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Troisième rencontre internationale Maurice Blanchot

Université de Nanterre Paris 10 - 4 au 6 mai 2009

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Publié le vendredi 17 octobre 2008 par Marie Pellen

Résumé

« L'écriture, en rapport d'irrégularité avec elle-même, donc avec le tout autre, ne sait pas ce qu'il en adviendra politiquement d'elle : c'est là son intransitivité, cette nécessité de n'être qu'en relation indirecte avec le politique ». Maurice Blanchot, « L’écriture du désastre »

Annonce

ARGUMENTAIRE

1. Evénements

Depuis son engagement de journaliste dans les années 1930 jusqu’aux dernières pétitions signées peu avant sa mort, la biographie et l’écriture de Blanchot attestent d’un souci originel et jamais démenti pour la res publica. Une pensée toute entière tournée vers la question de la Révolution et ce, dès les années 30, une révolution qui est autant politique que littéraire. Dans ce mouvement de pensée où l’action est toujours écriture et où retrait ne signifie nullement absence et désintéressement, circulent et s’enchevêtrent des noms propres (la France, Blum, De Gaulle, l’Algérie, le Goulag, Berlin, Israël, Auschwitz), des concepts (action, amitié, autorité, communauté, événement, pouvoir, refus, responsabilité, révolution, souveraineté, violence…), des événements (la crise des années 30, la guerre de 40, Auschwitz, la guerre froide, le gaullisme, la décolonisation, mai 68) qui tissent la pensée politique de Blanchot, pensée qui ne quitte jamais le souci éthique.

2. Pluralité des écritures

Pour écrire le Politique Blanchot emprunte des formes hétérogènes qui varient selon les rencontres, les événements, les enjeux et les mouvements de l’Histoire. Aussi, loin de se limiter à la dimension factuelle de ses divers « engagements », on s’attachera à mettre en lumière les moyens stylistiques et rhétoriques mis en œuvre par Blanchot : écriture du refus, du paradoxe, de l’oxymore, de la répétition… Tout comme on analysera la diversité typologique et discursive : écriture journalistique, manifestes, fragments anonymes, pétitions, lettres, discussions philosophiques, revues, notes de lectures…

3. Politique et fiction

L’écriture et la pensée politique de Blanchot ne se manifestent pas dans le seul espace critique, elles trouvent un lieu de problématisation dans plusieurs fictions, particulièrement dans les romans (surtout dans Le Très-Haut) mais aussi dans les premiers écrits, L’idylle et Le dernier mot. Si la politique semble s’effacer dans les récits, elle n’en est pas moins visible dans L’arrêt de mort, mais beaucoup plus discrète dans Au moment voulu, mais encore visible dans La Folie du jour. A rebours, on pourra aussi s’interroger sur l’absence du politique et du référent historique dans les derniers récits (Celui qui ne m'accompagnait pas, Le dernier homme, L'attente l'oubli), à moins que Blanchot ne trouve là une forme pour dire les limites de la communauté.

4. Philosophie politique

Il s’agira d’exposer la singularité de la pensée de Blanchot. Existe-t-il dans son œuvre une pensée politique qui ferait système, un projet de société, de communauté ? Qu’en est-il du peuple, du pouvoir, de la démocratie, de la justice sociale ? Ou bien le politique est-il pour Blanchot le lieu même de l’aporie ? S’il y a un monde politique dans l’œuvre fictive de Blanchot et une écriture politique factuelle, souvent de réaction, ces deux écritures s’inscrivent dans un mouvement plus général, celui de dire une certaine vision politique du monde. Pour ce faire, Blanchot ne cesse de dialoguer avec la tradition philosophique, notamment Hegel et Marx (durant les années 50-70), mais aussi avec ses contemporains (Bataille, Foucault, Levinas, Derrida et Nancy), dans ce que l'on pourrait nommer, pour reprendre le titre d'un livre de Jacques Derrida, une politique de l'amitié.

Ce colloque est ouvert et pluridisciplinaire, il accueillera des critiques littéraires, des philosophes, des historiens et des linguistes.

Les propositions de communications (500 mots) sont à envoyer à Éric Hoppenot eric.hoppenot@paris.iufm.fr et Alain Milon alain.milon@u-paris10.fr.

Date limite de remise des résumés : 1er novembre.

Les organisateurs privilégieront les communications qui se focalisent sur des problématiques en lien avec l’argumentaire et qui s’attachent à un corpus clairement délimité.

Préprogramme disponible : 1er janvier (au plus tard)

Langue du colloque : Français

Lieux

  • Université Paris Ouest Nanterre La Défense. RER Nanterre Université
    Nanterre, France

Dates

  • dimanche 30 novembre 2008

Mots-clés

  • Blanchot, politique, histoire, communauté

Contacts

  • Éric Hoppenot
    courriel : ehoppenot [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Éric Hoppenot
    courriel : ehoppenot [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Troisième rencontre internationale Maurice Blanchot », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 17 octobre 2008, http://calenda.org/195738