AccueilStratégies artistiques au Royaume-Uni : 1946-2008

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Publié le vendredi 30 janvier 2009 par Marie Pellen

Résumé

La perspective générale à laquelle sera consacrée la journée d’étude du GEIAB en juin 2009 s’articulera autour de la notion de stratégie et son opérativité au sein des arts visuels au Royaume-Uni. Comment les stratégies élaborées par les acteurs du monde de l'art britannique ont façonné l'histoire et la géographie des scènes artistiques au Royaume-Uni après la fin de la seconde guerre mondiale ?

Annonce

 La perspective générale à laquelle sera consacrée la journée d’étude du GEIAB en partenariat avec le centre Pierre Francastel de l’université Paris-Ouest Nanterre-La Défense en juin 2009 s’articulera autour de la notion de stratégie et son opérativité au sein des arts visuels au Royaume-Uni. Comment les stratégies élaborées par les acteurs du monde de l'art britannique ont façonné l'histoire et la géographie des scènes artistiques au Royaume-Uni après la fin de la seconde guerre mondiale ?

Considérant avec H.S. Becker que les œuvres d’art sont produites par la coopération d’un réseau d’acteurs, au centre duquel se trouve l’artiste, l’attention aux décisions stratégiques prises par ces acteurs au sein de l’action collective permet d’envisager l’entremêlement des desseins individuels et institutionnels dans le façonnement des scènes artistiques britanniques modernes et contemporaines. A la stratégie de l’artiste, qu’elle soit plastique, commerciale, tendue vers la réception de l’œuvre ou s’en désintéressant, répondent celles des directeurs de musées et galeries, des commissaires d’exposition indépendants. On peut ainsi s’interroger sur les intentions qui proviennent de l’artiste et l’entourent, sur l’influence du champ artistique britannique, constitué de personnes mais aussi de pratiques, sur les choix plastiques des artistes, comme sur leurs choix géographiques. Où se placer pour travailler, évoluer, avancer, résister ? D’autre part, on peut s’interroger sur l’histoire des institutions britanniques en cette seconde moitié du vingtième siècle telles que formées par l’alliage de leurs vocations organiques (les objectifs initiaux fixés lors de leur création), et l’apport de tel ou tel individu chargé d’élaborer le programme artistique. Dans quelle mesure celui-ci est-il pris dans la toile des fonctions institutionnelles préalablement établies qui guident son éventail sélectif, et dans quelle mesure parvient-il à s’affranchir de ces impératifs pour insuffler de nouvelles directions à une organisation artistique ?

 Par ailleurs, on pourrait également évoquer la relation qui peut exister entre l’ensemble de ces stratégies, considérées individuellement ou dans leur interaction les unes avec les autres, avec des conditions de production, de diffusion et de réception, situées en dehors des mondes de l’art. Ainsi, quelles influences peuvent exercer les conditions socio-politiques et économiques, nationales et internationales, voire globales pour ce qui concerne l’histoire la plus récente, sur les stratégies élaborées par les praticiens, les commissaires, les manageurs, ou les auteurs critiques des sphères artistiques britanniques.

Dans le cadre de cette approche générale, nous invitons des contributions portant sur une période allant de 1946 au temps présent, soit à partir de la création du Arts Council, jusqu’à celle de la loterie et les développements les plus contemporains. De façon non exclusive, les interventions peuvent ainsi porter sur :

-   le positionnement plastique des artistes : question d’anticipations de la réception de l’œuvre, d’adhésions stratégiques à des courants artistiques.

-    intentionnalité des engagements commerciaux comme des voies de reconnaissance non-commerciales sur la production et les carrières individuelles.

-  le rôle des stratégies de connections institutionnelles, importance des résotages artistiques (et des lieux où ils s’y manifestent ou y sont facilités).

- le poids et l’influence des commissariats institutionnels ou indépendants et des visions qui s’y établissent sur l’offre artistique finalement proposée et promue.

-  la portée des politiques culturelles (et les enjeux qui y sont là définis à divers moment de l’histoire britannique) sur la production et la diffusion des arts au Royaume-Uni.

-  l’importance et les conséquences des stratégies de déplacement et d’implantations géographiques des artistes, des galeristes, des auteurs.

- l’inscription des stratégies artistiques au sein de déterminismes externes (économiques, politiques, sociaux).

Les propositions de 250 mots environ sont à envoyer à Sophie Orlando (so.orlando@gmail.com) et Gabriel Gee (gabrielneilg@hotmail.com) avant le 30 avril 2009 ; les réponses seront obtenues la semaine du 11 mai. Par ailleurs, en vue d’une publication des actes de la journée sur le site du GEIAB, nous signalons que nous souhaiterions recevoir les textes des interventions retenues avant le 10 juin 2009.

Lieux

  • Institut National d'Histoire de l'Art
    Paris, France

Dates

  • jeudi 30 avril 2009

Mots-clés

  • arts, arts contemporains, Royaume-Uni, stratégies

Contacts

  • Gabriel Gee
    courriel : gabrielneilg [at] hotmail [dot] com
  • Sophie Orlando
    courriel : so [dot] orlando [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Sophie Orlando
    courriel : so [dot] orlando [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Stratégies artistiques au Royaume-Uni : 1946-2008 », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 30 janvier 2009, http://calenda.org/196464