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Postérité de John Ruskin

L’héritage ruskinien dans les textes littéraires et les écrits esthétiques

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Publié le mardi 16 septembre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Un symposium concernant la « Postérité de John Ruskin : l’héritage ruskinien dans les textes littéraires et les écrits esthétiques » se tiendra les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2009, à l'Université de Lille III (Salle des colloques). Que John Ruskin ait dominé l’époque victorienne par son autorité d’esthéticien et par ses talents d’écrivain n’est plus à démontrer. En revanche, il est plus difficile d’évaluer le rayonnement de sa pensée en Angleterre et au-delà jusqu’à nos jours, d’autant plus qu’elle est souvent portée par une diffusion fragmentaire (pratique du morceau choisi) et par des traductions plus ou moins fidèles. Si sa présence paraît durable, elle n’est pas toujours explicite – « subliminale », dira un critique. À défaut d’être lue, sa pensée circule, ses contradictions elles-mêmes font école.

Annonce

Que John Ruskin ait dominé l’époque victorienne par son autorité d’esthéticien et par ses talents d’écrivain n’est plus à démontrer. En revanche, il est plus difficile d’évaluer le rayonnement de sa pensée en Angleterre et au-delà jusqu’à nos jours, d’autant plus qu’elle est souvent portée par une diffusion fragmentaire (pratique du morceau choisi) et par des traductions plus ou moins fidèles. Si sa présence paraît durable, elle n’est pas toujours explicite – « subliminale », dira un critique. À défaut d’être lue, sa pensée circule, ses contradictions elles-mêmes font école. Dès les années 1960-70, après une période de relatif oubli, son oeuvre a suscité un regain de travaux et publications (anthologie de Kenneth Clark, Ruskin Today, 1964). La célébration du centenaire de sa mort en 2000 a également contribué à relancer l’intérêt de la critique contemporaine (Ruskin and the Twentieth Century, ed. Toni Cerutti, 2000 ; Relire Ruskin, conférences du Louvre, 2001). Colloques, études et expositions se sont succédé pour tenter de couvrir les larges champs d’étude ouverts par ses réflexions : de la critique d’art à son appréhension de la science et de l’économie politique.

Le présent appel à communications invite moins à revenir sur ces domaines déjà largement explorés qu’à identifier la nature et les véritables enjeux de l’«héritage ruskinien » dans les textes littéraires et les écrits esthétiques, dans leur forme et dans leur fond : une sensibilité particulière dans la réception de l’œuvre d’art ; une création artistique associée à une pensée religieuse et sociale ;  une réflexion sur une possible éducation du regard ; une attention particulière à l’environnement architectural et urbain ; le choix de la conservation du patrimoine  par opposition aux pratiques de restauration ; une conception de l’architecture héritée de la culture médiévale. La question des traductions et la façon dont elles ont pu infléchir la pensée de Ruskin et orienter sa réception pourrait également constituer un sujet de réflexion…

Les dérives d’ordre méthodologique, qui avaient discrédité la réception du théoricien comme du prosateur, avant même la fin de sa carrière, attirent aujourd’hui l’attention. Les relectures successives de son œuvre, d’Oscar Wilde à Marcel Proust, de Walter Pater à Henry James, de Léon Tolstoï au Mahatma Gandhi ont fait fructifier les idées en germe pour leur donner toute leur portée. La diversité des domaines d’intervention de ses héritiers (architectes, peintres, écrivains…) contribue à redessiner les contours de l’œuvre, à en reconsidérer les contenus. Aussi nous paraît-il pertinent de nous interroger : dans quelle mesure la postérité a-t-elle engagé un processus de réévaluation du ruskinisme ? les discours sous influence ruskinienne n’ont-ils finalement pas plus d’écho que ceux du maître lui-même ? et pour quelles raisons ? en quoi consiste aujourd’hui la modernité de John Ruskin ?

Ce questionnement ne peut s’effectuer que dans un esprit d’ouverture à la pluridisciplinarité. Il implique la participation de spécialistes de littérature (anglicistes en particulier), d’historiens de l’art comme de théoriciens de l’architecture. Ces rencontres et ces approches croisées seront au cœur du Symposium sur la « Postérité de John Ruskin ».

Nous vous remercions d’adresser votre proposition de communication (500 mots) et un bref CV avant le 15 décembre 2008 à Joëlle Prungnaud, Professeur en littérature  générale et comparée ALITHILA, EA 1061 (joelle.prungnaud@univ-lille3.fr) et Isabelle Enaud-Lechien, MCF histoire de l’art contemporain, IRHIS, UMR 8259 ('isabelle.enaud@univ-lille3.fr)

Comité scientifique :

  • Nathalie AUBERT, Brookes University, Oxford
  • Laurence BROGNIEZ, ULB, Bruxelles 
  • Isabelle ENAUD-LECHIEN, Maître de Conférences en Histoire de l’art contemporain, Lille 3
  • Joëlle PRUNGNAUD, Professeur en Littérature générale et comparée, Lille 3
  • Daniel TREIBER, Professeur d’architecture, Ecole d’Architecture de Lille

Lieux

  • salle des colloques
    Lille, France

Dates

  • lundi 15 décembre 2008

Mots-clés

  • Ruskin, écrits artistes, écrits esthétiques, écrits théoriciens, histoire de l'art, littérature, écrivain anglo-saxon

Contacts

  • Isabelle Enaud-Lechien
    courriel : isabelle [dot] enaud [at] univ-lille3 [dot] fr

Source de l'information

  • Isabelle Enaud-Lechien
    courriel : isabelle [dot] enaud [at] univ-lille3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Postérité de John Ruskin », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 16 septembre 2008, http://calenda.org/195476