AccueilL’organisation et l’accès à l’information scientifique éditorialisée, vers de nouveaux agencements numériques

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Publié le mardi 06 janvier 2009 par Marie Pellen

Résumé

S’il est communément admis que les savoirs édités en réseau, de par leurs enjeux institutionnels, scientifiques, socio-économiques et politiques, ont fait l’objet d’un grand nombre d’études et d’analyses, notamment sur les transformations des apprentissages et sur l’émergence de nouvelles pratiques, il apparaît aussi que la prolifération de l’information scientifique éditorialisée conjuguée à la diversification des formats de présentation fait ressurgir un débat complémentaire : l’organisation et l’accès à (ou l’accessibilité de) cette information numérique. Ces deux dimensions méritent d’être réexaminées et repensées puisqu’elles ne cessent de questionner, et de manière interdépendante, les différents acteurs concernés par les formes de production et d’appropriation des savoirs en réseau (les auteurs et éditeurs, les médiateurs, les usagers…).

Annonce

Distances et Savoirs

Volume 7, Numéro 4, 4ème trimestre 2009

http://ds.revuesonline.com   ou   http://www.cned.fr/ds

Numéro coordonné par  :
Ismaïl TIMIMI, Eric DELAMOTTE, Daniel PERAYA

L’organisation et l’accès à l’information scientifique éditorialisée, vers de nouveaux agencements numériques

S’il est communément admis que les savoirs édités en réseau, de par leurs enjeux institutionnels, scientifiques, socio-économiques et politiques, ont fait l’objet d’un grand nombre d’études et d’analyses, notamment sur les transformations des apprentissages et sur l’émergence de nouvelles pratiques, il apparaît aussi que la prolifération de l’information scientifique éditorialisée conjuguée à la diversification des formats de présentation fait ressurgir un débat complémentaire : l’organisation et l’accès à (ou l’accessibilité de) cette information numérique. Ces deux dimensions méritent d’être réexaminées et repensées puisqu’elles ne cessent de questionner, et de manière interdépendante, les différents acteurs concernés par les formes de production et d’appropriation des savoirs en réseau (les auteurs et éditeurs, les médiateurs, les usagers…) :

  • les auteurs éditeurs et les formateurs sur leurs modes d’écriture et sur les formes de présentation ;
  • les outils de recherche et de médiation sur leurs algorithmes d’indexation et modèles de structuration ou d’organisation ;
  • les usagers sur leurs pratiques d’interrogation et techniques de localisation, voire de validation et d’appropriation guidées ;
  • et enfin les concepteurs (formateurs et enseignants) de ressources (objets d’apprentissage) et d’environnements numériques ou virtuels de travail (EVT, campus numériques, etc.) sur leurs pratiques professionnelles et sur leur métier.

Pour le moins, avec le Web participatif (souvent désigné par «Web 2.0 »), l’intensification de la codification et de la diffusion des connaissances a pour conséquence majeure de faire reposer notre capacité à nous informer sur de nombreuses formes et normes de structuration et d’accès des informations et des connaissances, comme l'extraction d'informations de documents numériques, la formulation automatique de requêtes, le profilage des intérêts des internautes, le groupement d'internautes partageant des profils similaires.

En cela, si les informations scientifiques éditorialisées en ligne ont généré des environnements de travail et des espaces documentaires variés, il n’en est pas moins vrai que les dispositifs techniques mis en place visent l’harmonisation des modes de balisage et tentent d’appréhender les problèmes de localisation et d’appropriation.

La diversification des modes d’organisation et de mise en circulation des savoirs éditoriaux et de contenus de formation en ligne tels que les archives ouvertes, les banques d’objets d’apprentissage, les weblogs, les wikis, les ontologies et web sémantique… d’une part ; l’apport des technologies de traitement d’information dans un processus de localisation et de validation d’autre part, confrontent la communauté des chercheurs et des praticiens de la formation à différents problèmes, dont celui de penser la médiation inscrite dans ces outils et ces dispositifs.

En posant ces questions, nous nous interrogeons sur les opportunités (ou les contraintes) d’ordre technique, économique et socio-culturel dues à la mutation des savoirs en ligne vers ces nouveaux modes d’organisation.

L'objectif de ce numéro de Distances & Savoirs sera de faire le point sur cette vaste et essentielle question en mobilisant une variété d'approches et de disciplines afin d’étudier les problèmes sous-jacents :

  • Comment les nouvelles formes de présentation, ordonnées par l’édition numérique, favorisent de nouvelles formes de médiation du savoir ou de nouvelles médiations éducatives ;
  • Comment les langages d’interrogation et les techniques de localisation que s’approprient les usagers (comme par exemple avec les pratiques de folksonomie) structurent l’édition des savoirs en réseau ;
  • Quelles sont les pratiques émergentes (des différents acteurs et des lieux institutionnalisés : éditeurs, enseignants, apprenants ou bibliothèques, centres de ressources, médiathèques…) dues aux nouvelles fonctionnalités des moteurs de recherche et de structuration informatisée des documents.

Dates impératives

  • 02 mars 2009 :   Réception électronique des propositions (articles complets)
  • 02 mai 2009 :     Notification aux auteurs
  • 12 juillet 2009 :   Réception de la version définitive des articles retenus
  • 4è trim. 2009 :    Edition du numéro (Distances et Savoirs, volume 7, n° 4-20a09).

Consignes de rédaction

Les textes soumis doivent être présentés selon les consignes décrites par les éditions Lavoisier et Hermès et figurant sur le site de la revue Distances et Savoirs (http://ds.revuesonline.com), sous la rubrique "Consignes aux auteurs ». Une feuille de style Word est également téléchargeable à partir des sites http://www.e-revues.com et http://www.e-revues.lavoisier.fr.

Merci d’indiquer sur une page séparée :

Prénom et nom

Adresse électronique

Grade

Université, UFR, Dpt.

Laboratoire, équipe d’accueil

Adresse postale

Titre de l’article

3 à 5 mots-clés

Les propositions doivent être adressées sous format électronique (Word) aux trois coordinateurs (ismail.timimi@univ-lille3.fr, eric.delamotte@univ-lille3.fr, daniel.peraya@tecfa.unige.ch). Elles doivent être lisibles par les spécialistes, chercheurs et experts appartenant aux différentes disciplines visées par Distances et Savoirs, en se pliant aux exigences scientifiques classiques :

  • formulation des hypothèses de recherche ;
  • méthodes adoptées ;
  • référence aux travaux comparables ;
  • mention des contextes – dont publics ;
  • résultats obtenus et mis en perspective.

Le Comité scientifique et le Comité éditorial évalueront, en double aveugle, la pertinence de chaque proposition soumise et proposeront des modifications le cas échéant. Cette évaluation portera sur la profondeur théorique de la proposition, l’étendue du champ étudié, la qualité de la démarche et l’originalité du travail.

Contact(s)

ismail.timimi@univ-lille3.fr, eric.delamotte@univ-lille3.fr, daniel.peraya@tecfa.unige.ch

Dates

  • lundi 02 mars 2009

Mots-clés

  • Distances et savoirs, information scientifique éditorialisée, agencements numériques

Contacts

  • Ismail Timimi
    courriel : ismail [dot] timimi [at] univ-lille3 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Ismail Timimi
    courriel : ismail [dot] timimi [at] univ-lille3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’organisation et l’accès à l’information scientifique éditorialisée, vers de nouveaux agencements numériques », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 06 janvier 2009, http://calenda.org/196267