AccueilLa citoyenneté européenne : institutions et représentations

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Publié le mardi 25 novembre 2008 par Marie Pellen

Résumé

La citoyenneté de l’Union européenne dépend certes du cadre juridique qui la consacre. Mais elle doit aller au-delà de son aspect strictement légal, s’il est vrai qu’aucune citoyenneté ne peut véritablement durer sans les représentations qui s’y rattachent et que l’on pourrait traduire, en l’occurrence, par le sentiment d’être un « citoyen d’Europe ». Au-delà de la citoyenneté qui caractérise les États-nations démocratiques et parlementaires européens, le problème consiste dès lors dans la possibilité d’une définition sociale et symbolique (et pas seulement juridique) d’une citoyenneté post-nationale.

Annonce

Des micro-institutions, qui vont de l’école aux services des frontières et aux centres de formation professionnelle, véhiculent des sentiments tantôt d’appartenance à cette citoyenneté, tantôt d’exclusion par rapport à elle. À une échelle plus large, des symboles comme le drapeau, la monnaie, l’hymne et le passeport européens sont censés généraliser la conscience d’un partage de l’espace devenu commun. En même temps, la formation d’un peuple européen, souverain représenté dans et par le Parlement, devrait être la contrepartie de l’aliénation de pouvoirs faite volontairement par les pays membres au profit des instances communautaires. Ce peuple serait-il en train d’être constitué par des instances de décision supérieures? Ou bien possède-t-il un véritable pouvoir auto-constituant? Sur ces trois plans, le symbolique et l’institutionnel se croisent de façon complexe.

Le traitement des questions qui en découlent nécessite le recul historique et le décloisonnement des savoirs. Pendant une journée, des chercheurs venus de la France et de l’Allemagne comme de différents domaines – la philosophie, les sciences de l’éducation, la sociologie et la littérature – se réunissent à Paris pour réfléchir à notre nouvelle condition de citoyens d’Europe. Ils ne présenteront pas des conclusions définitives, mais, par des interventions brèves, ils soumettront à débat des hypothèses de travail, et laisseront au public le temps d’une réflexion en commun.

Programme

10h00-13h00

Christiane Montandon (Université Paris XII) – La fonction de l’autre: identité nationale et reconfiguration des frontières

Diogo Sardinha (Université Paris I/NoSoPhi)– Le caractère du peuple européen

Marianne Krüger-Potratz (Universität Münster) – L’éducation à l’Europe: la canaille et les bourgeois – réflexions à partir de deux documents allemands

14h30-16h00

Franck Hofmann (Freie Universität Berlin) – Marseille, Europe ? Repenser la citoyenneté a partir de l’urbanisme moderne

Nicolas Hubé (Université Paris I) – Les élites politiques et économiques sont-elles les seuls citoyens européens?

16h15-18h00

Bruno Michon (Université Marc Bloch, Strasbourg) – Les religions, une chance pour la citoyenneté européenne?

Gunter Gebauer (Freie Universität Berlin) – L’identité de l’Europe face aux crises

Lieux

  • Université Paris 1, Centre Pierre Mendès-France, 90 rue de Tolbiac, métro Olympiades (ligne 14), salle C.19.07, ascenseurs rouges jusqu’au 19ème étage
    Paris, France

Dates

  • samedi 29 novembre 2008

Mots-clés

  • Citoyenneté, Europe, représentations, peuple

Contacts

  • Diogo SARDINHA
    courriel : revuelabyrinthe [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Diogo SARDINHA
    courriel : revuelabyrinthe [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La citoyenneté européenne : institutions et représentations », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 25 novembre 2008, http://calenda.org/196044