Les ouvrages d’Ann Fausto-Sterling, Gender and Miths (1992), mais aussi Sexing the Body: Gender Politics and the Construction of Sexuality (2000), plus récemment sont des bases importantes. On peut aussi citer les travaux de Pierre Bourdieu (2000) en France, ou encore en langue anglaise de Cheryl L. Cole (1998) et plus précisément l’ouvrage dirigé par Geneviève Rail Sport and postmodern times (1998), notamment le chapitre II consacré à « Sport and the Postmodern (De)construction of gender ». Mais la bibliographie est incommensurable.
Dans l’espace strictement hexagonal et dans celui du sport, des auteurs comme Nicole Dechavannes (1983), Nancy Midol (1989), Françoise Labridy (1989) ou Catherine Louveau (1992) seront les fers de lance de la recherche. Un peu plus tard Geneviève Cogérino (2000) développera ses travaux sur ce thème achevant d’ouvrir la porte à de très nombreux jeunes chercheurs.
Dans le domaine de l’histoire de l’Éducation Physique et du sport, c’est à Thierry Terret et Pierre Arnaud que l’on doit le premier colloque sur la question (1996). Dernièrement quatre énormes tomes parus chez L’Harmattan (2004) ont été consacrés à Sport et Genre. Ils correspondaient partiellement aux actes des Carrefours d’Histoire du Sport de Lyon. On voit donc que cette question est en plein essor. Cependant, le colloque souhaite valoriser non seulement la question des pratiques corporelles et sportives dans ce domaine mais bien plus généralement celle du mouvement corporel masculin et féminin, débordant ainsi largement les frontières du sport et de l’éducation physique.

Appel à communication

Les communications pourront être présentées sous forme de communications orales (20 minutes et 10 minutes de discussion) ou de poster (présentation sous forme de forum collectif). Le colloque fera également — comme pour le colloque de 1997 : Comment peut-on enseigner une culture corporelle ? — une place à des ateliers de pratique et des démonstrations technologiques. Les conditions de soumission pour ces ateliers sont identiques à celles des propositions de communication.
Les propositions de communication sont à fournir pour la première date limite d’inscription, c’est-à-dire le 30 Octobre 2008.

Le résumé proposé doit être formaté de la manière suivante :
Titre de la proposition, (Arial 12, aligné à gauche)
Nom du ou des auteurs, adresse (Arial 10, aligné à gauche)

Résumé proprement dit de 300 mots maximum (Garamond 12, justifié).
Mots-clefs : 5 mots-clefs précisant bien les thèmes et les champs scientifiques.

À envoyer à l’adresse électronique suivante : lecorpsenmouvement2@santesih.com

Conditions d'inscription

L’inscription est de 150 euros pour les adhérents de l’A.F.R.A.P.S. (adhésion comprise éventuellement), l’I.S.H.P.E.S., le C.E.H.S., les enseignants de l’IUFM de l’Académie de Montpellier (Université Montpellier II) et de l’UFR STAPS (Université Montpellier I).
Pour les autres, une participation de 180 euros est fixée jusqu’au 30 octobre 2008. Dépassée cette date, tous les tarifs seront majorés de 30 euros.

En ce qui concerne les étudiants, non-inscrits dans un laboratoire ou non-communiquants, l’inscription est de 30 euros sur présentation d’une photocopie de la carte d’étudiant. Au-delà du 30 octobre 2008, une majoration de 15 euros sera également demandée.
Pour les enseignants du primaire et du secondaire, sur présentation d’une photocopie d’un bulletin de salaire ou d’une attestation de l’employeur, non-communiquants et non-inscrits dans un laboratoire (membres de l’AEEPS notamment), le tarif est de 45 euros avant le 30 octobre et 60 euros ensuite.

L’inscription comprend : les repas de midi, les pause-cafés, les actes (électroniques ou papier, non encore défini). Elle ne comprend pas l’hébergement (à mettre en place avec l’Office de tourisme de Montpellier).
Le colloque comprendra des sessions plénières, des ateliers de présentations de communications, des affichages de posters et des ateliers de pratique.

