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Alimentation, migration et identité

Food, migration and identities. Revue Anthropology of food

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Publié le lundi 16 mars 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Les mouvements de populations se déplaçant d’un territoire à l’autre sont un des faits centraux de nos sociétés contemporaines. Que ces migrations soient mises en place pour des raisons économiques, par désir d’améliorer un parcours individuel, par tradition d’élite ou encore à cause de persécutions ou guerres, celles-ci concernent des millions d’individus en Europe et dans le monde. Cet appel à contribution part de l’hypothèse que les identités opposant un « nous » à un « eux » sont encore largement déterminées par la nation et/ou le groupe ethnique auquel un individu estime appartenir. Nous savons que l’alimentation et les comportements alimentaires jouent un rôle important dans ce processus (Bruegel et Laurioux, 2002) mais aussi en migration. Ce numéro d’AoFOOD vise à analyser comment ces comportements se transforment dans un contexte migratoire et comment ils participent à l’élaboration de l’identité sociale des migrants en fonction des situations qu’il ou elle traverse.

Annonce

Appel à contribution ; Call for papers

  • Chantal Crenn
    Maître de conférences en anthropologie (Université de Bordeaux III) ; en délégation CNRS UMI 3189 Environnement, santé, société, Dakar.
  • Jean-Pierre Hassoun
    Directeur de recherche (Centre Edgar Morin, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain -IIAC-EHESS/CNRS)
  • F. Xavier Medina
    Head at IEMed, Barcelona.

Les mouvements de populations se déplaçant d’un territoire à l’autre sont un des faits centraux de nos sociétés contemporaines. Que ces migrations soient mises en place pour des raisons économiques, par désir d’améliorer un parcours individuel, par tradition d’élite ou encore à cause de persécutions ou guerres, celles-ci concernent des millions d’individus en Europe et dans le monde. Cet appel à contribution part de l’hypothèse que les identités opposant un « nous » à un « eux » sont encore largement déterminées par la nation et/ou le groupe ethnique auquel un individu estime appartenir. Nous savons que l’alimentation et les comportements alimentaires jouent un rôle important dans ce processus (Bruegel et Laurioux, 2002) mais aussi en migration. Ce numéro d’AoFOOD vise à analyser comment ces comportements se transforment dans un contexte migratoire et comment ils participent à l’élaboration de l’identité sociale des migrants en fonction des situations qu’il ou elle traverse. En effet, la nourriture apparaît comme un marqueur dans le domaine de l'identité individuelle et collective et devient une des frontières symboliques entre les individus en contact, en fonction de la place qu’ils occupent dans la hiérarchie sociale du pays d’immigration. Mais ces frontières peuvent aussi être franchies et servir de balises à des mouvements vers la société d’accueil dans le cadre de processus subjectivés. De la même manière nous tiendrons compte du processus de mondialisation économique (Warnier, 2000), auquel participent les migrants, qui a des effets sur le système alimentaire dans son ensemble.

Nous attendons donc des contributions qui interrogent les processus d’acculturation, de constructions identitaires, de distinction sociale, en tenant compte des hiérarchies sociales qui touchent aux fait alimentaires en situation de migration (Kaplan et Carrasco, 1999, Raulin, 1999).

Quatre thèmes principaux retiendront notre attention :

1) « Faire la cuisine » en précarité économique et sociale

En raison des déplacements contraints, l'unité et la cohérence culinaire des individus et des groupes se transforment, ce qui crée de nouveaux modes de consommation, d’approvisionnement, etc…. Les styles alimentaires, dans une situation d'émigration, subissent un processus de réorganisation à tous les niveaux (Calvo, 1982), ce d’autant plus que la sphère familiale n’est plus présente. Ainsi « faire la cuisine » lorsqu’on a migré -contraint et forcé- n’est pas une évidence. Elle dépend, entre autres, des conditions de travail, des lieux d’habitation, des conditions juridiques, des ressources économiques, de l’accueil des membres de la société majoritaire, des compatriotes, des facilités de distribution et d'approvisionnement.

