AccueilL'Europe du basket-ball (1919-1992). Politique, images, identités

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Publié le jeudi 09 juillet 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Colloque international organisé à Paris les 17 et 18 juin 2010 par la Fédération française de basket-ball, l’Université de Limoges (CERHILIM/EHIC) et l’Université de Paris I/Panthéon-Sorbonne (IRICE). Coordination : Fabien Archambault (Université de Limoges), Loïc Artiaga (Université de Limoges), Gérard Bosc (Fédération française de basket-ball) et Robert Frank (Université Paris I). Propositions de communication (2500 signes) à renvoyer avant le 15 novembre 2009 à fabienarchambault@hotmail.com et à loic.artiaga@unilim.fr

Annonce

Coordination :

Fabien Archambault (Université de Limoges), Loïc Artiaga (Université de Limoges), Gérard Bosc (Fédération française de basket-ball) et Robert Frank (Université Paris I).

Propositions de communication (2500 signes) à renvoyer avant le 15 novembre 2009 à fabienarchambault@hotmail.com et à loic.artiaga@unilim.fr

Dans la foulée des travaux pionniers de Gérard Bosc, l’histoire du basket-ball français a été amorcée en 2002, avec la tenue d’un premier colloque universitaire à Limoges, consacré à l’implantation du basket dans l’Hexagone[1]. La prospérité des « berceaux » et des « terroirs » de ce sport avait alors été mise en évidence, comme la richesse des pratiques identitaires qu’il a suscitées. À travers les institutions protestantes, les patronages, catholiques surtout mais aussi laïcs, l’école ou les foyers du soldat, le basket-ball prend place dans le paysage athlétique de la France de l’entre-deux-guerres. En 2005, un second colloque s’était intéressé aux processus d’acculturation sportive entre la France, l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, dans le cadre de relations transatlantiques triangulaires[2]. Il était apparu, par exemple, que la greffe du basket, sport américain, avait été possible en France au prix d’un certain nombre d’adaptations – de la même manière que l’introduction du jazz, qui lui est contemporaine, avait pu être un support de contre-américanisation.

Convaincus des bienfaits du comparatisme, les organisateurs entendent à présent élargir les champs d’enquête à d’autres espaces. Quelles logiques, quels facteurs et quels acteurs ont présidé à l’enracinement puis à l’essor de la grosse balle orange dans un certain nombre d’autres nations européennes, des rives de la Baltique à celles de la Méditerranée ? En dépit de la présence de la figure tutélaire étasunienne, des lignes de force continentales se dessinent : implantation parallèle et ancrage dans des régions et des pays fortement marqués par le catholicisme ou l’orthodoxie, mise en place précoce et intérêt pour les compétitions européennes, organisées sous la tutelle de la Fédération internationale de Basket-ball (FIBA) fondée à Genève, identification nationale parfois forte (Lituanie, Grèce et pays des Balkans, notamment). Du premier match sur le Vieux Continent à la victoire yougoslave lors des championnats du Monde tenus en Grèce, le basket-ball croise l’histoire européenne : premier tournoi international à Paris en 1919, à l’occasion des Jeux interalliés, première participation olympique officielle en 1936, lors des « Jeux de la honte » ou encore déchirement ethnique de l’équipe yougoslave à l’Eurobasket en 1991. La place de figures européennes (comme celles de Renato William Jones, Borislav Stankovic ou Robert Busnel) dans l’histoire globale du basket-ball mérite elle-aussi une attention particulière. Celle des médias (presse, radio, télévision, cinéma et jeux vidéos) devra aussi être étudiée, puisque les industries culturelles apparaissent comme des relais essentiels de l’acculturation sportive des masses. À partir des années 1980, ils contribuent à forger une culture mondialisée du basket-ball, ultime volet sportif de l’internationalisation d’une culture médiatique sous influence étasunienne, dont la dissémination doit être envisagée dans une perspective transcontinentale.

C’est bien une triple inscription, dans le système sportif européen, dans les histoires nationales et dans la culture sportive européenne, qui doit faire l’objet d’études et d’analyses. Les contributions au colloque « L’Europe du basket-ball (1919-1992) » sont invitées à porter l’attention sur les thèmes suivants, tous déclinables au masculin et au féminin :

  • L’histoire institutionnelle de la FIBA et de ses acteurs
  • Les histoires et figures nationales (joueurs, dirigeants, arbitres) des basket-ball européens
  • Formes de jeu dérivées et pratiques alternatives (basket fauteuil, street basket, etc.)
  • L’Europe et les évolutions du jeu
  • Les processus et les vecteurs d’implantation
  • Les compétitions : championnats européens, Jeux olympiques
  • Les représentations du basket-ball et leurs différent supports (affiches, télévision, cinéma, publicités, jeux vidéo, films amateurs, etc.)
  • Les lieux du basket-ball européen

 


 

[1] Voir Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Pierre-Yves Frey (dir.), L’Aventure des « grands » hommes. Études sur l’histoire du basket-ball, Limoges, Pulim, 2003.

[2] Voir Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Gérard Bosc (dir.), Double jeu. Histoire du basket-ball entre France et Amériques, Paris, Vuibert, 2007.

Lieux

  • Université Paris I/Panthéon-Sorbonne
    Paris, France

Dates

  • dimanche 15 novembre 2009

Mots-clés

  • Europe, basket-ball, politique, images, identités

Contacts

  • Loïc Artiaga
    courriel : loic [dot] artiaga [at] unilim [dot] fr
  • Fabien Archambault
    courriel : fabienarchambault [at] hotmail [dot] com

Source de l'information

  • Fabien Archambault
    courriel : fabienarchambault [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« L'Europe du basket-ball (1919-1992). Politique, images, identités », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 09 juillet 2009, http://calenda.org/197534