Une application électronique sera prochainement mise en ligne pour la gestion financière du colloque. Le règlement des frais d’inscription pourra se faire par ce biais.

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Colloque International

IV Biennale de l’AFRAPS
du 3 au 6 juin 2009 - I.U.F.M. Montpellier

Jeune Équipe n° 2516
UFR STAPS – Université Montpellier I
700, av. du Pic St Loup, 34090 Montpellier

Organizing committee

« Le Corps en Mouvement 2 » (« The body in movement 2 ») will take place on the 3rd, 4th, 5th and 6th of June 2009 at the IUFM of Montpellier (University of Montpellier II). It is organized by the JE 2516, Health, Education and Disability Situations Laboratory (SantESiH- ) of the University of Montpellier I (www.santesih.com). The symposium’s official languages are French and English.
The organizing committee is made up with members of the JE 2516 and of the IRSA (Sociologic and Anthropological Research Institute):
- Jacques Gleyse: University Lecturer, (Committee President)
- Sylvain Rouanet : Doctoral candidate (Web Site)
- Eric Perera: IUFM ATER (Temporary research and teaching attaché), doctoral candidate, (call)
- Francis Charpier: Ph D. (Equipment management of the symposium)
- Rémi Alleman : STAPS ATER (Temporary research and teaching attaché), Ph D, (patronage and grant research)
- André Delobbe: Honorary Researcher (Welcome board management)
- Marina Loubet: Doctoral candidate (paper reviews, expertise management)
We have also requested the support of Info-Com of Montpellier’s IUFM (University Institutes for the Training of Masters).

Temporary scientific patronage committee

  • Andrieu Bernard, Professeur, Université de Nancy (France)
  • Aisenstein Angela, Professeur, Université de Lujan, San Andres et de Buenos Aires (Argentine)
  • Boisvert Yves, Professeur, Ecole d’Administration de Montréal, Québec (Canada)
  • Bui-Xuân Gilles, Professeur, Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Cadopi Marielle, Professeur, Directrice de l’UFR STAPS, Montpellier I (France)
  • Carlier Ghislain, Professeur, Université de Louvain la Neuve (Belgique)
  • Chantelat Pascal, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France)
  • Cogérino Geneviève, Professeur, Université de Dijon (France)
  • Cornejo Miguel, Professeur, Université de Conception (Chili)
  • Delignières Didier, Professeur, Université de Montpellier I (France)
  • During Bertrand, Professeur, Université de Paris V (France)
  • Fauché Serge, Professeur, Université de Bordeaux II (France)
  • Fournier Jean, MCF, INSEP et Université de Paris X (France)
  • Gely Nargeot Marie-Christine, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Herin Danièle, Professeur, Présidente de l’Université de Montpellier II (France)
  • Loudcher Jean-François, MCF, HDR, Université de Besançon (France)
  • Marcellini Anne, MCF HDR, UFRSTAPS de Montpellier I (France)
  • Mercier-Lefevre Betty, Professeur, Université de Rouen (France)
  • Moliner Pascal, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Parlebas Pierre, Professeur Honoraire, Paris V (France)
  • Pfister Gertrud, Professeur, Université de Copenhagen (Danemark)
  • Renard Jean-Bruno, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Schantz Otto, Professeur, Université de Koblenz (Allemagne)
  • Soares Carmen, Professeur, Université de Campinas (SP Brésil)
  • Tacussel Patrick, Professeur, Université de Montpellier III (France)
  • Teja Angela, Professeur, Université de Rome (Italie)
  • Terret Thierry, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France)
  • Von Malinkrodt Rebekka, PhD, Université Libre de Berlin (Allemagne)
  • Vigarello Georges, Directeur d’Etudes à l’EHESS (France)
  • Vivier Christian, MCF, HDR, Université de Besançon (France)

Patronage

To date, besides the AFRAPS (scientific and financial support), this symposium has obtained the support in principal of the following:
- The IUFM’s research centre (University of Montpellier II),
- The EPS department of the IUFM of Montpellier’s local education authority (Univ. Montpellier II),
- The UMR CNRS 7117 of Bernard Andrieu and Gilles Boëtsch (Nancy, France) and the journal Corps,
- The European Committee for the History of Sport (J.-F. Loudcher),
- The UFR STAPS of Montpellier I,
- The University of Pau et des Pays de l’Adour (France),
- The IRSA (EA, University of Montpellier III),
- The Doctoral School 60: Space, Time, Civilizations of the University of Montpellier III,
- The ISHPES,
- l’AEEPS (Montpellier regional branch),
- The House of Mankind Sciences of Montpellier.

