AccueilElizabeth Anscombe et la philosophie contemporaine

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Publié le vendredi 10 avril 2009 par Marie Pellen

Résumé

Premier colloque international en France sur l'oeuvre très originale et multiple d'Elizabteh Anscombe (1919-2001), philosophe souvent citée mais mal connue, dont l'oeuvre inspire ou oriente de nombreuses recherches contemporaines en théorie de l'action, en philosophie de la psychologie, en éthique, en sémantique, et pour l'éspitémologie des sciences humaines en général. L'objectif de la journée est de proposer une vision relativement étendue de cette pensée dense et singulière, sans révérence exégétique mais avec le souci d'en comprendre la grande pertinence pour plusieurs débats contemporains.

Annonce

Journée Paris 1 - ENS avec V. Descombes, B. Gnassounou, P. de Lara,C. Michon, R. Teichmann

samedi 16 mai 2009

Matinée : Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne - 12, Place du Panthéon, salle 216

9h00-9h15 : Présentation de la journée par Valérie Aucouturier (Paris 1) et Marc Pavlopoulos (ENS)

9h15-10h00 Bruno GNASSOUNOU (Université de Nantes, MC) : « Proposition et connexion non prédicative »

10h00-10h45 Marc PAVLOPOULOS (ENS) : « Connaissance sans observation, connaissance pratique et connaissance de soi : quelques remarques grammaticales »

10h45-11h00 Pause

11h00-12h45 : La première personne

11h00-11h30 Rachel WISEMAN (Université d’York) : « Anscombe and McDowell on intentions and I »

11h30-12h15 Vincent DESCOMBES (EHESS) : « La référence à soi »

12h15-12h45 Discussion avec Vincent Descombes, Bruno Gnassounou et Rachel Wiseman.

12h45-14h15 Déjeuner

Après-midi : Ecole normale supérieure - 45, rue d’Ulm, salle Cavaillès

14h15-15h00 : Valérie AUCOUTURIER (Paris-1 et Université de Kent) : « L’expression des intentions »

15h00-15h45 Philippe DE LARA (Université Paris II, MC) : « Que prouve l'argument des stopping modals? »

15h45-16h00: pause

16h00-16h45 Roger TEICHMANN (Université d'Oxford, St Hilda's College): « Is Pleasure a Good?  »

16h45-17h30 Cyrille MICHON (Université de Nantes, Pr.) : « Libre arbitre et responsabilité morale »

17h30-18h00 : discussion avec Vincent Descombes, Cyrille Michon et Roger Teichmann : Anscombe et la philosophie morale.

Elisabeth Anscombe et la philosophie contemporaine

« Philosophe pour philosophe » et non pour tout un chacun, selon la dichotomie qu’elle utilise elle-même pour caractériser son maître viennois, Elisabeth Anscombe (1919-2001) est une figure majeure de la philosophie du siècle passé.

Elève, exécutrice testamentaire et grande commentatrice de Wittgenstein, férue de philosophie ancienne en général et d’Aristote en particulier, thomiste et catholique militante, professeur de Cora Diamond et collègue aînée de Philippa Foot, initiatrice peut-être malgré elle de l’éthique dite des vertus et de la philosophie de l’action contemporaine, Anscombe fut assurément une personnalité philosophique très forte, diverse et controversée. Ses thèses provocatrices ont fait froncer plus d’un sourcil, mais sont de plus en plus souvent discutées aujourd’hui. En défendant la primauté des relations causales singulières sur les régularités nomiques dès 1971, la non-référence de « je », ou encore l’idée qu’une connaissance authentique peut viser à accorder le monde à l’esprit et non l’inverse, Anscombe cherche toujours à se situer au cœur de la philosophie analytique de son temps pour aller à contre-courant de certains de ses dogmes empiristes et idéalistes inaperçus. Si elle défend souvent avec une radicale conviction des positions médiévales ou des analyses wittgensteiniennes jugées absconses par ses collègues, mais qu’elle cherche justement à mettre au goût du jour, son souci premier est toujours de restituer aux questions philosophiques toute leur brutalité.

Plus encore que la variété des époques et des domaines philosophiques dont elle a traité, c’est cette attention opiniâtre et sans concession aux questions qui marquait ses élèves et aujourd'hui ses lecteurs. Anscombe est une philosophe à la mode analytique et pourtant aussi dans le sens ancien du terme, au sens des questions platoniciennes qu’elle ne cesse, comme le Socrate des dialogues, de remettre sur le métier par des exemples simples, triviaux, apparemment inoffensifs et souvent dévastateurs. C’est aussi une remarquable lectrice, capable de décliner sur une même question Aristote et Wittgenstein, Brentano et Descartes ou encore Austin et les médiévaux tout en prenant toujours soin de bien préciser les failles qui séparent les modernes des anciens. En bref, une des rares figures contemporaines qui permettent peut-être de croire en l’unité de la philosophie.

En envisageant plusieurs facettes de cet auteur complexe à la pensée extraordinairement dense, cette journée d’études veut mesurer son actualité, avec fidélité mais sans révérence ni exclusive, et confronter ses thèses et arguments à des débats et questionnements plus récents.

Contact : marc.pavlopoulos@ens.fr; valerie.aucouturier@malix.univ-paris1.fr

Lieux

  • Place du Panthéon - Ecole normale supérieure (Ulm)
    Paris, France

Dates

  • samedi 16 mai 2009

Mots-clés

  • Anscombe, Wittgenstein, éthique, vertus, théorie de l'action

Contacts

  • Marc Pavlopoulos
    courriel : marc [dot] pavlopoulos [at] ens [dot] ff

Source de l'information

  • Marc Pavlopoulos
    courriel : marc [dot] pavlopoulos [at] ens [dot] ff

Pour citer cette annonce

« Elizabeth Anscombe et la philosophie contemporaine », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 10 avril 2009, http://calenda.org/196979