AccueilLes diasporas du nouveau monde

*  *  *

Publié le mercredi 29 avril 2009 par Marie Pellen

Résumé

La troisième édition de ce symposium aura pour but de mettre en valeur les travaux des jeunes chercheurs consacrant leur recherche à la Caraïbe, dans le but de susciter une réflexion novatrice sur les problématiques sociales, culturelles et économiques qui concernent les diasporas des Amériques. Comme lors des deux précédents symposiums, nous entendons donner une dimension internationale à l’événement1. L’un des enjeux majeurs de cette manifestation scientifique consistera, par conséquent, à offrir un plus grand impact aux travaux des universitaires s’intéressant de près à l’étude des diasporas dans l’espace transnational des Amériques. C’est dans cette perspective qu’il faut considérer la finalité de cette troisième conférence : favoriser un dialogue scientifique constructif entre des jeunes chercheurs de l’Université des Antilles et de la Guyane, et d’autres, rattachés à des universités caribéennes, américaines ou européennes, autour d’une réflexion originale sur les diasporas qui ont contribué à la formation et à l’évolution des sociétés caribéennes.

Annonce

SYMPOSIUM INTERNATIONAL DES JEUNES CHERCHEURS DE LA CARAÏBE 

organisé par :

  • CRILLASH (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Langues, Lettres, Arts et Sciences Humaines)
  • CEREGMIA (Centre d'Etude et de Recherche en Economie, Gestion, Modelisation et Informatique Appliquée)
  • CRPLC (Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux de la Caraïbe)

Université des Antilles et de la Guyane

Campus de Schoelcher, Martinique

21 et 22 janvier 2009

La troisième édition de ce symposium aura pour but de concrétiser les efforts entrepris par les jeunes chercheurs de la Caraïbe pour susciter une réflexion novatrice sur les problématiques sociales, culturelles et économiques qui concernent les diasporas des Amériques. Comme lors des deux précédents symposiums, nous entendons donner une dimension internationale à l’événement1. L’un des enjeux majeurs de cette manifestation scientifique consistera, par conséquent, à offrir un plus grand impact aux travaux des universitaires s’intéressant de près à l’étude des diasporas dans l’espace transnational des Amériques. C’est dans cette perspective qu’il faut considérer la finalité de cette troisième conférence : favoriser un dialogue scientifique constructif entre des jeunes chercheurs de l’Université des Antilles et de la Guyane, et d’autres, rattachés à des universités caribéennes, américaines ou européennes, autour d’une réflexion originale sur les diasporas qui ont contribué à la formation et à l’évolution des sociétés caribéennes.

L’histoire de cette aire géoculturelle montre bien que le peuplement des multiples territoires qui la constituent se caractérise par un afflux constant d’éléments migratoires – en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Asie – dont le brassage fonde la spécificité ethnoculturelle de la Caraïbe moderne. Pour redonner la place méritée à cette dimension tout à fait essentielle de la condition du Nouveau Monde, il convient donc de s’interroger sur les répercussions de ces différents apports, dans le domaine social, économique et culturel, en cherchant, notamment, à mettre en relief les spécificités des phénomènes diasporiques qu’ont connus les territoires américano-caribéens au cours des XXème et XXIème siècles.

À titre indicatif, quelques axes de réflexion peuvent d’ores et déjà être soumis à l’appréciation des futurs contributeurs :

  • Dans le domaine des sciences sociales et humaines, comme l’histoire, la géographie, la sociologie et l’anthropologie, il serait intéressant d’explorer le fonctionnement des nouveaux types de diasporas apparus au cours des dernières décennies et leurs représentations, voire leurs modélisations, singulièrement dans le champ de l’interculturalité. Quels seraient, notamment, la place et le rôle laissés à l’individu au sein de ces dispositifs représentationnels ?

  • En ce qui concerne le domaine économique, il semble important de s’intéresser aux répercussions des phénomènes migratoires sur les économies locales de la Caraïbe, ainsi que sur celles des pays d’accueil où les ressortissants caribéens sont implantés. On pourra, par exemple, étudier les mutations structurelles entraînées par les transferts de fonds entre les pays de la Caraïbe et les métropoles états-uniennes ou européennes. Des contributions allant en ce sens permettront d’éclairer la nature et le fonctionnement des flux monétaires et financiers entre les pays dits du Sud, et ceux du Nord. Il est également permis de s’interroger sur leurs évolutions au cours des dernières décennies, en particulier dans un contexte où les économies insulaires sont de plus en plus confrontées aux conséquences directes et indirectes de la globalisation. Dans quelle mesure l’extension et la ramification des diasporas peuvent-elles participer à la promotion du développement durable dans les territoires caribéens ?