We are in waiting of answers from:
− Euromouv (Grand Sud).

THE BODY IN MOVEMENT 2

Topics

Topic 1: towards artificial and bionic bodies, monsters, teratology...

"In Western society, the human body establishes the frontier of personal identity: while a human being only exists through the bodily shape by which it was brought into the world, any modification in their own shape involves another definition of their humanity" (Le Breton, 2001). Faced with bodies that are halfway between the human being and the machine, bodies that are technicised or artificially increased (Laure, 1995; Vigarello, 1999; Mondenard, 2000; Coakley, 2001), these frontiers are resorbed leaving confusion to emerge between the normal and the abnormal, between the pure and the impure (Douglas, 2001). The bio-mechanical being, the cyborg (Haraway, 1989; Dufresne, 1999; Downey, 2000; Pratcontal, 2002), the assemblage of the organic and the cybernetic, and more widely the flesh and the mechanical, resulting from a technical scientific process (Balsamo, 1996; Dyens, 2000), generate both fascination and rejection at the same time.
On the one hand, the "extreme body" (Baudry, 1991) fascinates and attracts, defying traditionally set limitations (Ehrenberg, 1999; Queval, 2000), incarnating the dream of the all-mighty and eternity. On the other hand, the "discredited" (Goffman, 1963, 1975), the misshapen, the monster (Fisher, 1991; Héritier, 1991), the disproportionate (Courtine 1993, Monaghan, 1999), appear as the terrifying products of social irregularity (Marcuzzi, 1996), evolving in defiance of the laws of nature and provoking anguish over the disappearance, the wiping out of all humanity.
Kaufman (1992) stresses that the social being is condemned to seek existing codes and to comply with them. From that moment, the "foreign body" is identified, labelled. The hybrid being does not correspond to "the healthy ideal", to the established criteria "the provision of sexuality" (Foucault, 1984). It is considered as "abnormal" or "non standard".
From a body reduced to that of a body increased, the new "body techniques" (Mauss, 1950) that ensue ask the question as to what is acceptable? How do some aids become problematic and then illicit? How are these increased and/or artificial practices perceived over time?

Topic 2: interculturality, immobile bodies and uses of the body

Since the pioneering work of Mauss, there have been numerous, highly relevant studies on the body (Elias, 1939; Douglas, 1971; Blacking, 1977; Vigarello, 1978; Le Breton, 1990; Featherstone, 1991; Schilling, 1993; Turner, 1996) and movement (Parlebas, 1981; Berthoz, 1997; Sheets-Johnstone, 1999).
Human and social sciences, assisted in this by globalisation, are confronted by new practices: the martial arts (Boudreau, 1992; Min-Ho, 1999; Chan, 2002; Villamon & Brown, 2004; Downey, 2005; Bar on Cohen, 2006), non-Western physicians (Frank & Stollberg, 2004; Smith, 2006; Guilloux, 2006) and dance etc.
The study of these practices by Western and above all non-Western anthropologists "can convey to the arena of Western theoretical discussion the concepts and theories (implicit if not explicit) of non-Western peoples about bodies and bodiliness." (Turner, 1995).
In an article, Chikako Ozawa Da Silva (2004) tries to imagine and construct a sociology that breaks with the dualism of the body / spirit dualism profoundly anchored in epistemology (Foucault, 1966) or Western non-thought (Jullien, 1998). She then comments that this opposition undermines: "other oppositions largely alien to Japanese thought tend to appear: nature/culture, subject/object, sociology/biology, sacred/secular."
So, how do we now think about knowledge and practices that are foreign to us? Are they able to renew the theoretical concepts of various disciplines that take an interest in the body and movement? How can we write about these practices where the experts often claim that we can only understand them through experience? What method(s) must be used or designed in order to study them?
The purpose of this symposium is to provide the elements of a reply to these and further questions that are bound to arise.

