AccueilLe Portugal en relation avec l’Afrique. Récits, connexions, identités (XVe-XVIIIe siècle)

Le Portugal en relation avec l’Afrique. Récits, connexions, identités (XVe-XVIIIe siècle)

Portugal and Africa. Accounts, connections, identities (fifteenth – eighteenth centuries)

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Publié le mardi 08 septembre 2009 par Marie Pellen

Résumé

L’objectif de ce colloque est de revenir sur la présence « portugaise » en Afrique entre le XVe et le XVIIIe siècle - période de l’histoire du continent souvent délaissée par ailleurs par la recherche actuelle. Pendant longtemps l’historiographie s’est surtout intéressée à l’époque dite des Découvertes (fin XVe siècle - début XVIe siècle), moment glorieux de l’expansion ibérique, négligeant le temps long et nourrissant l’idée d’un déclin précoce et progressif. En premier lieu, il s’agit par conséquent d’interroger les interactions entre le continent africain et les « Portugais » sur la longue durée, sans s’inscrire exclusivement dans les périodisations propres à l’Empire lui-même. En second lieu, il apparaît essentiel de s'affranchir de deux tendances majeures : d’un côté, une approche luso-centrée, qui revient généralement à construire une « histoire des Portugais en Afrique », et de l’autre, une réflexion afro-centrée, qui puise fréquemment sans recul critique dans les sources portugaises et tend à surévaluer ou, à l’inverse, à sous-estimer le « facteur » portugais.

Annonce

Colloque, 21 et 22 octobre 2010

L’objectif de ce colloque est de revenir sur la présence « portugaise » en Afrique entre le XVe et le XVIIIe siècle - période de l’histoire du continent souvent délaissée par ailleurs par la recherche actuelle.

Pendant longtemps l’historiographie s’est surtout intéressée à l’époque dite des Découvertes (fin XVe siècle - début XVIe siècle), moment glorieux de l’expansion ibérique, négligeant le temps long et nourrissant l’idée d’un déclin précoce et progressif. En premier lieu, il s’agit par conséquent d’interroger les interactions entre le continent africain et les « Portugais » sur la longue durée, sans s’inscrire exclusivement dans les périodisations propres à l’Empire lui-même. En second lieu, il apparaît essentiel de s'affranchir de deux tendances majeures : d’un côté, une approche luso-centrée, qui revient généralement à construire une « histoire des Portugais en Afrique », et de l’autre, une réflexion afro-centrée, qui puise fréquemment sans recul critique dans les sources portugaises et tend à surévaluer ou, à l’inverse, à sous-estimer le « facteur » portugais.

Ainsi, afin d’échapper aux interprétations binaires et aux compartimentages, il nous faut, d’une part, questionner et rapprocher les historiographies, et, d’autre part, dépasser une approche essentialiste des sociétés portugaises, africaines, voire luso-africaines ou afro-portugaises, mais également de l’Empire. Il est donc tout à la fois fondamental de reconnaître leur hétérogénéité et leurs divergences internes et de repositionner les acteurs dans les espaces et les temporalités. Une telle posture engage en outre à interroger en profondeur les catégories et les concepts habituellement en usage tels que « Portugais », « Luso-africains », « métissage », « connexions », « Empire », « colonie », etc. De même, elle nécessite de revenir sur le contexte de production des récits, européens et africains, de tous types (chroniques, œuvres missionnaires, récits de voyage, sans oublier la documentation administrative et les traditions locales), de manière à les considérer comme des productions sociales.

L’analyse des connexions et des transferts, aux échelles locale, régionale, et globale, est assurément nécessaire dans cette perspective. Ainsi les travaux sur les métissages à l’époque moderne, par exemple sur les Luso-africains d’Afrique de l’Ouest, ont démontré le caractère flexible et multiple des identités. Néanmoins transferts, flexibilité, et juxtaposition, ont leurs limites et se heurtent à des enjeux de pouvoir et des rapports de domination, dont l’étude renouvelée peut s’avérer prometteuse.

De la sorte, à travers l’étude des « modes d’interactions » entre « Portugais » et « Africains », nous pouvons tenter d’éclairer plus finement la société portugaise outre-mer (sinon métropolitaine) comme les sociétés extra-européennes en situation de contact.

Par le biais d’une démarche privilégiant les études de cas, et replaçant l’Afrique dans des interrelations à l'échelle globale (Europe, Asie, Amérique), les contributions pourront notamment porter sur les thèmes suivants :

  • itinéraires individuels, marges de l’Empire et positions interstitielles, brassages urbains et fiefs intérieurs,
  • circulation des hommes, des objets et des idées,
  • acculturations, solidarités et hiérarchies,
  • représentation des acteurs portugais, africains, luso-africains et afro-portugais dans les sources européennes et africaines.

Cette rencontre se veut par ailleurs ouverte aux expériences extra-africaines (Asie, Amérique) dans une optique résolument comparatiste.

Les projets de communication doivent être envoyés avant le 15 novembre 2009, merci de bien vouloir fournir les informations suivantes aux deux coordinateurs :

  • Titre,
  • Résumé (environ 300 mots),
  • Bref C.V.

Les langues du colloque sont le français et l’anglais.

NB. Nous ne pourrons prendre en charge les frais occasionnés pour l’ensemble des participants, néanmoins une aide au transport et à l’hébergement pourra être accordée en fonction de la situation personnelle des participants.

Coordinateurs du projet :

Lieux

  • CEMAf (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 9 rue Malher)
    Paris, France

Dates

  • dimanche 15 novembre 2009

Mots-clés

  • Portugal, Afrique, récits, identités, connexions

Contacts

  • PENNEC Hervé
    courriel : pennec [at] mmsh [dot] univ-aix [dot] fr
  • VERNET Thomas
    courriel : thomas [dot] vernet [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • Hervé Pennec
    courriel : herve [dot] pennec [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le Portugal en relation avec l’Afrique. Récits, connexions, identités (XVe-XVIIIe siècle) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 08 septembre 2009, http://calenda.org/198845