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Travail et mémoire

Conserveries mémorielles

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Publié le lundi 29 juin 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Ce numéro s’attachera à explorer les modes de reconstruction par la mémoire des formes de travail (au sens le plus large). Par formes de travail, nous entendons tout ce qui a trait au contenu et à l’objet du travail, mais aussi au cadre de travail, aux conditions de travail et aux relations professionnelles (avec le patron ou le chef, comme avec les collègues) ainsi qu’à l’évolution du droit du travail. En ce qui concerne l’activité de mémoire, nous pensons autant à la mémoire personnelle qui invite à se retourner sur son passé pour considérer tout ce qui a changé (ou non) que la mémoire « inter-générationnelle » qui évoque la problématique de la transmission (ou de la non-transmission) par les parents et les anciens. Nous posons comme postulat que l’évocation des formes de travail connues dans le passé renvoie toujours, que cela soit explicite ou non, conscient ou non, aux formes du travail d’aujourd’hui. Ainsi, la reconstruction mémorielle, loin de procéder de la muséification, induit inévitablement des effets sur le présent (pour les personnes ayant vécu les situations de travail évoquées ou les générations suivantes).

Annonce

Numéro dirigé par François BRUN, ingénieur de recherche CNRS(GTM/CRESPPA) et Martin THIBAULT, doctorant (Université Paris Descartes).

Ce numéro s’attachera à explorer les modes de reconstruction par la mémoire des formes de travail (au sens le plus large).

Par formes de travail, nous entendons tout ce qui a trait au contenu et à l’objet du travail, mais aussi au cadre de travail, aux conditions de travail et aux relations professionnelles (avec le patron ou le chef, comme avec les collègues) ainsi qu’à l’évolution du droit du travail.

En ce qui concerne l’activité de mémoire, nous pensons autant à la mémoire personnelle qui invite à se retourner sur son passé pour considérer tout ce qui a changé (ou non) que la mémoire « inter-générationnelle » qui évoque la problèmatique de la transmission (ou de la non-transmission) par les parents et les anciens.

Nous posons comme postulat que l’évocation des formes de travail connues dans le passé renvoie toujours, que cela soit explicite ou non, conscient ou non, aux formes du travail d’aujourd’hui. Ainsi, la reconstruction mémorielle, loin de procéder de la muséification, induit inévitablement des effets sur le présent (pour les personnes ayant vécu les situations de travail évoquées ou les générations suivantes).

Dans tous les cas, il serait souhaitable de s’inscrire dans le cadre de la réflexion sur l’activation des représentations qu’impose l’appel à la mémoire : comment s’effectue le partage entre rappel de faits considérés comme dûment consignés, filtrage, distorsions et interprétation du changement ? Quelles sont les implications particulières des conditions de recueil de la mémoire du travail : entretien (effectué par un sociologue, un ethnographe, un historien...), rédaction de Mémoires ou de textes littéraires, échanges entre collègues ou ex-collègues...

Le lien entre travail et mémoire pourra se décliner sur différents axes:

  • L'expérience intime du travail à raccrocher à l'évolution du cadre de travail (qu’il s’agisse de travail en entreprise ou de travail indépendant) ou du monde du travail (prise en compte de la transformation des rapports sociaux et des conditions macro-économiques).

  • Le rôle de la transmission de la mémoire dans le processus qui inscrit l’Histoire dans le corps des individus et contribue ainsi à façonner leurs représentations.

  • Le rôle de la mémoire dans le processus qui conduit inversement de la transmission d’expériences singulières à la conscience et à l’action collectives.

  • La transmission de l’expérience vécue d’une génération à l’autre (ou les difficultés, voire l’impossibilité de cette transmission), à travers par exemple l'analyse des relations entre parents et enfants ou entre générations plus anciennes et jeunes sur le lieu de travail.

  • L'invocation de la mémoire à l’appui de revendications ou dans la conduite des luttes présentes.

  • Les approches disciplinaires de la relation entre travail et mémoire, qui pourront conduire, selon les cas, à rechercher dans la collecte du matériau mémoriel une information sur le passé ou, davantage, un éclairage du présent.

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.

Votre proposition de contribution (250 à 500 mots) ou toute demande d’information complémentaire pourra être envoyée à l’adresse suivante : travailetmemoire@gmail.com jusqu’au 30 septembre 2009. Les auteurs des propositions retenues en seront informés avant le 1er novembre 2009.

Leurs articles (de 30 000 à 60 000 signes, en français) devront nous parvenir avant le 15 décembre 2009. Ils seront évalués par un comité de lecture.

Pour plus d’informations sur la revue, consultez son site Web : http://www.celat.ulaval.ca/histoire.memoire/revue.htm

Dates

  • mercredi 30 septembre 2009

Fichiers attachés

Mots-clés

  • travail, mémoire, générations, transmission

Contacts

  • Martin Thibault et François Brun ~
    courriel : travailetmemoire [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Martin Thibault et François Brun ~
    courriel : travailetmemoire [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Travail et mémoire », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 29 juin 2009, http://calenda.org/197493