Topic 3: image and dramatisation of the body (media, manuals, etc.)

In France, several researchers have recently taken an interest in images of the "damaged body" (Stiker, 2006), images of hideousness (Grim, 2000), handicapped figures in contemporary art (Korff-Sausse, 2004) and more generally in images of handicap (Blanc & Stiker, 2003). Analyses of fixed images have been refined (classical painting, photography, posters, etc.), as well as animated images in the media (in documentaries for example, Lachal & Combrouze, 1997; Lachal, 2000) and in film (Grim, 2000; Ethis, 2002).
The sports arena, where visualisation of the body is fostered, is also beginning to be observed through press photographs of handicapped sportspeople (De Léséleuc et al., 2005; Marcellini, 2001, 2006).
Others are interested in visualising the "contagious body" through iconographic representations of the plague in classical painting (Aichardi-Chevé, 2003).
Finally, historians have focussed on the subject of images of the "Other" as seen by colonial powers, for example Nicolas Bancel (2003) is studying the treatment of iconographic sources in the history of mentalities.
What status does the image have in the scientific approach to the social sciences? How can we guarantee the reproducibility of the analysis of images in social sciences? And what is the interest and limit to the use of image in social sciences? To what extent is the dramatisation of the handicapped body, deformity, hideousness etc, in fixed or moving images, an indicator of current social representations? What method might be used when reading these images? Are there differences in purpose, usage and method of analysing the image according to its use (artistic images, media images, scientific images, etc.)?

Topic 4: bodily education at school and elsewhere (physical education, sport, etc.)

It is clearly quite impossible to conduct even a partial review of the innumerable investigations into bodily education at school throughout the world (there are many thousands of references). The foundations may have been updated in the study by Norbert Elias, (particularly in his Civilising Process, 1973) and certainly by Marcel Mauss (1936 and 1951) but should not be confined to the findings of just these two writers. Faced with the rise in the number of publications starting in the nineteen seventies, particularly with the work of Jean Le Boulch L'Éducation par le mouvement (Education through movement, 1966), and if only involving French publications, undertaking such a review has become, de facto, improbable.
However, the main lines are identifiable (Reboul O., 1980): functionalist type studies, those that might be qualified as humanist, contentious, and traditionalist that cross over into the fields of sociology, cultural anthropology, psychoanalysis, ethnology, history, psychology, life and earth sciences and even didactics. We should, on the other hand, note that the body in movement in disciplines other than Physical and Sports Education is very seldom discussed (perhaps in linguistics or in respect of techniques applicable in industry and the service industries). Yet, since the first studies by Janine Filloux (1974), by René Scherer and Georges Lapassade (1976), and most importantly by Claude Pujade-Renaud (1983), we know that "the body is really there, it is even overly present in the pedagogic relationship […] it parasites the relationship." Furthermore, Michel Foucault (1975) turned the spotlight on the founding dogma of the French school system: "silence and immobility", in Surveiller et punir (Keep watch and punish) specifically in his chapter "Docile bodies".
For the symposium, these studies, like those previously mentioned, may be reactivated and re-energised for all the school disciplines and particularly in respect of the issue of hyper-activity in the school environment or children that are "kinaesthetic". However, it is also very important to discuss the issue of the body and the voice of the teacher. Most precisely, the body language of the teacher must not be ignored in terms of pedagogic know-how and training no matter what the discipline concerned. In the pedagogic field, the body is necessarily involved. Research in this area can and must be developed. It is given its full place in the symposium.

