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La sinologie introuvable ?

Assises des études chinoises

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Publié le vendredi 09 octobre 2009 par Marie Pellen

Résumé

L’association française d’études chinoises (AFEC),propose de réunir enseignants, scientifiques et professionnels, pour dresser un bilan des études chinoises en France, en débattre et dégager des perspectives pour l’avenir. L’AFEC souhaite ouvrir un espace de dialogue sur des sujets qui intéressent de manière transversale l’ensemble des professionnels, quelle que soit la discipline qu’ils pratiquent (anthropologie, archéologie, économie, géographie, histoire classique et moderne, histoire de l’art, linguistique, littérature, philosophie, sociologie, sciences politiques, etc.) ou qu’ils viennent du monde de l’entreprise ou des administrations. L’ambition est de s’interroger sur nos pratiques d’enseignement et de recherche, sur la diffusion de nos travaux, en regardant aussi du côté de nos partenaires européens. Cette manifestation a vocation à être un lieu d’échanges permettant de surmonter les coupures intellectuelles et institutionnelles jugées quelque peu réductrices entre les domaines de spécialités.

Annonce

L’Association Française d’Études Chinoises (AFEC), fondée en 1980, propose de réunir enseignants, scientifiques et professionnels, pour dresser un bilan des études chinoises en France, en débattre et dégager des perspectives pour l’avenir. Le projet trouve son origine dans le constat que les études chinoises ont été profondément transformées au cours des vingt dernières années. L’apprentissage de la langue chinoise s’est largement diffusé dans l’enseignement secondaire et supérieur. Les étudiants ont désormais de multiples possibilités de séjourner sur les campus chinois. Dans bien des disciplines, les chercheurs chinois sont désormais partie prenante des débats qui animent les communautés scientifiques internationales. Enfin, l’ouverture et le rattrapage économique ont transformé la position des sinologues qui ont en quelque sorte perdu le monopole de la fréquentation de la Chine. Et pourtant, paradoxalement, la Chine est-elle mieux comprise qu’auparavant ?

L’AFEC souhaite ouvrir un espace de dialogue sur des sujets qui intéressent de manière transversale l’ensemble des professionnels, quelle que soit la discipline qu’ils pratiquent (anthropologie, archéologie, économie, géographie, histoire classique et moderne, histoire de l’art, linguistique, littérature, philosophie, sociologie, sciences politiques, etc.) ou qu’ils viennent du monde de l’entreprise ou des administrations. L’ambition est de s’interroger sur nos pratiques d’enseignement et de recherche, sur la diffusion de nos travaux, en regardant aussi du côté de nos partenaires européens. Cette manifestation a vocation à être un lieu d’échanges permettant de surmonter les coupures intellectuelles et institutionnelles jugées quelque peu réductrices entre les domaines de spécialités. Il ne s’agit pas seulement de dresser un constat, mais également de tracer des perspectives pour l’avenir.

Les communication concerneront l’une des questions suivantes :

(1) L’enseignement de la langue chinoise

L’apprentissage de la langue chinoise s’est largement diffusé dans l’enseignement secondaire et supérieur. Si la visée principale de cet enseignement est la langue véhiculaire, et non plus l’accès véritable à la culture et à la civilisation (la majorité des étudiants sont des non spécialistes), quelles sont les conséquences pour la connaissance et la compréhension de la Chine ? Quels doivent être les contenus de ces enseignements de langue ? Quelle est la place des nouvelles technologies ? Que doit être la formation des enseignants de langue chinoise ?

(2) Les départements universitaires de langue et de civilisation chinoise

Dans ce contexte, l’objectif est de clarifier le rôle des départements d’études chinoises des universités. Quel doit être la part de l’enseignement de la langue classique ? Celle de la littérature (alors que le coeur des études chinoises a toujours été l’enseignement de la langue chinoise et de la littérature) ? Quelle doit être la place des enseignements disciplinaires ? et à quel niveau des cursus ? Comment, dans ces départements, organiser de manière systématique (comme le font les écoles de commerce et d’ingénieurs, et certaines formations disciplinaires des universités) le séjour des étudiants sur des campus chinois ?
Quelles sont les missions de formation que s’assignent ces départements ? Quelles sont les possibilités de professionnalisation ? A quelles carrières préparons-nous les diplômés ? Quels cursus ces départements ont-ils à offrir aux étudiants qui ont étudié le chinois au lycée et qui ont, pour certains, vécu en Chine, ou aux étudiants d’origine chinoise qui veulent connaître la langue et la culture de leur pays d’origine ?

(3) Le renouvellement des outils et des méthodes

Quel est l’état des collections documentaires disponibles ? De quels fonds classiques et modernes avons-nous besoin ? De quelles ressources électroniques ou autres (nouvelle technologies) ? Comment s’organise la collaboration avec des collègues chinois désormais pleinement insérés dans les communautés scientifiques internationales ? Quels programmes de recherche collectifs associant les chercheurs, mais aussi les étudiants de master ou de doctorat, peut-on envisager ?

(4) Les institutions des études chinoises

Quel avenir pour nos institutions ? Quels remèdes à la dispersion et à l’éparpillement ? Quels rôles pour de nouvelles institutions et de nouveaux réseaux ? Comment combiner logiques aréales et logiques disciplinaires ?

(5) Les études chinoises dans la société

Quelles relations entre les sinologues et les spécialistes dans leurs disciplines ? Quel apport de la sinologie occidentale aux études conduites en Chine ? Que dire des publications sur la Chine (ouvrages de sciences humaines, revues scientifiques, ouvrages destinés au grand public, etc.) ? Comment améliorer la coopération avec les entreprises ? Quelles relations avec les médias ?

Programme

La sinologie introuvable ?