La question du statut juridique des migrants nous interroge particulièrement. Comment s’effectue la réorganisation du système alimentaire pour un clandestin ou un demandeur d’asile ? 

La question du genre et de l’âge a ici également toute sa place. Lorsque la migration concerne des hommes seuls (âgés parfois) se retrouvant en foyer ou habitat collectif, comment s’organise la répartition des tâches alimentaires habituellement dévolues aux femmes ? De même le nombre croissant de femmes seules à migrer, en quête d’emploi, entraîne forcément une réorganisation alimentaire : de quelles manières cela s’effectue-t-il ?

2) Bricolages alimentaires et construction du «nous collectif» entre ici et là-bas

Lorsque la migration est plus ancienne, Annie Hubert (2000), ou Jean-Pierre Hassoun (1997) pour un groupe nouvellement arrivé, ont montré comment l’alimentation occupe une place centrale dans le maintien du sentiment d’appartenance à un groupe ethnique particulier mais aussi comment la « permanence », « l’absence » mais aussi les hybridations ou les déplacements de valeurs (shift values au sens d’Appaduraï) de certaines pratiques, dépendent de l’interaction entre des trajectoires collectives ou individuelles avec des contextes politiques, économiques et sociaux du pays d’accueil.

Ces questions pourront être également abordées à travers les distinctions internes au groupe tant au niveau de la préparation, de la combinaison des ingrédients, de la présentation ou de la convivialité. Les questions d’invention de « traditions » alimentaires (Hubert 2000, Ossipow 2000, Fribourg, 1996) auront toute leur importance.

Nous souhaitons ici interroger à la fois les conditions du maintien de la frontière ethnique via l’alimentation, mais aussi les significations prises par ces phénomènes de frontières ou d’entre soi alimentaire. Ces « frontières » ont-t-elle les mêmes significations que leurs homologues dans le pays de départ, si celles-ci préexistaient à la migration ? En d’autres termes, de nouvelles frontières alimentaires se créent-elles dans le cadre social proposé aux migrants ? Les certifications religieuses (cacher, halal) doivent-elles être exclusivement interprétées en termes religieux ? Qu’en est-il de ces frontières dans leurs relations avec les frontières générationnelles ? En d’autres termes, en situation migratoire, les conflits de générations se passent-ils aussi autour de la table ? Les frontières alimentaires dites ethniques sont-elles les mêmes pour les hommes et pour les femmes ?

Comment certains groupes ethniques tentent-ils de se donner les moyens de garder une certaine autonomie – ou parfois se plaisent à le proclamer - dans leurs manières de faire alimentaires, tant d’un point de vue pratique que symbolique ? En d’autres termes, dans ces situations – qui peuvent durer sur plusieurs générations - qu’en est-il des relations entre pratiques alimentaires et imaginaire alimentaire ?

3) Les migrants, leurs cabas et leurs recettes : des passeurs alimentaires ?

Comme le faisait remarquer une récente synthèse sur la sociologie de l’alimentation (Régnier, Lhuissier, Gojard, 2006), les recherches en amont de la consommation ne sont pas nombreuses et encore moins à propos des réseaux qui produisent et acheminent les produits alimentaires à destination des migrants. La question de la mondialisation pourrait se penser à travers des recherches sur cette sphère de l’activité économique. A ce niveau on pense d’abord à la question de l’exotisme et à ses usages différenciés selon les espaces urbains et les statuts sociaux (Hassoun, Raulin, 1995). Mais plus précisément, qui sont les pourvoyeurs alimentaires des migrants ? Industriels, artisans, importateurs, grossistes, détaillants ? Ces acteurs économiques sont-ils interchangeables ou possèdent-ils des caractéristiques sociales et biographiques en fonction des marchandises qu’il « travaillent » ? Comment interfèrent sur les produits alimentaires les processus de modernisation économique (industrialisation, production en série, mise aux normes européennes, marketing) ? A ce niveau on sera intéressé par des descriptions fines et historicisées de ces processus d’industrialisation et de commercialisation. En d’autres termes c’est aussi à la migration de marchandises que nous nous intéressons. La question de la mondialisation pourrait se penser à travers des recherches sur cette sphère de l’activité économique comme un récent numéro d'American Anthropologist (2007) nous y incite. 

