AccueilSavoirs « citoyens » et démocratie participative dans la question urbaine

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Publié le vendredi 03 octobre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

L’objectif de ces journées d’étude est de cerner jusqu’à quel point les savoirs issus de la société civile peuvent contribuer à des formes de gouvernance participative et à la modernisation de l’action publique, et comment ces évolutions amènent à repositionner les rapports entre les savoirs experts, le savoir politique et les « savoirs citoyens ». Elles permettront de mieux appréhender la nature de ces savoirs citoyens, leurs modes de diffusion et leur prise en compte dans les sphères de la décision et de la conception architecturale et urbaine.

Annonce

Responsables scientifiques :

  • Marie-Hélène Bacqué (LOUEST, Université d’Evry)
  • Agnès Deboulet (AUS, Centre SUD, Ecole d’architecture de Paris La Villette)
  • Yves Sintomer (Centre Marc Bloch, Berlin, CSU/Université de Paris 8)

Secrétariat scientifique :

Problématique centrale

L’objectif de ces journées d’étude est précisément de cerner jusqu’à quel point les savoirs issus de la société civile peuvent contribuer à des formes de gouvernance participative et à la modernisation de l’action publique, et comment ces évolutions amènent à repositionner les rapports entre les savoirs experts, le savoir politique et les « savoirs citoyens ». Elles permettront de mieux appréhender la nature de ces savoirs citoyens, leurs modes de diffusion et leur prise en compte dans les sphères de la décision et de la conception architecturale et urbaine.

Les journées seront organisées autour de trois axes

Axe 1. Quels savoirs citoyens?

Axe 2. Un retour réflexif sur la production des savoirs en sciences sociales et urbaines.

Axe 3. Vers une « démocratie technique » urbaine ?

Ces journées s’insèrent dans un questionnement plus large qui interroge de façon critique les transformations de l’expertise et des rapports entre savoirs et politique en privilégiant une réflexion conjointe sur les formes du gouvernement des sciences et des techniques, sur la façon dont les technosciences contribuent au gouvernement de la société, sur les modalités en fonction desquelles la dynamique démocratique peut intervenir dans la production et la gestion des savoirs et favoriser une coproduction urbaine. L’idée sous-jacente à cette proposition est que les transformations parallèles des savoirs, des modalités de l’expertise et des pratiques politiques qui sont intervenues au cours des trois dernières décennies dessinent un nouveau régime de gouvernement dans lequel les techniques et les sciences sont à la fois cibles et outils. Ces évolutions posent parallèlement la question de la place des citoyens dans cette nouvelle gouvernementalité. Ce qui est donc en cause est l’intrication et la hiérarchie des dispositifs, procédures et catégories à travers lesquels les acteurs gouvernent les institutions scientifiques, la production des savoirs, dont les savoirs de l’action. On interrogera aussi la manière dont les nouvelles formes de gouvernementalité s’appuient de façon croissante sur des sciences, des techniques et des savoir-faire experts plus ou moins formalisés et enfin sur le rôle potentiel des savoirs issus de la « société civile », notamment associative, dans ces évolutions. On insistera sur  la capacité des savoirs institutionnels et des savoirs citoyens à interagir, à s’influencer, à se reconnaître pour produire du bien commun dans la fabrication de la ville. A travers ces thèmes est reposée la question de la transformation des rapports entre science et politique, en particulier à l’heure où le problème de la gestion des risques prend une ampleur nouvelle.

Depuis quelques années, les expériences de démocratie participative se sont multipliées, en Ile-de-France, dans l’Hexagone, en Allemagne et dans le monde, semblant répondre à l’émergence d’un véritable impératif participatif et délibératif qui serait au centre du nouvel esprit de l’action publique contemporaine. La question urbaine en constitue l’un des terrains privilégiés, qui voit fleurir des formes très diverses, des conseils de quartier imposés par la loi aux budgets participatifs en passant par les plans d’urbanisme participatifs. Ces démarches sont mises en oeuvre à différentes échelles et engagent des dynamiques hétérogènes. Elles sont souvent initiées par des autorités publiques mais elles répondent également parfois aux revendications de mouvements urbains et de groupes associatifs. De nombreux travaux monographiques ont analysé ces dispositifs. S’ils en questionnent les formes et les résultats, ils restent cependant souvent parcellaires et permettent difficilement d’analyser dans une perspective comparative les dynamiques d’échange et de construction de savoirs que ces dispositifs permettent de générer.

Modalités de l’appel à communication et organisation des journées

Les propositions de communication devront parvenir avant le 30 octobre sous forme d’un résumé d’environ une page accompagné d’un CV. Les langues de travail des communications seront le français et l’anglais, mais les résumés et les textes écrits pourront être en allemand. Les communications qui seront retenues devront parvenir sous une forme rédigée le 7 janvier afin d’être transmises aux autres intervenants. 

Lieux

  • École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Val de Seine
    Paris, France

Dates

  • jeudi 30 octobre 2008

Fichiers attachés

Mots-clés

  • concertation, savoir citoyen, urbanisme

Contacts

  • Héloïse Nez
    courriel : picri [at] adels [dot] org
  • Khedidja MAMOU
    courriel : khedidjamamou5 [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Khedidja MAMOU
    courriel : khedidjamamou5 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Savoirs « citoyens » et démocratie participative dans la question urbaine », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 03 octobre 2008, http://calenda.org/195638