AccueilGenres littéraires et clôture textuelle

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Publié le jeudi 01 octobre 2009 par Marie Pellen

Résumé

La fin du texte : poétiques, enjeux et stratégies de la clôture textuelle (domaines ibérique et ibéro-américain).

Annonce

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, Salle 2 MSHA (1er étage)
10, esplanade des Antilles - 33607 Pessac

PROGRAMME

Jeudi 12 novembre

Après-Midi

14h Accueil des participants
14h15Ouverture du colloque

Jalons théoriques (I) : le récit

Président de séance : Dominique BRETON – Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3

14h30 Raphaël ESTÈVE (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
Une typologie quantitative de la dernière phrase.

15h00 Anne-Marie CAPDEBOSCQ (Université de Limoges)
L'enclos textuel.

15h30Débat
15h45Pause

Président de séance : José Manuel GONZÁLEZ HERRÁN – Universidad de Santiago de Compostela

16h00Federico BRAVO (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
¿Cómo acabar sin haber empezado? El final del microrrelato.

16h30Ana STULIC (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
L'appréciation subjective de la fin du roman.

17h00Débat

Vendredi 13 novembre

Matin

Jalons théoriques (II) : Poésie et théâtre

Président de séance : Anne CHARLON – Université de Bourgogne

9h00 Dominique BRETON (Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
« Rideau ! » : les enjeux de la fin dans le théâtre espagnol contemporain.

9h30 Nadine LY (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
Formes poétiques fixes et clôture textuelle : finir un sonnet.

10h00Débat
10h15Pause

Textes (I) : Lire les modernes

Président de séance : Anne Marie CAPDEBOSCQ – Université de Limoges

10h30José Manuel GONZÁLEZ HERRÁN (Universidad de Santiago de Compostela)
El final de «Los Pazos de Ulloa» (1886).

11h00 Anne CHARLON (Université de Bourgogne)
Les excipit rodorédiens.

11h30Débat

Après-Midi

Textes (II) : Lire les classiques

Président de séance : Nadine LY – Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3

14h30Isabelle BOUCHIBA (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)
La fin des « autos sacramentales » de Tirso de Molina.

15h00Valérie CHARPENTIER (GRIAL)
De l'hermétisme dans « El acero de Madrid » de Lope de Vega.

15h30Marta CUENCA (GRIAL)
Clôtures plurielles dans « El siglo pitagórico » (Antonio Enríquez Gómez, 1644).

16h00 Débat
16h30 Clôture du colloque

RÉSUMÉS DES COMMUNICATIONS

Isabelle BOUCHIBA (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

La fin des « autos sacramentales » de Tirso de Molina.

Résumé : Cette communication prétend analyser les mécanismes clausulaires des autos sacramentales de Tirso de Molina. Le nombre réduit de pièces, au nombre de cinq, permettant un traitement individuel de chacune d’entre elles, nous tenterons de mettre en évidence ce qui, au moment de les clore, tient de la contrainte générique et culturelle et ce qui relève de l’originalité tirsienne en la matière.

Mots-clés : fin du texte – autos sacramentales – théâtre – Siècle d’Or – Tirso de Molina

Federico BRAVO (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

¿Cómo acabar sin haber empezado? El final del microrrelato.

Résumé : No hay construcción sin constricción y, en el caso del microrrelato, no hay recurso, figura o procedimiento que no sea ostentación del propio límite que pretende abolir. La ley del microcuento (si breve, dos veces cuento) es la de la conversión fulminante del incipit en desenlace estructural. Partiendo del análisis de diversos cuentos hiperbreves, principalmente monofrásticos, se indagarán les implicaciones estilísticas que reviste este género liliputiense en su afán por juntar los extremos hasta el extremo y por alcanzar, en el orden del discurso, la utópica inmediatez de lo instantáneo.

Mots-clés : microrrelato – cuento hiperbreve – minificción – cierre

Dominique BRETON (Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

« Rideau ! » : les enjeux de la fin dans le théâtre espagnol contemporain.

Résumé : Si la représentation constitue la « finalité » programmée du texte dramatique, que penser du moment où le rideau tombe, renvoyant le spectateur à sa réalité immédiate ? Ce moment stratégique et codifié de la fiction théâtrale tout au long de l’histoire du genre (au point de donner parfois l’impression qu’il permettait de déterminer les sous-catégories dramatiques) est aussi l’instant fatidique où s’achève le rituel de la rencontre entre acteurs-personnages et spectateurs. Si la contemporanéité théâtrale fait voler en éclats toutes les données a priori constitutives du genre (mimesis, langage, action, personnages, repères spatio-temporels), comment concevoir désormais la « fin » de la pièce ? Quelles fonctions est-elle susceptible de remplir aujourd’hui au sein d’un genre qui semble précisément se refuser à clôturer le sens ?

Mots-clés : théâtre contemporain – réception – fin – spectateur – illusion

Anne-Marie CAPDEBOSCQ (Université de Limoges)

L'enclos textuel.

Résumé : Entendant ici « enclos textuel » comme espace délimité par une clôture, qu’elle soit matérialisée ou seulement virtuelle, on se proposera de réfléchir sur la possibilité des parcours empruntés par le lecteur ou balisés par lui-même, éventuellement prolongés par des continuateurs plus ou moins autorisés. En d’autres termes, il s’agira d’interroger la notion de hors-texte et son éventuelle intrusion dans le texte. Il semblerait que certaines formes n’autorisent d’autre au-delà que le pastiche ou la parodie, contenant en elles l’attente et sa résolution, tandis que d’autres peuvent inciter à outrepasser les limites. On remettra ainsi en débat ce qu’écrivait Roland Barthes en 1971 selon lequel « Le texte [est un] système sans fin ni centre ».

