AccueilGuerre, imaginaire et dépassement

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Publié le jeudi 23 juillet 2009 par Marie Pellen

Résumé

La guerre c’est bien sûr le résultat de conflits politiques, géostratégiques, religieux, mais, tel le racisme, elle est aussi la réaction d’un imaginaire collectif contre un autre imaginaire… Et c’est ce même imaginaire qui accueille les conséquences symboliques des conflits ; de ce fait la guerre est un contenant et un contenu, selon l’heureuse formule de Gilbert Durand. Pour appréhender ces questions, nous proposons, à travers des regards croisés, d’engager une réflexion dans le cadre d’un colloque international intitulé « Guerre, imaginaire et dépassement ». Par ce genre de dialogue interculturel, nous essaierons de répondre à la question principale : quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble ?

Annonce

02, 03 et 04 mars 201O |  Béni-Mellal

Date limite de soumission des contributions : 30 octobre 2009

Date d’envoi du texte intégral des communications retenues : 15 février 2010

Lieu : Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Béni-Mellal, Université Sultan Moulay Slimane, Maroc

Langue des communications : Français, Arabe

Organisateurs :

  • L’association OCADD (Oralité, conte pour l’amitié, le dialogue et le développement)
  • GRAIP (Groupe de recherches appliquées sur l’imaginaire et le patrimoine), Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Béni-Mellal

I- Argumentaire

Depuis que le monde est monde, les guerres ont toujours existé. Les guerres territoriales, religieuses, tribales ou interethniques ont ensanglanté l’humanité, détruit des civilisations et redéfini les frontières. Les conquêtes grecques, romaines, islamiques, les croisades nous en offrent des exemples. Les empires se sont faits et défaits. Ces conflits armés, de part et d’autre, ont nourri les différentes formes d’expression et ont donné lieu  à une littérature et à une oralité abondantes. Des victoires sont célébrées et l’épopée des héros scandée dans la joie  tandis que  les défaites sont évoquées dans la douleur et l’affliction. Les incidences ou blessures symboliques que produisent   les conflits sont manifestes dans les productions orales, écrites, peintes…d’une société.

La littérature comme la chanson moderne ou populaire, reflètent l’esprit de bravoure  et glorifient les moments exceptionnels ou dramatiques, selon les circonstances. De son côté, la peinture éternise des scènes de victoire  et parfois même un moment de défaite.

La guerre c’est bien sûr le résultat de conflits politiques, géostratégiques, religieux, mais, tel le racisme, elle est aussi la réaction d’un imaginaire collectif  contre un autre imaginaire… Et c’est ce même imaginaire qui accueille les conséquences symboliques des conflits ; de ce fait la guerre est un contenant et un contenu, selon l’heureuse formule de Gilbert Durand.

Pour sa part, Paul Ricœur précise que « l’héritage de la violence fondatrice » figure parmi les  causes de la fragilité de l’identité, puis il ajoute : « C’est un fait qu’il n’existe pas de communauté historique qui ne soit née d’un rapport qu’on peut dire originel à la guerre. Ce que nous célébrons sous le titre d’événements fondateurs, ce sont pour l’essentiel des actes violents légitimés après coup par un Etat de droit précaire, légitimés, à la limite, par leur ancienneté même, par leur vétusté. Les mêmes événements  se trouvent ainsi signifier pour les uns gloire, pour les autres humiliation. A la célébration, d’un côté, correspond l’exécration de l’autre. C’est ainsi que sont emmagasinées, dans les archives de la mémoire collective, des blessures réelles et symboliques ». 

Les séquelles des guerres ont la mémoire dure. La commémoration de certains événements tragiques continue des siècles après.

Ainsi, il apparaît fondamental de s’interroger sur les modalités de constitution, la nature et la fonction de la mémoire, de l’imaginaire face aux conflits (anciens et récents) de la société humaine.  Le dépassement est-il possible ? En tout cas le rapprochement entre les Etats occidentaux (exemple récent) que les deux guerres mondiales ont tragiquement dévastés permet un certain optimisme. En revanche, d’autres régions sont encore le théâtre de conflits frontaliers ou ethniques. Et cela génère toute une production littéraire littérature et artistique.

