AccueilLa politique peut-elle sauver l'espèce humaine ?

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Publié le jeudi 04 septembre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Le 20 mars 2009 quai Conti à Paris, l’Institut Hannah Arendt de l’Université Paris-Est organise un colloque intitulé « la politique peut-elle sauver l’espèce humaine ? ». La politique est-elle un « outil » adapté pour répondre aux enjeux globaux liés à la dégradation généralisée de l’environnement ? En d’autres termes, sommes-nous capables d’apporter des solutions pour prévenir ou empêcher la crise écologique qui s’annonce à l’échelle planétaire ? Voici la question principale à laquelle ce colloque tentera d’apporter des réponses.

Annonce

La politique est-elle un « outil » adapté pour répondre aux enjeux globaux liés à la dégradation généralisée de l’environnement ? En d’autres termes, sommes-nous capables d’apporter des solutions pour prévenir ou empêcher la crise écologique qui s’annonce à l’échelle planétaire ? Voici la question principale à laquelle ce colloque tentera d’apporter des réponses.

Des alertes viennent aujourd’hui de toute part sur l’urgence de la situation dans laquelle se trouve l’humanité menacée par le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources naturelles qui risquent de remettre en cause, à plus ou moins court terme, son modèle de civilisation, voire l’existence de son espèce. Pour de très nombreux scientifiques ou hommes politiques à travers le monde, il est devenu urgent d’« agir » en mettant en œuvre une politique à l’échelle globale pour prévenir et guérir les maux qui s’annoncent.
Mais, alors que la conscience écologique n’a jamais été aussi forte et ce, à tous les niveaux (politique, économique, citoyens…), il semble que les sociétés humaines continuent de se développer comme si de rien n’était. À quoi le remarque-t-on ? Non pas au nombre de sommets internationaux qui traitent du sujet car ils sont de plus en plus fréquents, mais aux données objectives de la science : les ressources fossiles sont de plus en plus utilisées, les rejets de gaz carbonique ne cessent d’augmenter, l’érosion de la biodiversité continue inexorablement, etc.

Cette situation paradoxale ne s’expliquerait-elle pas par une inadéquation fondamentale entre la satisfaction des besoins des habitants de la cité globale et la nécessité de préserver les équilibres de la planète pour le bénéfice des espèces qui l’habitent (au premier rang desquelles l’homme) ? La politique n’est-elle pas condamnée à accompagner l’amélioration historique des conditions de vie et à s’inscrire dans la sphère du social ou du « sociétal » ? En d’autres termes, la politique peut-elle s’affranchir de ce processus vital qu’avaient en leur temps décrit Alexis de Tocqueville ou Hannah Arendt, pour s’élever au-dessus des besoins immédiats et envisager les intérêts de l’espèce à plus long terme ?

Ce colloque proposera deux éclairages :

- Éclairage croisé scientifique/pratique politique. Il s’agira de mettre en parallèle les ambitions politiques affichées aussi bien au niveau national qu’au niveau international (auxquelles correspondent en général la mise en place de politiques publiques) avec les résultats concrets obtenus qui, s’ils sont bien réels, doivent pouvoir être mesurés scientifiquement. Deux « dossiers » actuels feront l’objet d’une attention particulière : le processus de Kyoto et le Grenelle de l’environnement. Ces deux « actions phares », l’une au niveau international et l’autre au niveau national, sont-elles la preuve que les sociétés politiques sont capables de prévenir la crise écologique ou montrent-elles au contraire leur incapacité structurelle à développer des réponses à la hauteur des enjeux ?

- Éclairage de la théorie politique et philosophique. Il s’agira de mettre en perspective les données issues de la science et de la pratique politique. Quelles nouvelles questions sont posées par l’arrivée des sciences naturelles dans le champ des sciences politiques ? Les problèmes écologiques ne sont-ils pas radicalement différents des autres ? Les échelles de temps et d’espace de la crise écologique sont-elles trop grandes pour que les sociétés humaines élaborent des réponses adéquates ? Autrement dit, la temporalité de l’action politique est-elle compatible avec la temporalité naturelle ? Une communauté de destin peut-elle naître à l’échelle internationale ?

Les propositions d’intervention doivent parvenir au plus tard le 31 octobre 2008 à l’adresse électronique suivante : bertrand.alliot@free.fr

Lieux

  • Quai Conti (Académie des sciences morales et politiques)
    Paris, France

Dates

  • vendredi 31 octobre 2008

Mots-clés

  • environnement, politique, écologie, ressources naturelles, réchauffement climatique, Kyoto, Grenelle de l'environnement

Contacts

  • Bertrand Alliot
    courriel : bertrand [dot] alliot [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Alliot Bertrand
    courriel : bertrand [dot] alliot [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La politique peut-elle sauver l'espèce humaine ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 04 septembre 2008, http://calenda.org/195399