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La République en Méditerranée

Diffusions, espaces et cultures républicaines en France, Italie et Espagne (XVIIIe - XXe siècle)

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Publié le mercredi 01 avril 2009 par Marie Pellen

Résumé

Ce colloque international vise à réunir des spécialistes qui présenteront des recherches nouvelles et un état de l'art, afin de lancer et de coordonner des chantiers prometteurs. D'ici deux ans, une seconde rencontre élargira le champ d'investigation à l’ensemble des pays de la Méditerranée et notamment au bassin oriental et à la rive Sud. Les actes seront publiés dans les Cahiers de la Méditerranée, une traduction pour une publication dans Memoria e Ricerca est prévue ainsi que dans la revue Ayer, de l’Associación de Historia Contemporéna pour la langue espagnole.

Annonce

Colloque international

Nice Sophia-Antipolis, 8 et 9 octobre 2009

Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine avec le concours de l'Institut Universitaire de France

Organisateurs :

Luis P. Martin (Université de Pau et des pays de l’Adour-CMMC Nice) & Jean-Paul Pellegrinetti (Université de Nice Sophia-Antipolis-CMMC)

Les études sur la République : de nouveaux chantiers en perspective

La République en tant qu’objet historique est toujours d’actualité et les études sur la République sont en plein renouvellement dans les principaux Etats européens de la Méditerranée. Ceci tient, à la fois aux nouvelles approches et méthodologies historiques, où les études culturelles ont été porteuses d’une dynamique inattendue, et aux débats politiques propres à l’évolution des régimes politiques actuels : en Italie, sur le changement de modèle républicain et en Espagne, sur la légitimité d’une monarchie héritière d’une dictature. En France les débats sur la VIe République ont été particulièrement vifs et nourris.

Les historiens ont mené des travaux qui intègrent les enjeux sociétaux à la suite des travaux de Maurice Agulhon (ceci dans les trois pays considérés), les apports anthropologiques des cultures politiques (voir à ce sujet l’intérêt des enquêtes de Marc Augé, par exemple), la transversalité des études sur les sensibilités d’Alain Corbin ou des représentations de Roger Chartier et d’autres. Les études sur la République se projettent sur des chantiers nouveaux qui sont plus explicites dans la mesure où ils contiennent tout l’éventail des productions politiques du républicanisme, mais aussi des pratiques.

Un point non négligeable dans cette perspective est constitué par les importants travaux réalisés par les philosophes du politique (Ph. Pettit, M. Viroli, J.-F. Spitz, etc.), accompagnés par des historiens des idées politiques (G. A. Pocock, Q. Skinner), qui ont insufflé un nouvel élan aux études républicaines.

Dans ce contexte historiographique, une réflexion d’ensemble sur l’aire de la Méditerranée occidentale n’est pas superflue, tant du point de vue de l’influence du modèle français que de l’originalité  des expériences qu’ont connues les Républiques transalpines et espagnoles.

Problématiques

Nous avons retenu trois axes d’exploration: les diffusions, les espaces et les cultures de la République. Ces axes sont susceptibles de rendre plus visibles les productions et pratiques républicaines, de les mettre en parallèle, ou en confrontation, avec d’autres formes ou modèles.

Les diffusions

Les républiques sont le fruit d’un échange, des multiples échanges. Des diffusions tout azimut réclament donc notre attention. La République révolutionnaire accouche des Républiques sœurs, la révolution de 1848 porte le message républicain sur toutes les Nations naissantes, la IIIe République française inspire les républicains « sans République » d’Espagne et d’Italie, les réconforte même.

Un des grand legs de la République est cette donation universaliste d’une idée de la cité sans commune mesure avec d’autres régimes politiques. De la diffusion est née la représentation et la symbolique : une façon de « dire » et « voir » la République. Ainsi, l’idée de la République est « parole » ; qui dit parole dit « agora », transmission…

Les espaces

Les territoires de la République ne sont pas uniquement les États, ils sont une cosmogonie qui est récréée par le biais des transmissions. La République existe dans et hors de l’État. C’est plus qu’une image car celle-ci est matérialisée par un corps politique bien défini : dans la participation (sociabilités, partis, presse). Puis insertion dans le corps de la Nation : dans la représentation (députés, maires, préfets). Les espaces républicains se délimitent aussi, même dans le mobilier urbain, par exemple.

Dans la Méditerranée la plus sensible à la République (plus la Grèce révolutionnaire), les espaces sont transversaux : ils communiquent entre eux et dépassent les frontières. Les républicains se reconnaissent dans une fraternité d’espaces qui ne sont pas forcément autochtones : les Espagnols chantaient la Marseillaise à tue-tête à la moindre fête républicaine.

Les cultures

Il va de soi que la République est une culture, plus qu’un culte. En éliminant tout caractère religieux, la République libère –si l’on peut dire- toute notion de transcendance du politique. La culture républicaine est donc, même plus vaste que la République, car elle est faite d’autres cultures et elle les dépasse, les réécrit et les invente. Mais aussi elle produit des nouvelles. La plus répandue : la laïcité. La plus convoitée : la séparation de l’Église et de l’État. La plus aimée : les droits de l’homme et du citoyen.

Au-delà de ces cultures, il y a la culture du droit universel. Cet esprit social qui se moule dans la volonté générale et qui se manifeste par un contrat de la communauté, fait que les cultures républicaines sont les flambeaux de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. La République est surtout civique et elle entend être le socle de la société civile. En définitive, les cultures républicaines nous montrent les possibilités de construire des sociétés humanistes.

Il s’agit de la première rencontre d’une série de trois : Nice (2009)-Almeria (2010), Florence (2011). Dans une deuxième phase, les rencontres seront élargies au bassin oriental de la Méditerranée : Grèce, Turquie, Egypte. 

Les objectifs visés

Ce colloque international vise à réunir des spécialistes qui présenteront des recherches nouvelles et un état de l'art, afin de lancer et de coordonner des chantiers prometteurs. D'ici deux ans,  une seconde rencontre élargira le champ d'investigation à l’ensemble des pays  de la Méditerranée et notamment au bassin oriental et à la rive Sud.
Les actes seront publiés dans les Cahiers de la Méditerranée, une traduction pour une publication dans Memoria e Ricerca est prévue ainsi que dans la revue Ayer, de l’Associación de Historia Contemporéna pour la langue espagnole.

Envoyer avant le 1er juin 2009 un résumé d'une quinzaine de lignes maximum accompagné d'une liste de mots clés, un cv et la liste de dernières publications à  :

  • jean-paul.pellegrinetti@wanadoo.fr
  • luismartin@free.fr

Lieux

  • Université de Nice Sophia-Antipolis, Campus Saint-Jean d'Angély
    Nice, France

Dates

  • lundi 01 juin 2009

Mots-clés

  • République, Méditerranée, histoire politique

Contacts

  • Jean-Paul Pellegrinetti
    courriel : jean-paul [dot] pellegrinetti [at] wanadoo [dot] fr
  • Luis P. Martin
    courriel : luismartin [at] free [dot] fr
  • Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine ~
    courriel : cmmc [at] unice [dot] fr

Source de l'information

  • Pierre-Yves Beaurepaire
    courriel : pybeaurepaire [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La République en Méditerranée », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 01 avril 2009, http://calenda.org/196904