Topic 5: body and gender

It was doubtless in Simone de Beauvoir's Le deuxième sexe in 1949 that the issue of the body in movement was first raised in the gender perspective. The author describes how her movements are limited by the clothes she wears by comparison with her male cousins. However, it was the Feminist Studies Journal, starting in 1972 in the United States, that was to contribute most significantly to examining the subject of the body in movement and gender. And subsequently Gender Studies pursued this enormous task from 1985. Studies by Ann Fausto-Sterling, Gender and Myths (1992), as well as more recently Sexing the Body: Gender Politics and the Construction of Sexuality (2000), provide important base lines. Studies by Pierre Bourdieu (2000) in French, and by Cheryl L. Cole (1998) in English and more directly the work lead by Geneviève Rail Sport and post-modern times (1998), particularly Chapter II covering "Sport and the Post-modern (De)construction of gender". The bibliography is vast.
Strictly in terms of France and sports, authors such as Nicole Dechavannes (1983), Nancy Midol (1989), Françoise Labridy (1989) and Catherine Louveau (1992) have spearheaded research. Subsequently, Geneviève Cogérino (2000) developed her work on the subject, and succeeded in opening the door to a great many young researchers.
Regarding the history of Physical and Sports Education, Thierry Terret and Pierre Arnaud must be given the credit for the first symposium held on the subject (1996). More recently, four enormous tomes appearing under the auspices of L’Harmattan (2004) are dedicated to Sport and Gender. They complement the actes des Carrefours d’Histoire du Sport de Lyon (Crossroads in the History of Sport in Lyons). This topic is clearly of growing interest. Yet this symposium seeks to turn the spotlight not just on the subject of bodily and sports practices, but much more generally on that of male and female bodily movement, which largely exceeds the frontiers of sports and physical education.

Call for papers

Presentations can be submitted as either oral communications (30 minutes including 10 minutes for discussion) or posters (presentation in the form of a collective forum). As for the 1997 symposium — How to teach a bodily culture? — this symposium will keep a place for workshops bearing on technological practices and demonstrations. The submission conditions for these workshops are the same as for presentation submissions.
Presentation proposals are to be submitted before the first inscription deadline, that is to say October, 30th 2008.

The submitted abstract must be formatted in the following way:
Title of the presentation, (Arial 12, lined up to the left)
Name of the author(s), address (Arial 10, lined up to the left)

Abstract made up of a maximum of 300 words (Garamond 12, justified).
Keywords: 5 Keywords referring precisely to the scientific themes.
These are to be sent to the following e-mail address: lecorpsenmouvement2@santesih.com

Registration conditions

Registration is 150 Euros for members of the A.F.R.A.P.S. (possibly membership included), I.S.H.P.E.S., C.E.H.S., lecturers from the IUFM of Montpellier’s local education authority (University of Montpellier II) and of the UFR STAPS (University of Montpellier I).
For other applicants, a participation of 180 Euros is fixed until October, 30th 2008. Beyond this deadline, fees will be increased by 30 Euros.

Concerning students, non-members of a laboratory or not presenting, the registration fee is 30 Euros on presentation of a photocopy of the student’s card. Beyond October, 30th 2008, an increase of 15 Euros will also be asked for.
As for Secondary school teachers, on presentation of a payslip photocopy or an employment attestation, non-members of a laboratory and not presenting (AEEPS members for instance), the fee is 45 Euros before October, 30th and 60 Euros beyond that date.

Registration includes: lunches, coffee-breaks, the symposium’s proceedings (computerized or on paper, yet to be defined). It does not include accommodation (to be arranged with Montpellier’s Tourism Office).
The symposium will include plenary sessions, communications presentation workshops, poster displaying and practical workshops.

An electronic application form will shortly be available on-line for the symposium’s financial management. Payment of registration fees will be possible through that means.

Lieux

  • IUFM, Université de Montpellier II, 2 Place Marcel Godechot BP 4152, 34092 Montpellier cedex 5, France
    Montpellier, France

Dates

  • jeudi 30 octobre 2008

Mots-clés

  • corps, mouvement, éducation, sport, santé, sciences

Contacts

  • Sylvain Rouanet, Marina Loubet ~
    courriel : lecorpsenmouvement2 [at] santesih [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Jacques Gleyse
    courriel : jacques [dot] gleyse [at] orange [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le corps en mouvement 2 », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 20 août 2008, http://calenda.org/195339