AccueilVilles et culture sous l'Occupation, expériences françaises et perspectives comparées

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Publié le mercredi 04 février 2009 par Marie Pellen

Résumé

L’histoire culturelle des villes reste encore aujourd’hui lacunaire.Ce colloque a pour objectif de susciter de nouveaux travaux sur la période de la Seconde guerre mondiale. La démarche consiste à partir du territoire urbain et, par une série d’études comparées, à recomposer dans le temps et dans l’espace une vie et des politiques culturelles, avec pour objet final l’esquisse d’une typologie. Trois axes seront privilégiés : vie culturelle urbaine sous l'Occupation, politique et culture urbaine en temps de guerre, les cultures urbaines, entre rupture et mémoire. 

Annonce

Projet de colloque organisé sous la responsabilité de Sciences Po Bordeaux, avec la participation de l’Institut d’histoire du temps présent  (UP CNRS), des universités de Bordeaux III, Paris I,

les 2 et 3 décembre 2010  à Sciences Po Bordeaux

sous la direction de Françoise Taliano-Des Garets, professeur d’histoire contemporaine, Sciences Po Bordeaux et de Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine, université Paris I.

Langues du colloque : français et anglais

L’histoire culturelle des villes reste encore aujourd’hui lacunaire. Ce colloque a pour objectif de susciter de nouveaux travaux sur la période de la Seconde guerre mondiale. La démarche consiste à partir du territoire urbain et, par une série d’études comparées, à recomposer dans le temps et dans l’espace une vie et des politiques culturelles, avec pour objet final l’esquisse d’une typologie.

Les villes exerçant un rôle de commandement et concentrant pouvoirs politiques, puissance économique et, bien entendu, équipements culturels seront privilégiées. L’accent sera mis sur la France -à l’exclusion de Paris-, mais nullement limitée à la métropole (Algérie, colonies, protectorats,…). Il s’agira de prendre en considération les diverses zones (annexée, occupée, Nord, interdite, italienne, non occupée, etc.…). La comparaison avec quelques exemples étrangers, pris dans d’autres pays occupés, est souhaitée. Afin d’éviter d’aboutir à la simple juxtaposition de monographies, les propositions d’analyse comparée, globale ou sectorielle, entre deux ou plusieurs villes, ou d’étude régionale seront les bienvenues.

1940 constituera un point de départ conventionnel, tandis qu’à l’autre extrémité la période de la Libération pourra faire l’objet d’un traitement plus souple selon les situations locales.

Le colloque s’ordonnera autour de trois axes :

1- Vie culturelle urbaine en temps de guerre :

On pourra ici envisager les pratiques culturelles (création, médiation, loisirs,…)  dans leurs différences ou leurs similitudes spatio-temporelles. Selon les zones, les moments de la guerre, comment la vie culturelle s’est-elle reconfigurée –ou pas ? Quels ont été les changements dans les contenus, dans les formes mais aussi dans l’espace vécu (lieux de sociabilité, de rassemblements) ? On pourra aborder cette étude par secteur : littérature, théâtre, cinéma, folklore, fêtes, musées, monuments historiques, activités savantes, presse écrite, radio, etc. : destructions, fondations, permanences, avancées,… Pratiques et représentations sociales devraient pouvoir surgir de quelques études de cas.

2-Politique et culture urbaine sous l’Occupation :

Deux angles d’approche sont ici distingués. Le premier a trait aux politiques culturelles proprement dites : rapport entre propagande allemande et culture, projet culturel de Vichy dans son inscription locale, survivance et développement de politiques culturelles municipales. Le second volet s’attachera à examiner les milieux culturels (artistiques, savants, journalistiques,…) dans leur rapport à la Collaboration et à la Résistance. On essaiera de mesurer l’implication (ou non) suivant les secteurs, les institutions, les entreprises, les personnalités...

