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Familles et Europe

Revue Recherches Familiales

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Publié le dimanche 31 décembre 2006 par Pierre Mercklé

Résumé

Comment considérer les familles dans le cadre européen ? Quel lien établir entre cette première entité anthropologique, sociologique, juridique et historique, la famille, et cette autre entité institutionnelle, politique et historique, l'Union européenne ? Dans le prochain dossier thématique de Recherches Familiales, intitulé « Familles et Europe », les articles proposés pourront présenter quatre types de sujets. Appel à contributions de la revue Recherches Familiales (numéro 5, janvier 2008).

Annonce

Des comparaisons intra et inter européennes

D’une part, il est possible d’établir une comparaison intra européenne sur des sujets démographiques, anthropologiques, sociologiques ou en terme de politiques familiales. Par exemple, exposer et expliquer la différence des taux de nuptialité entre la Crête et la Suède ; ou alors, étudier et analyser les différences entre les politiques de mode de garde de la petite enfance ou de soutien aux personnes peu autonomes ou en perte d’autonomie menées dans plusieurs pays européens, tout en faisant chaque fois le lien avec la problématique de la conciliation des temps ou de l’égalité des sexes. L’étude envisagée pourrait également porter sur des familles qui vivent déjà au quotidien la dimension européenne tout en dépassant les clivages nationaux. Les couples mixtes, les familles vivant dans un autre pays de l’Union, les familles composées d’au moins un travailleur transfrontalier, etc. sont aussi de compositions familiales européennes annonciatrices des grands défis de l’Europe des familles de demain. Ces comparaisons, mettant en valeur aussi bien les différences que les convergences, nous sont indispensables pour comprendre les articles qui seront présentés dans un second temps.

La représentation des familles au sein de l’institution européenne

En effet, il est également possible de proposer des articles qui ont pour objet une analyse de l’institution européenne. Par exemple, comment les familles sont-elles représentées auprès des institutions et des organes décisionnels ? Au sein de l’Union, un organisme est leur porte-parole : la COFACE (Confédération des organisations familiales de l’Union Européenne). Que représente-t-elle : l’ensemble des familles vivant en Europe ; une fédération d’institutions dites « familiales » ; une institution qui se démarque de la seule dimension « défense des consommateurs » ; un groupe de pression ? Quel est son rôle et son influence ? Les associations familiales (ou toute organisation en charge de représenter les familles) ont-elles pu jusqu’à maintenant faire entendre une voix spécifique et influencer les politiques mises en œuvre ?

Des politiques familiales aux objectifs « familiaux » dans les politiques publiques

Au final, de manière plus large, qu’appelle-t-on « politique familiale » au sein des institutions européennes ? Se distingue-t-elle d’une politique nataliste ou d’une politique sociale qui instaure des services en direction des familles ? Si oui, peut-on considérer qu’il se bâtit à l’échelon européen une véritable politique familiale propre ? Sinon, des objectifs « familiaux » sont-ils défendus dans d’autres politiques plus larges ? Par exemple, dans le cadre de cette « Année européenne de l’égalité des chances pour tous » (2007), comment la famille, comme premier lieu dans lequel se vivent et se construisent les inégalités (via l’éducation notamment) est-elle considérée ? Les politiques européennes qui vont se mettre en place ne visent-elles que des individus ou alors prennent-elles en compte le milieu familial dans lequel ils vivent au quotidien et se construisent aussi en tant que citoyens ?

Par ailleurs, comment concilie-t-on des objectifs qui peuvent parfois sembler divergents, comme, par exemple, d’une part, la hausse de la natalité, les services en faveur de la petite enfance ou en faveur des personnes peu autonomes et, d’autre part, l’égalité des sexes (en ce qui concerne notamment le statut professionnel ou l’égalité de l’implication -ne serait-ce qu’en terme de temps- de chaque parent dans ces diverses tâches) ? Sur le plan juridique, comment concilier à l’échelle européenne des législations nationales différentes, sur des sujets aussi divers que le mariage, la nationalité, les successions, les politiques de migration, etc. ?

« La » famille comme observatoire privilégié

Enfin, cette étude d’une politique familiale ou d’un aspect « familial » d’une politique publique européenne peut également s’avérer l’occasion d’une analyse détaillée de tous les aspects du processus de construction d’une politique publique à l’échelon européen, de la naissance d’enjeux politiques, à l’élaboration de projets, à la recherche d’acteurs (Etats, régions, communes, associations, entreprises privées...) et à l’élaboration d’un dispositif. « La » famille serait alors le révélateur d’une construction politique continentale. Ces études, fondées sur un état des lieux (comparaison inter-Etats/régions ou analyse portant sur les institutions et les politiques européennes), pourront ainsi déboucher sur une analyse prospective. Comment bâtir une Europe qui prenne en compte les intérêts de l’ensemble des familles résidant sur ce territoire politique, au-delà des différences culturelles ou des modes de vie ? A quel échelon décisionnel (commune, département ou région, Etat, Europe) faut-il initier ou favoriser des politiques familiales ? Lesquelles ? Comment ?

Les articles entièrement rédigés sont à proposer au Comité de lecture de Recherches Familiales avant le 15 mai 2007. La revue paraîtra en janvier 2008. Indications techniques 1- Article : 30 000 caractères, notes de bas de page et espaces compris. L’article doit être accompagné d’un résumé de 700 à 900 caractères, espaces compris. 2- Références : Ne pas utiliser le système américain (nom de l’auteur et page entre parenthèses) mais le système « français » de référence intégrale en note de bas de page. 3- Notes de bas de page : Utiliser ce système de renvoi de note de bas de page (Tout article ne respectant pas ces indications devra être modifié par l’auteur) : Jean-Michel CHAMONT, Hervé POURTOIS, « Introduction », Recherches sociologiques, Louvain la Neuve, XXX (2), pp. 3-11, 1999, p. 4. Michel PERONI, « Le social et la politique », Informations sociales. Travail social : l’individu, le groupe, le collectif, Paris, CNAF, n° 83, 2000, pp. 134-135. Jean-Noël CHOPART (dir.), Les mutations du travail social. Dynamiques d’un champ professionnel, Paris, Dunod, 304 p., 2000.

Les articles sont soumis au comité de lecture. Nous vous rappelons également que vous pouvez nous proposer des articles « hors thème » (30 000 signes) pour la partie « Travaux », ainsi que des notes de lecture critique (8 000 signes).

Envoyer votre article (fichier en format word ou rtf) par courrier électronique conjointement à : gseraphin@unaf.fr et recherches.familiales@unaf.fr. Date limite d’envoi : 15 mai 2007. Un accusé de réception vous sera envoyé. Pour plus d’informations sur la revue, voir : http://www.unaf.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=181

Dates

  • mardi 15 mai 2007

Mots-clés

  • famille

URLS de référence

Source de l'information

  • Liens socio
    courriel : Pierre [dot] Merckle [at] ens-lsh [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Familles et Europe », Appel à contribution, Calenda, Publié le dimanche 31 décembre 2006, http://calenda.org/198073