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Les politiques éducatives en matière artistique et culturelle

Généalogie et perspectives actuelles (XVIIIe - XXIe siècle)

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Publié le lundi 30 mars 2009 par Marie Pellen

Résumé

Ce séminaire de recherche, co-dirigé par Dominique Poulot (Paris I, professeur) et Jean-Miguel Pire (EPHE, chercheur) et coordonné par Nicolas Idier (Haut Conseil de lÉducation Artistique et Culturelle, chargé d’études), a pour ambition d’ancrer la réflexion actuelle autour de l’enseignement des arts dans le temps long de l’histoire et celui du partage d’expériences avec des professionnels, afin de dégager une base de références historiques et sociologiques, voire pratiques, à destination des acteurs culturels et éducatifs ainsi que des chercheurs.

Annonce

Ce séminaire de recherche, co-dirigé par Dominique Poulot (Paris I, professeur) et Jean-Miguel Pire (EPHE, chercheur) et coordonné par Nicolas Idier (Haut Conseil de l’Education Artistique et Culturelle, chargé d’études), a pour ambition d’ancrer la réflexion actuelle autour de l’enseignement des arts dans le temps long de l’histoire et celui du partage d’expériences avec des professionnels, afin de dégager une base de références historiques et sociologiques, voire pratiques, à destination des acteurs culturels et éducatifs ainsi que des chercheurs.

Les politiques éducatives en matière d’histoire de l’art constituent un domaine peu exploré par la recherche universitaire, probablement à cause de son interdisciplinarité. Dans un souci de transversalité, ce séminaire de recherche interrogera la pluralité des disciplines artistiques dans leurs rapports à l’éducation et à l’enseignement.

Il convient également, à l’heure de la maturation d’une réflexion sur l’enseignement des arts à l’école, de constituer une méthodologie de travail et de dégager les principaux enjeux des politiques éducatives à travers le temps long de l’histoire, mais aussi en rapport avec l’actualité culturelle et éducative.

A cette fin, chaque séance soulèvera un problème spécifique de la thématique. La périodisation de cette « généalogie », un éclairage sur la pluralité des formes d’expression artistique ainsi qu’une réflexion sur les données actuelles de la question, notamment avec les nouvelles technologies, la dématérialisation des supports et la gratuité de l’œuvre, seront au centre de la dynamique de réflexion.

L’objectif est d’ouvrir ce séminaire au public le plus large possible, tant du côté des professionnels et des Master Professionnels, que du côté des étudiants, des Master Recherche et des doctorants.

Afin de garantir une pluralité d’approches et une ouverture optimale vers le monde de la culture et une sphère académique élargie, des intervenants universitaires (nationaux et internationaux) ainsi que des intervenants du monde de la culture (conservateurs, directeurs d’institutions culturelles, acteurs privés, artistes) développeront la question du jour. Une troisième personnalité issue du « terrain » éducatif actuel pourra apporter à la réflexion théorique les fruits de son expérience pratique. Cette ouverture pourra également s’opérer à l’échelle européenne, voire internationale, dans une optique comparatiste.

La réflexion amorcée au cours des séminaires sera relayée d’une part par des travaux de recherche, d’autre part par des publications.

Parallèlement, sera menée la constitution d’archives sonores autour de l’histoire de l’art, à commencer par la figure d’André Chastel. Cette opération bénéficiera du soutien du Comité d'histoire du Ministère de la Culture et des institutions culturelles.

Entre dynamique d’élaboration d’une « mémoire » de l’histoire de l’art et de ses relations avec la cité, et réflexion sur l’actualité de la question, ce séminaire veut allier la stabilité académique à l’innovation de l’approche et au partage d’expériences.

Mardi 12 mai, 14h-16h  (INHA , salle Ingres)

Les politiques éducatives des musées

-         Invitée : Madame Claude Fourteau

L’expérience de l’intervenante auprès du public de deux musées a priori fort différents - le Louvre et Beaubourg - , ainsi qu’une réflexion menée au sein de l’université de Dijon, donneront à cette séance la valeur de l’expérience vécue et de la réflexion académique. Les politiques éducatives des musées interrogent les rapports entre deux institutions : l’école et le musée. La mise en perspective historique de cette relation, ainsi que l’interrogation des données actuelles, telles que la décentralisation de la culture, seront l’objet de cette première séance de séminaire.

Avec projection du film : Les apprentis-visiteurs

(Réalisateur Olivier HORN, 2000. Durée: 14 minutes, Production: Quark Production, Musée du Louvre et la Cinq)

Lundi 22 juin, 14h-16h INHA (INHA, Salle Demargne)

L’opéra et l’école

- Présentation de Mademoiselle Theresa Schmitz (EHESS), avec la participation d’Agnès de Jacquelot (responsable de la programmation jeune public à l'Opéra National de Paris, Bastille) et de Bruno Moysan (IEP Paris, séminaire « Musique, Politique et Subjectivité)

Au cours de cette séance, nous étudierons les rapports étroits entre l’opéra et l’école, notamment d’un point de vue historique, avec le changement du statut de l’enfant dans la société depuis les années 70, et surtout 90. Les relations entre l’opéra et l’école peuvent interagir d’une part sur l’éducation musicale au sein des structures éducatives, mais également, d’autre part, sur la création d’opéras pour les enfants par des professionnels, avec participation ou non de jeunes amateurs.

L’art, les arts. De tout temps, une question se pose, et elle est centrale : comment enseigner ce qui transcende le langage ? « Ce qui est important ne peut être enseigné » est une de ces phrases qui méritent d’être repensées, à l’aulne de notre histoire et de notre époque.

Depuis que l’Ancien Régime a laissé place à une République préoccupée d’éduquer chacun de ses sujets pour en faire des citoyens, l’enseignement des beaux-arts, du lyrisme et des arts de la scène a cessé d’être l’apanage d’une élite fortunée ou d’une marge excentrique, pour devenir un des outils de l’instruction publique, posant une autre question : Fin ou moyen ? Devant une peinture, un morceau de musique, un poème ou, aujourd’hui, un film, une photographie ou une image de synthèse, plusieurs postures sont possibles : comprendre les mécanismes pour les appliquer soi-même, s’ouvrir à une transcendance qui ne tolère nul intermédiaire, décrypter un message et y déceler des informations, se laisser aller à l’émotion,  intellectualiser une théorie.

Sans que tel ou tel point exclue l’autre, il est important de mettre en perspective la singularité de chaque pratique artistique avec la dynamique des politiques éducatives. La place de l’art dans la Cité est chaque jour interrogée, par la politique de la ville, les initiatives individuelles et associatives, les projets d’Etat. La Cité commence par l’éducation de ceux qui sont appelés à y vivre et à s’y épanouir : la place de l’art à l’école, depuis la maternelle jusqu’au supérieur, est un des enjeux majeurs d’hier à aujourd’hui. Cet enjeu, il nous faut le mesurer, le délimiter, le comprendre, pour toujours mieux le servir.

Lieux

  • Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) 2, rue Vivienne
    Paris, France

Dates

  • mardi 12 mai 2009
  • lundi 22 juin 2009

Mots-clés

  • histoire de l'art, histoire de l'éducation, politiques culturelles, époque moderne, époque contemporaine, musées, musique, philosophie des arts

Contacts

  • Idier Nicolas
    courriel : nicolas [dot] idier [at] paris-sorbonne [dot] fr

Source de l'information

  • Nicolas Idier
    courriel : nicolas [dot] idier [at] paris-sorbonne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les politiques éducatives en matière artistique et culturelle », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 30 mars 2009, http://calenda.org/196910