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Derrida politique

Colloque international à l’ENS-rue d'Ulm

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Publié le lundi 20 octobre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Si la pensée derridienne ne développe pas une « philosophie politique » au sens traditionnel, c'est-à-dire toujours marquée par l'histoire de la métaphysique, elle ne constitue pas moins un mode de pensée fondamentalement politique. Mais autrement. Toutes les interventions de Derrida dans des situations politiques concrètes s'inscrivent dans le prolongement d'un acte de déconstruction qui se situe en amont des habituelles prises de positions. S'il n'y a pas de démocratie sans mise en commun, il n'y a pas non plus de démocratie sans respect de la singularité et de l'altérité irréductible qui échappent à toute communauté. Dans l'urgence de penser ce qui vient de nouveau, de penser de manière neuve ce qui est nouveau et ce qui revient, Derrida nous invite à révolutionner le concept même de révolution.

Annonce

ENS-CNRS,
Institut des Hautes Études en Psychanalyse,
Laboratoire Pensée des sciences
et Comité éditorial de l’œuvre de Derrida

Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2008

— COLLOQUE INTERNATIONAL :
DERRIDA POLITIQUE

École Normale Supérieure ENS | 45, rue d’Ulm – Paris 5e | SALLE DUSSANE

L'on assiste au colloque sans inscription préalable ni frais.
http://www.ihep.fr/psychanalyse/Activites/Colloque-ENS-Derrida-politique-6-7-decembre-2008

Voir le programme

Si la pensée derridienne ne développe pas une “philosophie politique” au sens traditionnel, c’est-à-dire toujours marquée par l’histoire de la métaphysique, elle ne constitue pas moins un mode de pensée fondamentalement politique. Mais autrement. Cette pensée demeure incomprise pour « ceux qui ne reconnaissent le politique qu’à l’aide des panneaux de signalisation d’avant la guerre ». Toutes les interventions de Derrida dans des situations politiques concrètes s’inscrivent dans le prolongement d’un acte de déconstruction qui se situe en amont des habituelles prises de positions qu’appellent les préjugés de la conscience bavarde. Leurs gesticulations tournent court devant la “chose même” du politique en ne cessant de répéter, sans même la conscience ou la mémoire du ressassement. S’il n’y a pas de démocratie sans mise en commun, il n’y a pas non plus de démocratie sans respect de la singularité et de l’altérité irréductible qui échappent à toute communauté. Dans l’urgence de penser ce qui vient de nouveau, de penser de manière neuve ce qui est nouveau et ce qui revient — en parlant de la politique sans parler politique — Derrida nous invite à révolutionner le concept même de révolution.

Colloque organisé conjointement par l’ENS-CNRS, l’Institut des Hautes Études en psychanalyse, le Laboratoire Pensées des sciences et le Comité éditorial de l’œuvre de Derrida, à l’occasion des parutions de Derrida pour les temps à venir — Stock, 2007 — et du premier volume du Séminaire La bête et le souverain de Jacques Derrida — Galilée, 2008.


avec la participation de :

  • Geoffrey Bennington
  • Ginette Michaud
  • Gil Anidjar
  • Simone Regazzoni
  • Peggy Kamuf
  • Charles Alunni
  • Hélène Cixous
  • René Major
  • Stéphane Habib
  • Anne Dufourmantelle
  • Michel Lisse
  • Satoshi Ukaï
  • Cristina de Peretti
  • Delmiro Rocha
  • Marc Goldschmit
  • Avital Ronell
  • Jérôme Lèbre
  • Jean-Luc Nancy
  • Marc Crépon
  • Thomas Dutoit
  • Marie-Louise Mallet
  • Chantal Talagrand
  • Daniel Mesguich  


Programme, samedi 6 et dimanche 7 décembre 2008

Samedi 6 décembre

Matinée

  • 9.00 — Ouverture par Marc Crépon et René Major
  • 9.30 — Geoffrey Bennington – États-Unis — Politique, Derrida !
  • 10.15 — Ginette Michaud – Canada — Seuils et tremblements
  • 11.00 — Gil Anidjar – États-Unis — Politiques de la laïcité
  • 11.45 — Marc Goldschmit – France — La politique depuis la fin du monde

Après-midi

  • 14.30 — Simone Regazzoni – Italie — Au-delà de la pulsion de pouvoir. Derrida et la déconstruction de la souveraineté
  • 15.15 — Peggy Kamuf – États-Unis — Le philosophe, en tant que tel, et la peine de mort
  • 16.00 — Thomas Dutoit – France
  • 17.00 à 19.00 — Table-ronde sur Déconstruction / Psychanalyse du politique
    Hélène CixousÇa promet
    René MajorEntre Derrida et Freud
    Stéphane Habib
    Anne Dufourmantelle
  • Entre les interventions : Prises de position politique par Jacques Derrida
    rappelées par Chantal Talagrand et Daniel Mesguich

Dimanche 7 décembre

Matinée

  • 9.00 — Charles Alunni – France
  • 9.45 — Cristina de Peretti et Delmiro Rocha – Espagne — Dès ses premiers textes…
  • 10.30 — Michel Lisse – Belgique — Une politique pour la vie
  • 11.15 — Satoshi Ukai – Japon — De « monstrueux “comme si” ». Pour une histoire du mensonge en politique au Japon
  • 12.00 — Marie-Louise Mallet – France — Le horla ou la folie de l’ipséité souveraine

Après-midi

  • 14.30 — Jérôme Lèbre – France — Pas de course : déconstruction et vitesse de la politique
  • 15.15 — Avital Ronell – États-Unis
  • 16.00 — Jean-Luc Nancy – France — Le secret, le sens
  • 17.00 à 19.00 — Table ronde autour du Séminaire La bête et le souverain
    Précédée d’une lecture d’extraits organisée par Catherine Paoletti
    Avec Michel Lisse — Ginette Michaud — Thomas Dutoit — Geoffrey Bennington — Marie-Louise Mallet

Lieux

  • École Normale Supérieure – 45, rue d’Ulm – Salle Dussane
    Paris, France

Dates

  • samedi 06 décembre 2008
  • dimanche 07 décembre 2008

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Derrida, philosophie, politique, déconstruction, IHEP, psychanalyse, pensée

Contacts

  • René Major
    courriel : major [at] ihep [dot] fr

Source de l'information

  • François-R. Dupond Muzart
    courriel : dupondmuzart [at] ihep [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Derrida politique », Colloque, Calenda, Publié le lundi 20 octobre 2008, http://calenda.org/195747