Colloque organisé par l’Association française d’études chinoises (AFEC)


Lieu : Université Paris Diderot - Amphithéâtre Buffon

15, rue Hélène Brion 75013 Paris (Métro : ligne 14 et RER C)


(La librairie LE PHENIX sera présente dans le hall au cours des deux journées)

Vendredi 13 novembre 2009

9h00 Introduction

ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE CHINOISE

9h20 « Approche épistémologique de la didactique du chinois »

Joël BELLASSEN (MEN et Inalco)


9h40 « "L’eau de puits et l’eau de rivière" ou "la source et la rivière" — Réflexions sur le rapport entre la recherche linguistique et l’enseignement de la langue à l’université »

Zhitang DROCOURT (Inalco)


10h00 Discussion


10h20 « Enseignement de la langue à un public non spécialiste »

Isabelle HAN (Université Lille 2)


10h40 « Du manuel français C’est du chinois ! … à la digraphie américaine : faut-il franchir le pas ? »

Pierre-Henry DE BRUYN (Réseau Asie-Imasie et université de La Rochelle)


11h00 Discussion


Pause (11h20-11h40)

FORMATIONS

11h40 « L’exemple rochelais : l’adaptation de la sinologie dans une université nouvelle »

Martine RAIBAUD (Université de La Rochelle et CECMC)


12h00 « Les complémentarités littéraires et culturelles dans l’enseignement du LEA : une nouvelle expérience »

JIN Siyan (Université d’Artois)


12h20 Discussion


Déjeuner (12h45-14h15)

FORMATIONS (suite)

14h20 « Les études chinoises et la professionnalisation : la filière LEA a-t-elle un avenir ? »

SHI Lu (Université Jean Moulin Lyon 3)


14h40 « La formation continue, terrain de rencontre entre le grand public et la sinologie »

YANG Dan (Inalco)


15h00 « La traductologie et les cours de traduction »,

ZHANG Xiangyun (Inalco)


15h20 Discussion


Pause (15h40-16h00)

LITTERATURES

16h00 « Littérature d’Extrême-Orient, texte et traduction : édition, réception, critique, analyse »

Noël DUTRAIT (Université de Provence, Aix-Marseille 1)


16h20 « La sinologie aujourd’hui : de la tour d’ivoire au marché ? »

Nicolas ZUFFEREY (Université de Genève)


16h40 Discussion


17h00 « Études sinologiques et littérature comparée »

Philippe POSTEL (Université de Nantes)


17h20 « Littérature chinoise et perspectives comparatistes »

ZHANG Yinde (Université de la Sorbonne nouvelle Paris 3)


17h40 Discussion


Cocktail (à partir de 18h00)


Cartographies des études chinoises en France (exposition dans le hall)

Samedi 14 novembre 2009

DIALOGUES - COOPERATIONS

9h00 « Les écoles d’architecture et la Chine »

Françoise GED (Cité de l’architecture et du patrimoine)


9h20 « Chine des psychanalystes français »

Rainier LANSELLE (Université Paris Diderot)


9h40 Discussion


10h00 « Questions de communications dans les études chinoises »

Olivier ARIFON (Université de Strasbourg)


10h20 « Ce que les projets en collaboration avec les collègues chinois font à la recherche sinologique en France »

Vincent GOOSSAERT (GSRL, CNRS-EPHE)


10h40 Discussion

Pause (11h00-11h20)

PUBLICATIONS

11h20 « Entre contraintes de la censure et contraintes du marché : le parcours du combattant d’un chercheur en quête de lecteurs non francophones »

Michel BONNIN (EHESS)


11h40 « Critiques de livres : une étrange étanchéité »

Vincent DURAND DASTES (Inalco)


12h00 « Un média grand public pour la Chine et l’Asie »

Alain WANG (Asiapresse)


12h20 Discussion


Déjeuner (12h45-14h15)

RESSOURCES DOCUMENTAIRES

14h20 « Numérisation des documents et accès à distance aux ressources : une révolution pour la recherche »

Jacqueline NIVARD (EHESS) et WANG Ju (EHESS)


14h40 « Rôles et enjeux pour les bibliothèques sinologiques françaises »

Soline SUCHET (Bulac) et Delphine SPICQ (Collège de France)


15h00 Discussion

ARTS

15h20 « Les chercheurs sur les arts de la Chine sont-ils des sinologues ? »

Isabelle CHARLEUX (GSRL, CNRS-EPHE)


15h40 « Comment enseigner l’histoire du cinéma chinois »

Christophe FALIN (Université de la Sorbonne nouvelle Paris 3)


16h00 Discussion


Pause (16h20-16h40)

TERRAINS CHINOIS

16h40 « Atelier Chine. Comment aborder la Chine d’un point de vue ethnologique »

Brigitte BAPTANDIER (UMR7186 et Nanterre-Paris10)


17h00 « Taiwan, un laboratoire multidimensionnel »

Paul JOBIN (CEFC et université Paris-Diderot)


17h20 « Enquête sur le monde chinois hors de Chine »

Anne-Christine TREMON (ENS-Ulm)


17h40 Discussion


TABLE RONDE (à partir de 18h00)


Pour plus d’informations, se reporter au site web de l’AFEC : http://www.afec-en-ligne.org

Lieux

  • Université Paris Diderot
    Paris, France

Dates

  • vendredi 13 novembre 2009

Mots-clés

  • sinologie, études chinoises, langue chinoise, épistémologie

Contacts

  • Guiheux Gilles
    courriel : gilles [dot] guiheux [at] univ-paris-diderot [dot] fr

Source de l'information

  • Gilles Guiheux
    courriel : gilles [dot] guiheux [at] univ-paris-diderot [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La sinologie introuvable ? », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 09 octobre 2009, http://calenda.org/197490