AccueilEnjeux scientifiques et politiques des sciences de l'éducation : quelle implication des acteurs ?

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Publié le mardi 16 septembre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Recréées en France en 1967, les sciences de l’éducation ont contribué, de façon importante mais aussi spécifique, aux débats engendrés par le mouvement de contestation des différentes formes d’éducation traditionnelle qui a marqué les années soixante. Dans le cadre scolaire, bien sûr, en priorité, mais aussi hors l’école : famille, ... Elles sont allées, par exemple, dans le sens d’une valorisation de l’autonomie et de la coresponsabilité de l’enfant, de l’élève, de l’apprenti... jusque-là perçu comme un simple objet de l’action éducative. Elles ont pu apporter, ainsi, une contribution importante au processus déjà engagé depuis plusieurs décennies par les mouvements de la pédagogie nouvelle.

Annonce

Colloque organisé par le CERFEE (Université Montpellier3) les 4 et 5 septembre 2009

Responsables : Christine Fontanini, Roger Monjo et Richard Étienne

Premier appel à communications

Problématique générale

Recréées en France en 1967, les sciences de l’éducation ont contribué, de façon importante mais aussi spécifique, aux débats engendrés par le mouvement de contestation des différentes formes d’éducation traditionnelle qui a marqué les années soixante. Dans le cadre scolaire, bien sûr, en priorité, mais aussi hors l’école : famille, ... Elles sont allées, par exemple, dans le sens d’une valorisation de l’autonomie et de la coresponsabilité de l’enfant, de l’élève, de l’apprenti... jusque-là perçu comme un simple objet de l’action éducative. Elles ont pu apporter, ainsi, une contribution importante au processus déjà engagé depuis plusieurs décennies par les mouvements de la pédagogie nouvelle.

Il convient, bien sûr, de reconnaître la spécificité du discours scientifique, dans sa différence avec les discours politiques et idéologiques. Pourtant, il est indéniable que les sciences de l’éducation ont « accompagné » - un accompagnement dont le sens reste à préciser - le mouvement de démocratisation qui a répondu à l’exigence économique d’une élévation généralisée du niveau de formation et de qualification des nouvelles générations mais qui a satisfait aussi à l’exigence politique d’une plus grande égalité réelle entre tous les citoyens. En enrichissant, par exemple, la connaissance des mécanismes à l’œuvre dans la fonction reproductrice de l’école et en imaginant des dispositifs susceptibles de la contrarier, les sciences de l’éducation ont pu s’impliquer, à travers la lutte contre l’échec scolaire, dans ce projet égalitaire.

Aussi, était-il inévitable, dans le contexte actuel, que les sciences de l’éducation fussent accusées des multiples dégâts qu’auraient produits leurs travaux. Accusées du « pédagogisme » dont les IUFM seraient devenus le bastion, accusées du « jeunisme » auquel la génération du baby-boom aurait cédé en toute hypocrisie, accusées du « laxisme » dont feraient preuve les enseignants et les éducateurs.

Lorsque l’on s’intéresse au seul champ académique, il est pourtant incontestable que les sciences de l’éducation ont gagné, au cours de ces quatre décennies, en légitimité scientifique et sont assez largement reconnues aujourd’hui comme une composante de la recherche scientifique. Elles mettent en œuvre l’essentiel des dispositifs intellectuels et techniques qui spécifient une activité scientifique : instances académiques, organes institutionnels, laboratoires de recherche, revues, colloques, ...

L’objectif du colloque est donc de réfléchir à la façon dont s’articulent, à partir de l’implication des acteurs en sciences de l’éducation, ces deux dimensions, politique et épistémologique. La question directrice portera sur les figures de l’implication aujourd’hui. Implication tant dans le champ de la recherche elle-même, entendue comme une pratique spécifique, traversée par des enjeux économiques, politiques et éthiques, que dans le champ social et politique où la question de l’éducation est en débat. Question qu’on peut décliner de la façon suivante :
-L’implication des acteurs dans l’analyse des pratiques
-Le rapport entre les sciences de l’éducation et l’école
-Les apports à la formation initiale et continue
-La diffusion des concepts et méthodes des sciences de l’éducation dans les autres disciplines et dans le monde professionnel
-La contribution aux expertises nationales et internationales
-L’articulation entre les sciences de l’éducation et les recherches en didactique
-L’implication personnelle des acteurs : enjeux épistémologiques, personnels ...

Les propositions de communication en ateliers (un intitulé + un résumé de 3000 signes maximum) et de symposiums (mentionner en outre un responsable et une liste provisoire de participants) devront parvenir avant le 1er décembre 2008 à roger.monjo@wanadoo.fr. Les réponses seront communiquées au plus tard le 1er avril 2009.

Lieux

  • Montpellier, France

Dates

  • lundi 01 décembre 2008

Mots-clés

  • sciences de l'éducation, épistémologie, chercheurs

Contacts

  • Roger Monjo
    courriel : roger [dot] monjo [at] univ-Montp3 [dot] fr

Source de l'information

  • Roger Monjo
    courriel : roger [dot] monjo [at] univ-Montp3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Enjeux scientifiques et politiques des sciences de l'éducation : quelle implication des acteurs ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 16 septembre 2008, http://calenda.org/195475