On pourra ici s’interroger également sur le rôle de « passeur » que sont aussi les migrants. On essayera de mieux comprendre comment certains produits restent pendant un temps cantonnés dans le « marché immigré » pour à un moment donné en « sortir » et se diffuser dans l’ensemble de la société d’installation ou dans certains de ces milieux. Des propositions d’articles sur les restaurants en tant qu’espaces urbains privilégiés de mise en scène et de diffusion des cultures alimentaires pourraient trouver leur place dans ce numéro.

4) Les nourritures des élites migrantes

Enfin, les articles de ce numéro d’AoFOOD interrogeront aussi les pratiques alimentaires à la lumière des tactiques de distinction sociale. Il s’agit de déplacer le regard de « l’immigré » (Gallissot, 1993) (dénomination péjorative associée à la précarité supposée) aux immigrants -peu étudiés- qui proviennent des élites de leur pays d’origine.

Comment s’effectuent les choix alimentaires largement tributaires des conditions socio-économiques lorsqu’on occupe une position sociale plutôt élevée dans la société d’immigration ? (Wagner, 2007 : 101)  Quels sont les marqueurs alimentaires choisis pour construire l’identité sociale des élites migrantes ? Dans des situations migratoires peu étudiées, on tentera de comprendre chez les élites migrantes ce qui se maintient et ce qui se renouvelle. Comment se construit leur espace « local » alimentaire à l’échelle mondiale ? Il s’agira de décrire les dynamiques sociales internes et externes à l’œuvre dans l’évolution des pratiques alimentaires qui touchent cette catégorie spécifique de migrants.

En plus de ces quatre thèmes de réflexions, ce numéro d’AOFOOD développera une réflexion transversale et interdisciplinaire sur les conditions de réalisation des enquêtes sur ces terrains parfois sensibles (demandeurs d’asile, clandestins) et d’un accès difficile.

De manière plus générale des contributions novatrices sur les méthodes d’enquête, qui ne sont plus guère discutées, seraient les bienvenues.

Nous proposons donc un dossier pluridisciplinaire pour AoFOOD (anthropologie sociale et culturelle, histoire, géographie humaine, sociologie, économie…) consacré à l’alimentation dans des contextes migratoires, au travers du temps et des espaces.

Des comptes rendus d’ouvrages et d’articles seront également bienvenus.

Envoyez vos résumés en anglais ou en français avant le 1er mai 2009
à Chantal Crenn, e-mail : crenn.girerd@wanadoo.fr

pour tout renseignement, écrivez à cette même adresse

Les réponses seront envoyées avant mi-juin 2009

Les articles complets devront nous parvenir avant fin décembre 2009.

Food, migration and identities

Movements of populations migrating from one territory to the next are one of the major characteristics of our contemporary societies. They have various causes: economy, hope for individual social promotion, tradition among elites, persecutions or wars,... Migrations involve millions of people throughout Europe and the world.

This call for papers puts forward the hypothesis that identities opposing “us” to “them” are still largely determined by the nation and/or the ethnic group which an individual feels he belongs to. We know that food and food behaviours play an important part in this process (Bruegel and Laurioux, 2002), particularly in a situation of migration. In this up-coming issue, we wish to analyse how food behaviours are being transformed along the migration context, and how food takes part in the construction of the migrants’ social identity, according to situations which individuals have to face. Indeed food is a marker in the field of both collective and individual identities and becomes one of the symbolic boundaries between individuals, according to the place they occupy within the social hierarchy of the immigration country. Such boundaries can be transgressed and used as signposts towards the host society, within the frame of subjective processes. In the same way we’ll take into account economic globalisation processes (Warnier, 2000), to which migrants fully participate, and which affect food systems.

