AccueilPour une histoire de l'architecture publique française (1795-1840)

Pour une histoire de l'architecture publique française (1795-1840)

À travers les procès-verbaux des séances du Conseil des bâtim

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Publié le lundi 25 mai 2009 par Marie Pellen

Résumé

L'INHA organise le 9 juin 2009 (INHA,16h-19h) une table ronde à l'occasion de la mise en ligne de la base de données CONBAVIL, créée à partir du dépouillement analytique des procès-verbaux des séances du Conseil des bâtiments civils entre 1795 et 1840 (Archives nationales, sous-série F21).

Annonce

Table ronde organisée par le Centre André Chastel et l’INHA à l’occasion de la mise en ligne de la base CONBAVIL (INHA - salle Vasari, 9 juin 2009)

Dans son expression formelle et ses principes de composition, mais aussi dans ses intentions d’organisation de l’espace de la ville, l’architecture des premières décennies du XIXe siècle poursuit et développe, dans une large mesure, celle de la fin de l’Ancien Régime. Mais par son organisation administrative, professionnelle et économique, par son expansion à de nouvelles classes de commanditaires et de nouveaux types de programmes, par sa recherche d’innovations technologiques, elle prend une tournure toute différente qui lui donne une autre incidence sur les transformations de l’espace physique et de la société. Selon un mouvement d’équipement rationnel du pays, soutenu par la réorganisation administrative de la France et dont l’impulsion vient du pouvoir central, le champ d’intervention des architectes et la notion  même d’architecture s’étend désormais à un nombre croissant d’édifices de dimensions modestes ou à vocation essentiellement utilitaire. L’art architectural, dont les nouveaux
programmes et les nouveaux modèles sont conçus à Paris, se diffuse dans les départements, jusqu’aux petites communes, où il rencontre des traditions constructives locales et des réalités culturelles et économiques pour le moins contrastées. Parallèlement à la discipline artistique, qui se redéfinit dans les cercles académiques et au sein de la jeune Ecole des beaux-arts, une architecture publique plus concrète, plus en prise avec les réalités du terrain et les contraintes du réemploi, voire de la préservation d’édifices existants, se construit dans la pratique, sous le contrôle et la férule du Conseil des bâtiments civils. Les procès-verbaux
de ses délibérations entre 1795 et 1840 nous offrent donc un point de vue incomparable au coeur d’un mouvement de transformation du pays lui-même sans pareil.
C’est pourquoi la base de données CONBAVIL, dont cette table ronde accompagne la mise en ligne, au-delà d’une connaissance plus approfondie des projets et des nombreuses identifications et des attributions qu’elle contient, permet aussi d’imaginer des enquêtes et des travaux jadis presque impossibles, ouvrant des perspectives inédites sur des analyses quantitatives, économiques ou typologiques, sur des comparaisons entre régions ou sur les rapports Paris-Province, sur le mouvement de codification des règlements et des marchés de travaux, sur les combats de l’art et de la nécessité, du local et du national. Le soutien que l’Inha est heureux d’avoir apporté à son achèvement et à sa mise en ligne illustre ainsi
pleinement sa vocation qui est de favoriser la réalisation de projets d’intérêt collectif dont la qualité et l’ampleur enrichissent le regard et les perspectives de chacun.

En présence de :

  • Bruno FOUCART (professeur émérite de l’Université de Paris IV-Sorbonne),
  • Jean-Michel LENIAUD (professeur à l'École nationale des Chartes, directeur d'étude à l’EPHE – Paris),
  • Pierre PINON(professeur à l’ENSA de Paris-Belleville),
  • Dany SANDRON (professeur à l’Université de Paris IVSorbonne, directeur du Centre André Chastel – Paris),
  • Bernard TOULIER (conservateur en chef du patrimoine, DAPA – ministère de la Culture et de la Communication).

Intervenants :

  • Françoise BERCÉ,
  • Françoise BOUDON,
  • Emmanuel CHÂTEAU,
  • Nadine GASTALDI,
  • Marie-Agnès GILOT,
  • Isabelle HAVARD,
  • Caroline SOPPELSA.

Organisation scientifique :

  • Françoise BOUDON (Centre André Chastel),
  • Adriana SÉNARD et Caroline SOPPELSA (INHA).

Programme

16h : Accueil et introduction par Jean-Philippe GARRIC (conseiller scientifique, INHA)

16h10 : Communications

Les origines du projet « Conbavil »
Françoise BERCÉ (inspecteur général honoraire du Patrimoine)

Les archives des Bâtiments civils au sein de la sous-série F21 (Beaux-Arts) des Archives
nationales – Paris
Nadine GASTALDI (conservateur en chef du Patrimoine, Archives nationales – Paris)

Le Conseil des bâtiments civils : missions et fonctionnement
Emmanuel CHÂTEAU (doctorant en histoire de l’art, Univ. de Paris IV-Sorbonne)

La base de données : méthode et perspectives
Présentation de l’outil accessible en ligne et démonstration
Françoise BOUDON (ingénieur de recherches honoraire au CNRS, Centre André Chastel –
Paris)
Isabelle HAVARD (documentaliste, Centre André Chastel – Paris)

Le Conseil des bâtiments civils et la définition des types architecturaux, le cas des édifices
pénitentiaires
Caroline SOPPELSA (doctorante en histoire de l’art, Univ. de Tours / chargée d’études, INHA)

L’inspecteur général Augustin Nicolas Caristie (1781-1862) à travers les procès-verbaux du
Conseil des bâtiments civils
Marie-Agnès GILOT (docteur en histoire de l’art)

18h : Mise en perspective et discussion

18h30 : Débat avec la salle

19h : Cocktail (salle Aby Warburg, Galerie Colbert)

Lieux

  • Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Vasari, 2 rue Vivienne,
    Paris, France

Dates

  • mardi 09 juin 2009

Contacts

  • Adriana Senard
    courriel : adriana [dot] senard [at] inha [dot] fr

Source de l'information

  • Adriana Senard
    courriel : adriana [dot] senard [at] inha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Pour une histoire de l'architecture publique française (1795-1840) », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 25 mai 2009, http://calenda.org/197275