AccueilL’éducation spécialisée en Algérie et au Maroc avant et après les indépendances (1950-1965)

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Publié le jeudi 10 septembre 2009

Résumé

Avant les indépendances respectives du Maroc et de l’Algérie, en 1956 et en 1962, des institutions pour jeunes délinquants, jeunes réputés difficiles ou enfants des rues, issues du secteur public ou du secteur associatif, ont été ouvertes. Malgré un léger décalage dans le temps, celles-ci semblent correspondre aux modèles en vigueur dans la métropole : tribunaux pour enfants, services sociaux, centres d’accueil, centres d’observation, foyers de semi-liberté, internats. Les archives nuancent pourtant l’idée d’une simple transposition et témoignent d’une situation plus complexe, ne serait-ce parce que ces deux pays ont connu des statuts et des destins différents. Les acteurs n’ont ainsi cessé de s’interroger sur une « pédagogie de l’enfant musulman », à partir des spécificités de la culture, de la religion, de la langue, des structures sociales et familiales.

Annonce

 Avant les indépendances respectives du Maroc et de l’Algérie, en 1956 et en 1962, des institutions pour jeunes délinquants, jeunes réputés difficiles ou enfants des rues, issues du secteur public ou du secteur associatif, ont été ouvertes. Malgré un léger décalage dans le temps, celles-ci semblent correspondre aux modèles en vigueur dans la métropole : tribunaux pour enfants, services sociaux, centres d’accueil, centres d’observation, foyers de semi-liberté, internats.

Les archives nuancent pourtant l’idée d’une simple transposition et témoignent d’une situation plus complexe, ne serait-ce parce que ces deux pays ont connu des statuts et des destins différents. Les acteurs n’ont ainsi cessé de s’interroger sur une « pédagogie de l’enfant musulman », à partir des spécificités de la culture, de la religion, de la langue, des structures sociales et familiales. La tentation de gommer les différences s’est souvent heurtée à la persistance d’une catégorisation entre enfants « européens » et « musulmans », qui ne relèveraient pas des mêmes codes. Dans ce contexte, les éducateurs appelés à encadrer ces jeunes devaient-ils être formés dans des écoles métropolitaines ou sur place, participant alors à la construction d’une doctrine rééducative propre au pays ? Ces débats trouveront des débuts de réponse après les indépendances.

Nous avons fait le choix d’évoquer l’histoire de l’éducation spécialisée en Algérie et au Maroc parce que nous disposons d’archives abondantes et souvent inédites. Cette journée est un premier jalon, elle devrait soulever des problématiques qu’il faudra approfondir par la suite. Elle pourra permettre déjà que se croisent des acteurs intervenus dans le cadre de ces territoires, des chercheurs qui ont exploré les archives et tous ceux que cette réflexion intéresse.

8.45 Accueil

9.30 Ouverture de la journée par :

Pascal Binczak, président de l’université Paris 8 ; Carole Letrouit, directrice du Scd de l’université Paris 8 ; Antoine Savoye, directeur du Circeft ; Roger Bello, président du Cnahes

Président de séance : Eric Pierre

9.45 Oran - Bône (Annaba) - Epinay-sur-Seine: parcours d’un éducateur du cru. Témoignage, Roger Bello

10.15 Le paysage institutionnel en Algérie et au Maroc dans les années 1950 : un équilibrage original entre public et privé, Françoise Tétard

10.45 Intermède :

Lecture d’archives par des étudiants en sciences de l’éducation de Paris 8

11.00 Les archives des institutions judiciaires au Maghreb durant la période coloniale, Louis Faivre d’Arcier

11.30 Les jeunes Fma (Français musulmans d’Algérie) aux prises avec l’Education surveillée en métropole : un traitement spécifique (1952-1962) ? Mokrane Sifi

12.00 Débat général avec la salle

12.15 Déjeuner au Restaurant universitaire

Président de séance : Mathias Gardet

14.00 L’Aneji (Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés) en terre algérienne ou l’impossible calque (1951-1963), Samuel Boussion

14.30 Des éducateurs venus de métropole dans les années 1950 : cadres, experts, militants ? Pour quelles missions ?

Plateau animé par Patricia Alonso-Bessaoud, avec pour témoins : Paule Gauneau, André Heinrich, Jacques Ladsous

15.45 Intermède :

Lecture d’archives par des étudiants en sciences de l’éducation de Paris 8

16.00 Former des éducateurs en Algérie. Les enjeux d’une école : continuité éducative, rupture évènementielle ?

Dialogue orchestré par Gisèle Fiche, entre : Jean Seux, école de Dély-Ibrahim, Moissons nouvelles (avant l’indépendance) et Rachid Aït-Si-Selmi, école de Guyotville, ministère Jeunesse et Sports (après l’indépendance)

16.50 Débat général avec la salle

17.10 Conclusion de la journée, Sylvie Thénault

17.30 Clôture 

Lieux

  • Université Paris 8 Saint-Denis - 2 rue de la Liberté
    Saint-Denis, France (93)

Dates

  • vendredi 16 octobre 2009

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Algérie, Maroc, éducation, éducateurs, jeunesse, délinquance juvénile, institutions

Contacts

  • CNAHES #
    courriel : info [at] cnahes [dot] org

URLS de référence

Source de l'information

  • Samuel Boussion
    courriel : boussion [at] bule [dot] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’éducation spécialisée en Algérie et au Maroc avant et après les indépendances (1950-1965) », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 10 septembre 2009, http://calenda.org/198841