  • Dans le domaine littéraire et linguistique, on pourra se pencher sur l’évolution du discours identitaire résultant des changements démographiques récents en faisant ressortir des phénomènes nouveaux tels que l’émergence, le développement et les mutations de nouveaux territoires littéraires et langagiers relatifs aux communautés diasporiques, qu’elles soient réelles ou « imaginées », comme le souligne Benedict Anderson (Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, 1991). Comment analyser les degrés et modalités d’intégration de ces formes d’expression culturelle hybrides ? Sont-elles centrales, marginales ou simplement accidentelles ? Quel peut être leur degré d’incidence sur la performativité des nouveaux champs discursifs ainsi créés ?

  • Le foisonnement des arts caribéens requiert une égale attention. Il importe, par exemple, de faire ressortir l’originalité des multiples formes d’expression artistique nées dans le terreau particulièrement fertile de l’entre-deux diasporique. On pourra s’intéresser, en particulier, à l’impact des productions picturales et musicales sur la formation et la transformation des identités culturelles transnationales. Les études portant sur ce domaine sont bienvenues, et sont susceptibles, a priori, de nourrir une réflexion des plus intéressantes.

En résumé, les interventions pourront donc appartenir à des domaines aussi variés que les cultural studies, la géographie, l’histoire, l’économie, la littérature ou les arts (théâtre, danse, arts visuels), à condition de faire ressortir un axe civilisationnel fort.

Les communications (d'une durée maximum de 20 minutes et d'une longueur maximum de 25000 signes, espaces compris, pour la publication) pourront être présentées en français, en anglais ou en espagnol. Les propositions de communication (environ 2500 signes, soit une page) devront être accompagnées d'une brève notice biobibliographique, et envoyées avant le 1er aout 2009 aux coordinateurs du symposium, dont les coordonnées sont indiquées
ci-dessous. Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique seront avisés avant le 1er septembre 2009 de fournir un résumé de leur communication d'environ 1500 signes en français et en anglais pour l'établissement du programme définitif. Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique devront envoyer la version finale de leur texte avant le 1er décembre 2009 aux organisateurs. Les contributions retenues par le comité seront publiées dans la Revue d'Etudes Caribéennes ou dans la revue Archipélie.

Les résumés des communication (environ 2500 signes, soit une page) devront être accompagnés d’une brève notice biobibliographique, et envoyées avant le 30  juillet aux coordinateurs du symposium, dont les coordonnées sont indiquées ci-dessous.

Les auteurs des propositions retenues par le comité scientifique seront avisés avant le 1er aout 2009 de fournir un résumé de leur communication d'environ 1500 signes, en français et dans l’une ou l’autre des deux autres langues (anglais ou espagnol), avant le 20 juillet 2009, pour l'établissement du programme définitif. La version finale de leur texte devra être envoyée aux organisateurs avant le 1er Octobre.

Les contributions retenues par le comité seront éditées par la Revue d'Etudes Caribéennes ou par Archipélies.

Coordinateurs du symposium

Lionel Davidas : lionel.davidas@wanadoo.fr

Frédéric Lefrançois : frederic-lefrancois@wanadoo.fr

1 La thématique du premier symposium, tenu en 2005 était : « Cultures d’origine et cultures  migrantes de la Caraïbe », et celle du deuxième, en 2007, s’intitulait : « Les territoires de la Caraïbe : formes et enjeux ».

Lieux

  • Université des Antilles et de la Guyane, Campus Universitaire de Schoelcher
    Schœlcher, Martinique

Dates

  • mercredi 01 juillet 2009

Mots-clés

  • Diaspora, immigration, migrations internationales, Caraîbe, Amériques, Hybridite, interculturalité, échanges transnationaux

Contacts

  • Frédéric Lefrançois
    courriel : frederic-lefrancois [at] wanadoo [dot] fr
  • Lionel Davidas
    courriel : lionel [dot] davidas [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Frédéric Lefrançois
    courriel : frederic-lefrancois [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les diasporas du nouveau monde », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 29 avril 2009, http://calenda.org/197099