We therefore expect contributions which question acculturation processes, identity construction, social distinction, while taking into account social hierarchies which involve food facts in a migration situation (Kaplan et Carrasco, 1999, Raulin, 1999).

We define four major themes:

1) « Cooking » in a situation of economic and social precariousness

Because of forced displacements, people’s food logics and coherence are being transformed, giving rise to new modes of consumption and purchasing. Food ways, in a migration situation, undergo reorganisation on all levels (Calvo, 1982), all the more when the family sphere has disappeared. Thus, “cooking” when one has emigrated out of necessity is not an easy thing. It depends, among other things, on working and dwelling conditions, on one’s legal status, on financial resources, on the attitude of members of the dominant society as well as fellow countrymen, on distribution and supply facilities.

The issue of migrant legal status is particularly interesting. Being a refugee or being illegal, how does one reorganizes one’s food intake? Age and genre are also important factors. When migration involves men only (sometimes aged men), who find themselves in collective institutions, how do they deal with tasks which are traditionally performed by women? On the other hand an increasing number of single women migrate, seeking for employment: how do they deal with their new food situation?

2) Food construction and the production of a collective « us », between here and there

When migration is more ancient, Annie Hubert (2000), or Jean-Pierre Hassoun (1997) concerning freshly arrived groups, have shown how food remains a central element in the maintenance of the feeling of belonging to a particular ethnic group, and also how the « permanence », the « absence », even hybrids or shifts in values (cf. Appadurai’s shift values) depend on the interaction between both collective and individual trajectories and the political, economic and social contexts in the host country.

Such matters may also be studied through internal distinctions within the group when it comes to food preparation, the combination of ingredients, food presentation or conviviality. Issues such as the invention of food “traditions” (Hubert 2000, Ossipow 2000, Fribourg, 1996) are also important.

We wish here to question the conditions of maintenance of the ethnic boundary via food, but also the significance of such boundaries and community-building foodways. Do such boundaries have the same meaning as their homologues in the country of origin – that is if they pre-existed to the migration- in other words, are new food boundaries being created within the frame offered to migrants? Must religious certifications (kosher, halal) be exclusively interpreted in religious terms? What about such boundaries in relation to generational boundaries? In other words, in a situation of migration, are generational conflicts also dramatised around the table. Are so-called ethnic food boundaries the same for men and women?

How do ethnic groups attempt to keep some autonomy in their food practices – or at least claim they do- both on practical and symbolic levels? In other words, in such situations – which may bear on several generations – what about relations between food practices and imagination?

3) Shopping bags and recipes : migrants as food conveyors

As a recent food sociology survey indicated (Régnier, Lhuissier, Gojard, 2006), works concerning food early in the consumption chain are scarce, not to mention those concerning supply networks for migrants. The globalisation issue can be observed through this very sphere of economic activity. At this level, one might think of the exoticism issue with differentiated uses according to urban spaces and social status (Hassoun, Raulin, 1995). More precisely, who are the migrants’ food suppliers: industrials, artisans, importers, wholesalers, retailers? Are such economic actors interchangeable, or do they possess social and biographical characteristics specific to the goods they “manage”? How do economic modernization processes interfere with food products (industrialisation, mass production, European norms, marketing)? We are interested by fine and historicised depictions of such industrial and commercial processes. In other words, we are also interested in the migration of goods.

One may also question the role of migrants as “food conveyors”. How some products may be found exclusively in the “ethnic foods” market for a while, and how these very foods may one day pervade other segments of the general market. Contributions bearing on restaurants as special urban places for staging and spreading food cultures will find their place in this issue.

4) Food among migration elites

Finally, papers in this AoFOOD issue, will also question food practices in the light of social distinction tactics. One needs to take some distance with the “immigrant” (Gallissot, 1993) (a pejorative denomination associated to supposed precariousness) and look into less studied immigrants belonging to elite classes in their home country.

