AccueilGallomanie et gallophobie : le mythe français en Europe au XIXe siècle

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Publié le vendredi 05 juin 2009 par Marie Pellen

Résumé

Dans le cadre du colloque « Gallomanie et gallophobie », nous souhaitons étudier les différentes manifestations de sentiments pro-français et anti-français au cours du XIXe siècle, dans les textes littéraires, l’historiographie ou les discours politiques, mais aussi élargir le corpus aux sources jusqu’alors moins étudiées. Les auteurs devront s’interroger sur les formes d’expression de la gallophobie ou de la gallomanie et sur l’apport de cette confrontation à la France dans la construction des identités nationales particulières. Les communications devront avoir lieu obligatoirement en français.

Annonce

Colloque organisé par l’Équipe de Recherche sur les Littératures, les Imaginaires et les Sociétés (ERLIS) de l’Université de Caen Basse-Normandie

Juin 2010, Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen

Responsables scientifiques :

  • Laura Fournier-Finocchiaro,
  • Isabel Habicht

Le XIXe siècle est par excellence le siècle de la construction et de la revendication des identités nationales et des caractères nationaux des peuples.

On assiste au cours du siècle à un processus transnational de formation identitaire qui a consisté à déterminer le patrimoine de chaque nation et à en diffuser le culte, dans un contexte de rivalité contre l’hégémonie culturelle d’une nation particulière. Dans ce contexte, le mythe de la France a eu un rôle particulier, actualisé par les bouleversements socio-politiques en Europe dus aux événements historiques (révolution française, occupation napoléonienne de l’Europe): modèle ou contre-modèle civilisationnel, exemple de nationalisme littéraire et politique à imiter ou à combattre, vivier de stéréotypes nationaux déclinés dans l’Europe entière, il semble que pour construire leur propre identité, les différents pays ou différentes régions doivent à un moment ou à un autre s’interroger sur le mythe français, prendre position pour assoir leur légitimité ou mieux cerner leur différence. On peut ainsi remarquer plusieurs manières dont en Europe se créent des identités nationales à travers le prisme de la France.

Dans le cadre du colloque « Gallomanie et gallophobie », nous souhaitons étudier les différentes manifestations de sentiments pro-français et anti-français dans les textes littéraires, l’historiographie ou les discours politiques, mais aussi élargir le corpus aux sources jusqu’alors moins étudiées : caricatures, journaux, monuments de commémoration, fondations de musées et de collections mais aussi calendriers et almanachs, ainsi que d’autres documents quotidiens. Il nous paraît intéressant d’étudier l’image de la France diffusée dans la littérature d’une part, et de l’autre dans les documents de civilisation afin de mieux saisir les différences entre une perception imaginée, inventée, fictionnelle et une perception imposée par les médias et le discours politique officiel.

Il ne s’agit en aucun cas de retracer l’histoire de la politique étrangère de la France, ni de refaire l’histoire de la Révolution française en Europe, ni encore d’étudier les relations diplomatiques entre la France et ses pays voisins : nous chercherons en revanche à analyser les processus d’élaboration du « mythe français » et ses différentes représentations culturelles au sens large. Etant acquis que le positif et le négatif coexistent simultanément dans les imaginaires sociaux, les interventions ne devront pas être construites selon un schéma manichéiste (la France mythe positif/ la France mythe négatif) mais s’interroger sur les formes d’expression de la gallophobie ou de la gallomanie et sur l’apport de cette confrontation à la France dans la construction des identités nationales particulières.

Les contributions pourraient s’organiser autour des axes suivants :

1. La France et nous : identité et altérité

Comment les représentations de la France (positives aussi bien que négatives) ont permis au cours du XIXe siècle de structurer l’image des nations voisines en alimentant leur auto-perception par admiration ou par haine ?

2. Construction et interrogation du stéréotype français

Comment et sous quelle forme, au cours du siècle, les autres nations ont « fabriqué » les stéréotypes et clichés relatifs à la France ? Quels ont été les moyens mis en œuvre à différents niveaux pour construire des images répétitives et figées à l’intention des autres collectivités ? Pourquoi à certains moments ces stéréotypes évoluent ou sont mis en question ?

3. Persistances du « mythe français »

Quelle est l’avenir des représentations gallophobes ou gallophiles élaborées au XIXe siècle lors du siècle suivant ? Quelles réanimations ou résurrections de stéréotypes peut-on constater ?

 Textes littéraires et politiques, iconographie, manuels d’histoire et d’enseignement, ainsi que tous documents « quotidiens » serviront de support à cette recherche, qui débouchera sur un colloque au mois de juin 2010.

 Les communications devront avoir lieu obligatoirement en français.

Les propositions de communication, de 200 mots environ, pour une intervention de 30 minutes maximum, sont à envoyer avant le 31 juillet 2009 à :

Laura Fournier-Finocchiaro : fournierparis8@gmail.com

ou

Isabel Habicht : isabel.habicht@gmx.de

Les Actes du colloque seront publiés.

Lieux

  • Maison de la Recherche en SCiences Humaines
    Caen, France

Dates

  • vendredi 31 juillet 2009

Mots-clés

  • Identités nationales

Contacts

  • Laura FOURNIER-FINOCCHIARO
    courriel : l [dot] fournier [at] mrsh [dot] unicaen [dot] fr
  • Isabel Habicht
    courriel : isabel [dot] habicht [at] gmx [dot] de

URLS de référence

Source de l'information

  • Laura FOURNIER-FINOCCHIARO
    courriel : l [dot] fournier [at] mrsh [dot] unicaen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Gallomanie et gallophobie : le mythe français en Europe au XIXe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 05 juin 2009, http://calenda.org/197373