AccueilLe mur en relations internationales

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Publié le mardi 20 janvier 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

La fin de la Guerre froide a été marquée par la chute du mur de Berlin, l’essor sans précédent de la mondialisation, la libéralisation des échanges, la promotion de la libre circulation des produits, des personnes et des capitaux. L’avènement d’un monde où, selon la littérature, l’État devenait second en relations internationales et où la mobilité devait constituer le nouveau cadre d’analyse du système mondial, doublé de l’obsolescence de la souveraineté et, ce faisant, de la disparition des frontières physiques ne laissaient en rien préfigurer du retour du « mur » qui, après 2001, est réapparu avec comme un instrument clé de la protection de la souveraineté étatique. Depuis la Grande muraille de Chine, le mur d’Antonin ou celui d’Hadrien réalisé par les Romains, le Genkobori construit par les Japonais sur l’île de Kyushu, ou encore le Mur de Berlin durant la période contemporaine, le « mur » est une des clés constantes – en Orient comme en Occident – de la protection d’une entité constituée et souveraine.

Annonce

Colloque organisé à Montréal le 1er avril 2009, sous l’égide de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

Responsables :

  • Charles-Philippe David, Titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand et professeur au Département de science politique, UQAM
  • Élisabeth Vallet, directrice de recherches à la Chaire Raoul-Dandurand et chargée de cours en géopolitique, UQAM
  • Nicolas Tenzer, Commentateur invité, Haut-fonctionnaire, politologue, directeur de la revue Le Banquet et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand

Thématique

La fin de la Guerre froide a été marquée par la chute du mur de Berlin, l’essor sans précédent de la mondialisation, la libéralisation des échanges, la promotion de la libre circulation des produits, des personnes et des capitaux. L’avènement d’un monde où, selon la littérature, l’État devenait second en relations internationales et où la mobilité devait constituer le nouveau cadre d’analyse du système mondial, doublé de l’obsolescence de la souveraineté et, ce faisant, de la disparition des frontières physiques ne laissaient en rien préfigurer du retour du « mur » qui, après 2001, est réapparu avec comme un instrument clé de la protection de la souveraineté étatique. Depuis la Grande muraille de Chine, le mur d’Antonin ou celui d’Hadrien réalisé par les Romains, le Genkobori construit par les Japonais sur l’île de Kyushu, ou encore le Mur de Berlin durant la période contemporaine, le « mur » est une des clés constantes – en Orient comme en Occident - de la protection d’une entité constituée et souveraine. Plus récemment, avec la construction des murs en Palestine, à Chypre, autour de Ceuta et Melilla, au Sahara occidental, à la frontière mexicano-américaine, au Cachemire, à la frontière du Botswana, ces fortifications demeurent un symbole de sécurité dans les relations internationales. Symbole physique d’une frontière, les murs prennent plusieurs aspects : barrières électrifiées, murs de bétons, palissades, systèmes thermiques, métriques, biométriques, senseurs et autres technologies. Pour séparer ou pour protéger, la version contemporaine du mur pourrait correspondre à la (re)polarisation du monde à la suite des attentats du 11 septembre et constitue le révélateur d’une nouvelle ère des relations internationales, fondée sur la « perception » de l’ennemi. À l’heure de la mondialisation, ces murs, frontières, barrières de sécurité, remparts, ou mur virtuel remplissent un rôle paradoxal, que l’on peut envisager sous les angles politique, juridique, sociologique. Entre réalité et symboles, les murs excluent ou enferment.

L’objectif de ce colloque est d’approfondir de manière scientifique la problématique de recherche des murs dans les relations internationales. Notamment seront abordés :

  1. la théorie du mur en relations internationales
  2. les murs en relations internationales, analysés sous les angles juridiques, politiques et sociologiques
  3. des études de cas

Ce colloque se veut transversal et multidisciplinaire, toutes les communications seront donc considérées. Une attention particulière sera accordée aux propositions présentées par les étudiants de 2e et 3e cycles.