How are food choices, which depend largely on socio-economic conditions, made, when one occupies a rather high social position in the immigrant society (Wagner, 2007 : 101) ? Which identity markers are being chosen in order to make up the elite social identity among migrants ? Within the frame of little studied migratory situations, we aim at understanding what is maintained and what is transformed among migrant elites. How do they build their own “local” food space on an international scale ? Internal and external dynamics will need to be described in the evolution of food ways concerning this specific category of migrants.

Besides these four themes, the AoFOOD issue will attempt to develop a transversal and interdisciplinary reflexion on fieldwork conditions which are sometimes particularly sensitive (illegal immigrants or refugees) and of difficult access.

Generally speaking, innovative contributions on fieldwork methods, which are seldom discussed, will be welcome.

This issue intends to offer a pluridisciplinary panorama (social and cultural anthropology, history, human geography, sociology, economy,....) on food in the multifarious contexts of migration, through time and space.

Reviews of dedicated books and articles will also be welcome.

Please send your abstract in English or French
Before May 1st 2009
to Chantal Crenn, e-mail : crenn.girerd@wanadoo.fr

Use the same address for any further information

Answers will be sent before mid-June

Complete articles will have to be sent before the end of December 2009

Martin Bruegel et Bruno Laurioux, Histoire des identités alimentaires en Europe, Paris, Hachette, 2002.

Emmanuel Calvo, « Migration et alimentation », in Social Science Information/Information sur les Sciences Sociales, 21, 3, 1982.

Jeanine Fribourg, « Fête et cuisine traditionnelle en Espagne », in Marie Claire Bataille et Françoise Cousin, Cuisines reflet des sociétés, Editions sépias-Musée de l’Homme, 1996.

René Gallissot, « Immigré/immigrant », Pluriel Recherches. Vocabulaire historique et critique des relations interethniques, 1993, cahier n° 1, pp. 65-68.

Jean-Pierre Hassoun, « Se nourrir. Un faisceau d’habitude, des influences pluriculturelles » in Hmong du Laos en France. Changement social, initiatives et adaptations, Paris Puf (coll. Ethnologies), 1997, (Chapitre 5 : pp. 107-134).

Jean-Pierre Hassoun et Anne Raulin, « Homo exoticus », Autrement, Mille et une bouches, Coll. Mutations/Mangeurs, n°154, Paris, 1995, pp.119-129

Deborah Heath, Anne Meneley, Guest editors, "In focus: the techne and the technoscience of food and drink", American Anthropologist, vol. 109, 4, 2007

Annie Hubert, « Cuisine et politique : le plat national existe-t-il ? », Revue des Sciences sociales : révolution dans les cuisines, 2000.

Adriana Kaplan et Silvia Carrasco, Migración, cultura y alimentación. Cambios y continuidades en la organización alimentaria, de Gambia a Cataluña, Bellaterra, Universitat Autònoma de Barcelona, 1999.

Laurence Ossipow, « dans la cuisine des immigrés : alimentation et acculturation en Suisse » in Jean-Pierre Corbeau (direction) Cuisine, Alimentation, Métissages, juillet-décembre 2000.

Faustine Régnier, Anne Lhuissier, Séverine Gojard, Sociologie de l’alimentation, Paris, La Découverte (coll. Repères), 2006.

Anne Raulin, L’ethnique est quotidien, Paris, l’Harmattan, 1999.

Pierre-Jean Simon, Pour une sociologie des relations interethniques, Rennes, PUR, 2006.

Anne-Catherine Wagner, Les classes sociales dans la mondialisation, Paris, Repères/La Découverte, 2007.

Jean-Pierre Warnier, La mondialisation de la culture, Paris, La Découverte, 2000.

Dates

  • vendredi 01 mai 2009

Mots-clés

  • alimentation, migrations, relations interethniques

Contacts

  • Chantal Crenn
    courriel : crenn [dot] girerd [at] wanadoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Chantal Crenn
    courriel : crenn [dot] girerd [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Alimentation, migration et identité », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 16 mars 2009, http://calenda.org/196780