AccueilXVIIe : le siècle mystique ?

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Publié le mardi 25 août 2009 par Marie Pellen

Résumé

Journée d'étude organisée par l'IRSE (Université de Genève) et le CERPHI (UMR CNRS 5037) dans le cadre du séminaire « Mystique et figures mystiques ». Le XVIIe siècle a pu être considéré comme le siècle d'or de la mystique. Il s'agira de questionner ce lieu commun, en interrogeant la signification d'une éventuelle « mystique du XVIIe siècle » au travers de l'examen des différents courants spirituels du Grand Siècle dans leur diversité.

Annonce

Le 20 novembre 2009

Journée organisée à l'Institut protestant de théologie, 83 bd Arago 75014 PARIS (M°Denfert ou Saint-Jacques)

Session 1    Présidence : Jacques Le Brun (EPHE)

9h15-9h30.................Accueil et introduction
Par Ghislain Waterlot, Directeur de l’IRSE

9h30..........................Une mystique claire et distincte
Par Laurence Devillairs (Institut catholique de Paris)

10h20........................Fénelon et Mme Guyon
Par Bernard Rordorf (Genève) et Ghislain Waterlot (Genève)

11h30.........................Surin, un jésuite mystique et écrivain ?
Par Patrick Goujon (Centre Sèvres)

Session 2    Présidence : François Trémolières (Paris Ouest Nanterre La Défense)

14h00........................Les polémiques autour de Marie des Vallées, sainte, sorcière, simulatrice
Par Antoinette Gimaret (Paris III)

14h50.........................Réceptions françaises de Jean de la Croix
Par Anne-Marie Hubat-Blanc (Chambéry)

16h00........................    Spener face à la mystique
Par Anne Lagny (Lille III)

Tout au long du XVIIe siècle et dans son prolongement, la profusion autant que l’audience des figures mystiques est frappante. L’interprétation d’une telle abondance, néanmoins, ne va pas de soi. Plutôt que d’un âge d’or de la mystique, hypothèse aussi bien d’un De Certeau que d’un Brémond, elle pourrait être le signe du manque de pertinence de la catégorie, regroupant des phénomènes trop différents. Qu’est-ce qui réunit Bérulle et Madame Guyon, François de Sales, Johann Arndt, Pascal et Spener ? S’agit-il d’une communauté d’influence, d’une unité thématique ou seulement de l’esprit du temps ? Autrement dit, y a-t-il une spécificité, par-delà les manières propres à ce siècle de pratiquer la religion, de la mystique du XVIIe ?

En admettant qu’il y en ait une, son sens resterait à interroger. Son sens c’est-à-dire, aussi bien, son rapport au temporel. Car si la mystique, comme on peut le penser, comme certains des mystiques le disent, est une expérience de l’éternel, en quel sens pourrait-elle être la mystique d’un temps ? L’expression de « mystique du XVIIe » mérite d’être réfléchie, et la manière dont la mystique s’articule aux spécificités tant religieuses que profanes du Grand Siècle, examinée. Notre réflexion, alors, ne portera pas seulement sur cette période, mais sur toute mystique,  et sur son rapport à l’époque dans laquelle elle émerge. Résolument tourné vers l’étude historique et littéraire de la mystique du XVIIe dans ses formes variées, ce colloque sera ainsi l’occasion d’interroger notre regard sur ces pratiques spirituelles, et l’intérêt qu’elles peuvent garder pour nous, du point de vue tant théologique que philosophique.

Lieux

  • IPT, 83 Bd Arago
    Paris, France

Dates

  • vendredi 20 novembre 2009

Mots-clés

  • mystique, XVIIe, Fénelon, Madame Guyon, Surin, piétisme, école française, religion, spiritualité

Contacts

  • Anthony Feneuil
    courriel : anthony [dot] feneuil [at] univ-lorraine [dot] fr

Source de l'information

  • Anthony Feneuil
    courriel : anthony [dot] feneuil [at] univ-lorraine [dot] fr

Pour citer cette annonce

« XVIIe : le siècle mystique ? », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 25 août 2009, http://calenda.org/198790