Date limite de soumission : 6 février 2009

La proposition de communication devra comporter les éléments suivants :
• 300 mots maxima
• Le nom et le prénom du ou des auteurs / contributeurs
• Leurs titres, fonctions et institutions
• Leurs coordonnées : adresse postale, téléphone, fax, courrier électronique
• Le titre, la question centrale de la communication, le cadre empirique, l’angle d’analyse, les enjeux ;
• L’axe dans lequel la communication s’inscrit

Langues : les soumissions peuvent être effectuées en anglais et en français

Veuillez transmettre votre proposition (par email, en document joint, format Word) à la Chaire Raoul-Dandurand : chaire.strat@uqam.ca

Calendrier

• 6 février 2009 : date limite d’envoi des propositions de communication
• 20 février 2009 : sélection des propositions et réponse aux auteurs ;
• 20 mars 2009 : remise des textes par les auteurs pour transmission au commentateur
• 1er avril 2009 : tenue du colloque à Montréal.

Pour plus d’information : www.dandurand.uqam.ca

Call For Papers

Conference April 1rst 2009 – Fences and Walls in International Relations

Conference to be held in Montreal on April 1st 2009 under the auspices of the Raoul-Dandurand Chair of Strategic and Diplomatic Studies at the University of Quebec at Montreal (UQAM).

Organizers:

  • Charles-Philippe David, Raoul Dandurand Chair and Full Professor of Political Science, UQAM
  • Élisabeth Vallet, Research Director at the Raoul-Dandurand Chair and Lecturer in Geopolitics, UQAM
  • Nicolas Tenzer, Discussant, Senior Official, Editor of the journal Le Banquet, Research Associate at the Raoul Dandurand Chair

The end of the Cold War saw the fall of the Berlin wall, an unprecedented expansion of globalization, freer trade and a movement towards free circulation of goods, people and capital. According to the literature, the advent of an international system in which the State is of secondary importance in international relations and in which mobility is a defining feature of the global environment, coupled with the obsolescence of the principle of sovereignty and the concomitant disappearance of physical borders, left little reason to expect the return of the "wall," but since 2001 it has in fact reappeared, along with the State, and has become a key instrument for safeguarding sovereignty.

Since the Great Wall of China, construction of which began in the 3rd century BC under the Qin dynasty, the Antonine Wall, built in Scotland by the Romans to support Hadrian’s Wall beginning in the 2nd century AD, the Roman “Limes” built to keep out barbarian invaders, the Anastasian Wall, built in the 5th century by the Byzantines west of Istanbul to protect the city from barbarian raids, the genko borui built by the Japanese on Kyushu Island to guard against invaders, and fortifications around cities ranging from the Aurelian Walls around ancient Rome to Vauban fortifications in 17th century Europe, the “wall” has been a constant in the protection of defined entities claiming sovereignty, East and West.
A wall, the physical embodiment of a border, can take different forms: electrified fences, concrete blocks, palisades, thermal, metric and biometric detection systems, sensors and other devices. Whether used to separate or protect, the contemporary incarnations of the wall may attest to the (re)polarization of the world in the wake of 9/11 and suggest the dawning of a new era in international relations, one dominated by perceived enemies.

The conference seeks to deepen our scientific knowledge of the research theme of walls and fences in International Relations. Three areas of research will be prioritized:

  1. Theories on fences and borders
  2. Legal, sociological and political dimensions of existing walls and fences
  3. Case studies.

The conference will be based on a multi-disciplinary approach, and therefore all proposals and all fields will be considered. Priority will be given to graduate students.

Deadline: February 6, 2009

Proposal: please include
• 300 words maximum
• Name of authors/contributors
• Institutional affiliations, titles
• Contact infos : telephone, fax, email, mailing address
• Title of the paper, Subject, empirical frame, analytical approach

Languages: Proposals can be submitted in French and English.

Send your proposals via email in Word format to Raoul-Dandurand Chair: chaire.strat@uqam.ca

www.dandurand.uqam.ca

Calendar

• February 6th 2009 : deadline for proposals
• February 20th 2009 : proposals selection and notification to presenters
• March 24th 2009 : submission of papers to discussants
• April 1 2009 : Conference to be held in Montreal.

Lieux

  • Université du Québec à Montréal
    Montréal, Canada

Dates

  • vendredi 06 février 2009

Mots-clés

  • mur, frontière, relations internationales, droit international

Contacts

  • Linda Bouchard
    courriel : bouchard [dot] linda [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Élisabeth Vallet
    courriel : vallet [dot] elisabeth [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Le mur en relations internationales », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 20 janvier 2009, http://calenda.org/196381