3-Les cultures urbaines, entre rupture et mémoire :

Dans quelle mesure les milieux culturels urbains ont-ils connu l’épuration ? Assiste-t-on à un renouvellement de ces milieux avec l’accession de nouveaux réseaux aux commandes ou à des processus de « recyclage » ? Ceci amènera à évoquer la présence de la vie et des politiques culturelles de cette période dans les représentations ultérieures. Mémoire entretenue, occultée, réévaluée ? Les situations de rupture et de continuité sont évidemment dissemblables ; il s’agira de mettre en évidence les éléments qui peuvent expliquer ces différences.

Propositions :

Les propositions d’intervention (en langues française ou anglaise), d’une page au maximum, incluant les titres et qualités des auteurs et le rappel de leurs publications récentes, seront reçues jusqu’au 31 mai 2009 à l’adresse électronique suivante : f.taliano@sciencespobordeaux.fr

Le comité scientifique fera connaître son avis sur les propositions avant le 30 juillet 2009.

Publication :

Les textes définitifs des interventions devront être remis à l’adresse suivante : f.taliano@sciencespobordeaux.fr, avant le 30 mars 2011.

Comité scientifique

  • Jean-Pierre Bertin-Maghit, professeur d’études cinématographiques à l’université de Bordeaux III.
  • Laurence Bertrand Dorléac, professeur à la faculté des arts de l’UPJV, membre de l’IUF.
  • Hubert Bonin, professeur d’histoire contemporaine, Sciences Po Bordeaux.
  • Myriam Chimènes, directrice de recherche au CNRS, IRPMF.
  • Christian Delporte, professeur d’histoire contemporaine, UVSQ
  • Bernard Lachaise, professeur d’histoire contemporaine, université Michel de Montaigne-Bordeaux III.
  • Jean-Yves Mollier, professeur d’histoire contemporaine, UVSQ
  • François-Charles Mougel, professeur d’histoire contemporaine, Sciences Po Bordeaux.
  • Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine, Paris I.
  • Philippe Poirrier, professeur d’histoire contemporaine, université de Dijon.
  • Jean-Pierre Rioux, inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale.
  • Henry Rousso, directeur de recherche au CNRS, IHTP.
  • Jean-François Sirinelli, professeur d’histoire contemporaine, Sciences Po Paris.
  • Claude Sorbets, directeur de recherche au CNRS, SPIRIT.
  • Françoise Taliano-des Garets, professeur d’histoire contemporaine, Sciences Po Bordeaux.
  • Matthieu Trouvé, maître de conférences en histoire contemporaine, Sciences Po Bordeaux.

Dernière communication du comité scientifique :

Afin d’harmoniser et de compléter le contenu de notre colloque « Villes et culture sous l’Occupation : expériences françaises et perspectives comparées » qui aura lieu à Sciences Po Bordeaux les 2, 3 et 4 décembre 2010, le comité scientifique souhaite encore pouvoir recueillir des propositions de communications sur les thèmes  suivants : culture populaire chanson, fanfares, fêtes publiques, opérette), architecture et urbanisme, réquisition des statues, radio en région, presse écrite régionale (pages culturelles, presse culturelle), cinéma (tournages, salles, publics…). Il est indispensable que l’approche soit précisément territorialisée à partir d’exemples choisis de villes sous contrôle allemand, à l’exception de Paris mais incluant l’empire colonial.

Les propositions seront acceptées jusqu’au 31 décembre 2009.

Coordination scientifique :

Françoise Taliano-des Garets (f.taliano@sciencespobordeaux.fr ; tél. : 06 32 63 09 33) et Pascal Ory (pascal.ory@wanadoo.fr)

Lieux

  • Sciences Po Bordeaux
    Bordeaux, France

Dates

  • jeudi 31 décembre 2009

Mots-clés

  • villes, culture, deuxième guerre mondiale

Contacts

  • Françoise Taliano-des Garets
    courriel : f [dot] taliano [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Source de l'information

  • Françoise Taliano-des Garets
    courriel : f [dot] taliano [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Villes et culture sous l'Occupation, expériences françaises et perspectives comparées », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 04 février 2009, http://calenda.org/196514