AccueilLa science, profession et vocation : Lecons weberiennes sur la science et la propagande

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Publié le mercredi 28 septembre 2005 par Pierre Mercklé

Résumé

Rencontre-debat avec Isabelle Kalinowski autour de l'oeuvre de Max Weber, Lyon, ENS, mercredi 5 octobre 2005, 18h

Annonce

Figure majeure des sciences sociales allemandes du début du XXe siècle, Max Weber mourut jeune, en 1920, à cinquante-six ans. Quelques années auparavant, en novembre 1917, dans l’atmosphère apocalyptique de la fin de la Première Guerre mondiale, il accepta de prononcer, à la demande d’une association étudiante, une conférence sur le métier de savant. Ce texte, *La science, profession et vocation*, le plus célèbre et le plus accessible de ses écrits, constitue le testament d’un homme qui fut tout à la fois un extrémiste de l’exigence scientifique et un critique radical du savoir dans son usage le plus commun, celui de la "domestication" des esprits et d’un détournement de l’autorité de la connaissance à des fins de justification de l’ordre établi. Immense virtuose de la science, au charisme puissant, à la carrière brillante, Max Weber démissionna de ses fonctions universitaires et connut une longue crise qui l’éloigna de l’enseignement pendant près de vingt ans. Le ressort du doute l’amena à développer une analyse comparée du prestige des intellectuels dans les différentes civilisations, et à étudier les modalités sociales de l’acquisition et de la transmission du savoir, ainsi que de la formation de la "caste" de ses détenteurs légitimes. Ce sont ces interrogations qui nourrissent la conférence *La science, profession et vocation*, dans laquelle il livre une grande leçon de modestie et de "probité", en un temps où se multipliaient, dans les amphithéâtres des universités, les petits "prophètes en chaire" et les démagogues des "valeurs", davantage soucieux d’exploiter le ressentiment national de leurs étudiants que de leur enseigner le patient travail de la rupture avec les préjugés.

Isabelle Kalinowski propose ici une nouvelle traduction de la conférence sur la science, assortie de notes explicatives et d’un long essai, les Leçons wébériennes sur la science et la propagande, qui fournit de nombreuses clés pour saisir les enjeux du propos de Max Weber. Dans ce commentaire enrichi de la traduction de nombreux extraits inédits, cinq thèmes sont successivement abordés : la sociologie de la "vocation" savante, la théorie du "charisme " » et le rôle de la voix, les motifs de l’animosité de Weber à l’encontre d’une "secte" de jeunes universitaires placée sous la direction d’un poète-gourou, la question du rapport entre le "savant" et le "politique" et, enfin, le problème posé par la soumission des universités à l’organisation capitaliste du travail.

Chercheur au CNRS (Centre de Sociologie Europeenne, Paris), Isabelle Kalinowski a traduit et presente, de Max Weber, L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme (Champs Flammarion, 2000) et Hindouisme et Bouddhisme (Champs Flammarion, 2003).

-Entree libre
-Amphitheatre Schrodinger
Ecole normale supérieure de Lyon
46, allee d'Italie, Lyon 7e

Lieux

  • Lyon, France

Dates

  • mercredi 05 octobre 2005

Mots-clés

  • sciences

URLS de référence

Source de l'information

  • Liens socio
    courriel : Pierre [dot] Merckle [at] ens-lsh [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La science, profession et vocation : Lecons weberiennes sur la science et la propagande », Informations diverses, Calenda, Publié le mercredi 28 septembre 2005, http://calenda.org/197809