Le but de ce colloque est d’interroger l’Histoire et les diverses formes de représentations « archétypologiques » des conflits, à savoir, la littérature, l’architecture, la sculpture, sans oublier bien évidemment l’oralité qui est la forme d’expression la  plus riche et sans doute la plus  authentique pour en tirer les enseignements nécessaires. En effet, l’éducation à la paix  et la sensibilisation aux drames de la guerre, auprès des jeunes en particulier, est notre  priorité.

Pour appréhender ces questions, nous proposons, à travers des regards croisés, d’engager une réflexion dans le cadre d’un colloque international intitulé «Guerre, imaginaire et dépassement ». Par ce genre de dialogue interculturel, nous essaierons de répondre à la question principale : quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble ?

Les axes proposés sont :

1. Guerre, mémoire et identité

2.  Les représentations de la guerre (Littérature, cinéma, peinture, manuels scolaires)

3. Conflits et Mutations sociales (destruction, recomposition…)

4.  Voies possibles de dépassement (réconciliation, dialogue des cultures, dialogue des religions, paix)

N.B : toute autre proposition sera prise en considération

II- Activités parallèles

Des ateliers sur le thème de la guerre seront organisés au profit des jeunes :

  • Atelier d’écriture

  • Atelier de lecture de textes (prose, poésie) 

(Ces deux ateliers débuteront au mois d’octobre 2009 ; les meilleurs textes seront présentés lors du colloque)

  • Animation  de tables rondes au profit des élèves (collégiens&lycéens)

Animation : soirées de contage, chants populaires autour du thème de la guerre

Sortie culturelle

Comité scientifique

  • Bahija Simou, Université Mohamed V, Rabat, Maroc
  • Said Chabar, Université Sultan Moulay Slimane, Béni-Mellal.Maroc
  •  Samia Kassab, Université de Tunis, Tunisie
  • Claude Guméry, Univesité Paul Sabatier Gernoble, France
  • Thierry Poyer, Université Blaise pascal, Clermand-Ferrand, France
  • Mohamed Lâroussi, Université Sultan Moulay Slimane, Béni-Mellal. Maroc
  • Abdallah Mdarhri Alaoui, Université Mohamed V, Rabat, Maroc
  • Antoine Bouillon, socio-anthropologue, écrivain gérant de Riad Raha Zagora, Maroc
  • Khalid Hajji, Université Sidi Mohamed Ben Abdallah, Fès, Maroc
  • Abderrahman Tenkoul, Université Sidi Mohamed Ben Abdallah, Fès, Maroc
  • Duarte Mimoso-Ruiz, Université Toulouse-le- Mirail, Toulouse, France

Comité d’organisation

  • Aicha Ait Berri
  • Fadwa Smlali
  • Lahoucine Dehhou
  • Mohamed Bahi
  • Tarik Hbid
  • Ahmed Hafdi
  • Mustapha Bourhim
  • Fatima Zahra Salih
  • Khalid Chaouch
  • Azeddine Nozhi
  • Mohamed Belchhab

III- Contacts :

Envoyer un résumé de votre contribution (20 lignes environ) avant le 30 octobre 2009 à :

rmbahi@yahoo.fr

nozhi@hotmail.com

Catégories

Lieux

  • FLSH université Sultan Moulay Slimane,
    Beni Mellal, Maroc

Dates

  • vendredi 30 octobre 2009

Mots-clés

  • Guerre, imaginaire, mémoire, dépassement

Contacts

  • Ahmed Hafdi
    courriel : a [dot] hafdi [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Ahmed Hafdi
    courriel : a [dot] hafdi [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Guerre, imaginaire et dépassement », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 23 juillet 2009, http://calenda.org/198729