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Les systèmes d'enseignement à l'heure de la globalisation

Institutions, programmes, publics. Transeo dossier n°2

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Publié le mercredi 25 mars 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Appel à communication de la revue électronique Transeo : dossier n°2, « Les systèmes d'enseignement à l'heure de la globalisation. Institutions, programmes, publics ». http://www.transeo-review.eu/. S’inscrivant au cœur des préoccupations de la revue, le dossier s’intéresse à des phénomènes transnationaux tels que la mobilité des étudiants et des universitaires, la fabrique des savoirs et la circulation des biens symboliques ou encore la formation des élites internationales.

Annonce

Pour son second numéro, la revue électronique TRANSEO explore les processus d’internationalisation des systèmes d’enseignement.

S’inscrivant au cœur des préoccupations de la revue, le dossier s’intéresse à des phénomènes transnationaux tels que la mobilité des étudiants et des universitaires, la fabrique des savoirs et la circulation des biens symboliques ou encore la formation des élites internationales.

Historiens, sociologues, économistes, spécialistes des sciences de l’éducation, spécialistes de l’histoire intellectuelle, anthropologues et politologues [1] sont invités à dialoguer à partir d’études de cas, tant locales et nationales que transnationales, portant sur l’internationalisation des différents niveaux d’enseignement. Les contributions pourront s’inscrire dans les thématiques suivantes :

  • I. Internationalisation des institutions scolaires et universitaires
  • II. Internationalisation des programmes et des contenus
  • III. Internationalisation des publics

I. Internationalisation des institutions scolaires et universitaires

Alors que les systèmes d’éducation relèvent traditionnellement des prérogatives des États-nations, pourquoi et comment l’international est-il devenu à la mode ? Aujourd’hui les valeurs positives de l’international – universalité, pluralité et altérité – sont souvent associées aux nouvelles définitions sociales de l’excellence. Les World Class Universities, par exemple, brandissent leur « cosmopolitisme » tel un label tandis que les classements internationaux retiennent systématiquement comme indicateurs positifs les taux d’internationalisation du public étudiant et du corps enseignant, voire ceux des conseils scientifique et d’administration. Il s’agit de s’interroger sur les conditions historiques et sociales qui ont conduit à l’internationalisation des systèmes d’enseignement, sur la circulation des modèles institutionnels et pédagogiques, sur les stratégies des institutions scolaires et universitaires visant à s’internationaliser, enfin sur les politiques publiques – nationales et/ou transnationales – qui encouragent la mobilité des étudiants (allant des programmes d’échange Fulbright à Erasmus) et l’harmonisation des cursus (processus de Bologne)

II. Internationalisation des programmes et des contenus

S’il est courant d’étudier l’internationalisation de la recherche, on s’intéresse plus rarement aux pratiques pédagogiques et aux contenus des enseignements. Dans quelle mesure peut-on élaborer et transmettre des contenus qui échapperaient au prisme du national ? Quelles sont les conséquences des mobilités internationales sur les curricula et les cursus ? Comment les institutions gèrent-elles l’hétérogénéité culturelle de leurs publics ? Dans quelle mesure les partenariats, les jumelages, les accréditations, les réseaux entre institutions ou les codiplômes contribuent-ils à la transformation des programmes d’enseignement ? L’internationalisation des systèmes d’enseignement renforce-t-elle l’uniformisation des contenus ou est-elle un gage de dépaysement intellectuel et d’hybridation des cultures ?

III. Internationalisation des publics

De plus en plus d’institutions d’enseignement s’autoproclament « internationales ». Elles affichent le pourcentage d’étudiants étrangers dans leurs effectifs totaux et mettent ainsi en avant un profil « international ». S’agit-il de nouveaux modes de légitimation ? D’un point de vue historique, la mobilité estudiantine n’est pas une nouveauté. On peut donc s’interroger sur la catégorie des étudiants étrangers. Qui sont aujourd’hui ces étudiants cosmopolites ? Dans leurs choix de séjours à l’étranger, connaissent-ils les contraintes qu’exercent les hiérarchies entre les pays et les langues ? Qu’attendent-ils de ces parcours d’études souvent onéreux ? Enfin, que deviennent-ils ? Assiste-t-on à la formation d’une internationale des élites nationales et dans quel cas peut-on parler d’un véritable habitus international ?

Contacts :

Leonora Dugonjic : dugonjic@ehess.fr ; Camille Maze : Camille.Maze@ens.fr ; Marie Scot : macha.scot@wanadoo.fr

La date limite pour la remise des articles est fixée au 15 juin 2009.

Dates

  • lundi 15 juin 2009

Mots-clés

  • enseignement, universités, sciences sociales

Contacts

  • Marie Scot
    courriel : macha [dot] scot [at] wanadoo [dot] fr
  • Camille Maze
    courriel : Camille [dot] Maze [at] ens [dot] fr
  • Leonora Dugonjic
    courriel : dugonjic [at] ehess [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Marie Scot
    courriel : macha [dot] scot [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les systèmes d'enseignement à l'heure de la globalisation », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 25 mars 2009, http://calenda.org/196841