Mots-clés : hors texte – contexte – configuration – imaginaire

Anne CHARLON (Université de Bourgogne)

Les excipit rodorédiens.

Résumé : Comme l’incipit, l’excipit constitue une frontière difficile à déterminer. Pour les trois romans de Mercè Rodoreda (Aloma, La plaça del diamant et La mort i la primavera) objets de cette étude, nous envisagerons d’abord l’excipit dans son acception la plus limitée (le mot/la phrase de la fin) pour le rattacher ensuite à une acception plus ample (les quelques paragraphes ou pages qui constituent le dénouement) puisqu’il est le lieu du dénouement de l’intrigue mais aussi du renouement (avec l’incipit voire avec le titre). De plus, l’excipit romanesque –aussi ouvert soit-il– réduit, comme l’incipit, l’espace des possibles narratifs. Il est pour autant l’ultime lieu où l’auteur (même considéré seulement comme régisseur) limite le champ d’interprétation du lecteur.

Mots-clés : excipit/incipit – dénouement/renouement – auteur/lecteur – Mercè Rodoreda

Valérie CHARPENTIER (GRIAL)

De l'hermétisme dans « El acero de Madrid » de Lope de Vega.

Résumé : Cette étude s’attache à démontrer que sous l’apparente simplicité d’une comedia de mariage, la voix poétique dans El acero de Madrid engage le lecteur à l’envisager comme une œuvre hermétique qui contient des indices discrets permettant de dévoiler des sens plus secrets. Nombre de jeux de mots permettent une interprétation à caractère auto-référentiel. Une sorte de jeu de pise semble proposé au lecteur et le guide vers un possible mot étymon qui aurait pu inspirer Lope de Vega. L’ingéniosité des sens dévoilés est d’autant plus grande qu’elle témoigne d’une remarquable économie de moyen.

Mots-clés : Siècle d’Or – Comedia – jeux de mots – étymon – auto-référentialité

Marta CUENCA (GRIAL)

Clôtures plurielles dans « El siglo pitagórico » (Antonio Enríquez Gómez, 1644).

Résumé : El siglo pitagórico d'Antonio Enríquez Gómez est une miscellanée didactique aux multiples contours. Une somme de portraits satiriques brefs (en prose ou en vers) suivis d'une épitaphe morale s'y succèdent et la Vida de don Gregorio Guadaña, mini-roman ou maxi-nouvelle, s'y intègre abruptement. Nous étudierons l'accumulation des différentes fins textuelles pour montrer que derrière une finalité morale affichée, le bouleversement structurel et esthétique de l'œuvre manifeste une rupture didactique.

Mots-clés : clôtures – miscellanée – didactique – satire – portraits

Raphaël ESTÈVE (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

Une typologie quantitative de la dernière phrase.

Résumé : La dernière phrase d’un roman ou d’une nouvelle ne saurait bien entendu exprimer l’entier de son dénouement. Mais délimiter exactement du point de vue de la construction du sens l’extension de « la fin » est une tâche sinon impossible du moins fortement arbitraire. À l’inverse, la dernière phrase apparaît en tant qu’unité autonome de signification comme la seule clôture dont la délimitation objective –incontestable puisque typographique– est systématique : il y a en effet toujours dans la prose une dernière phrase, même inachevée, alors qu’il n’y a pas systématiquement, par exemple, de dernier chapitre ou de dernier paragraphe. C’est la raison pour laquelle il semblait intéressant de travailler, à partir d’un corpus numérique de plusieurs centaines de romans contemporains espagnols et latino-américains –assortis de quelques dizaines de nouvelles–, sur ce qui pouvait quantitativement caractériser ces dernières phrases d’un point de vue prosodique (les dernières phrases ont-elles une longueur particulière ?), d’un point de vue morphosyntaxique (les verbes, adverbes, adjectifs y sont-ils plus ou moins présents qu’ailleurs ? quelles sont les prépositions « préférées » des dernières phrases ?), ou même d’un point de vue sémantique (y a-t-il des champs lexicaux spécifiques, dans quelle mesure déclare-t-on la fin ?).

Mots-clés : roman hispanophone contemporain – analyse quantitative – lexicométrie

José Manuel GONZÁLEZ HERRÁN (Universidad de Santiago de Compostela)

El final de « Los Pazos de Ulloa » (1886).

Résumé : La comunicación tratará sobre el final de Los Pazos de Ulloa (1886), cuyo último capítulo podría considerarse –a la vez– como epílogo de la historia contada en esa novela y prólogo a la que se contará en La Madre Naturaleza (1887): así lo ha interpretado Gonzalo Suárez en su versión de ambas novelas como serie de televisión (Los Pazos de Ulloa, 1984), de la que también nos ocuparemos ocasionalmente.

Mots-clés : final de novela – epílogo – prólogo – novela realista española del siglo XIX –serie de televisión – Emilia Pardo Bazán – Gonzalo Suárez.

Nadine LY (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

Formes poétiques fixes et clôture textuelle : finir un sonnet.

Résumé : Théodore de Banville écrivait que « le sonnet ressemble à une figure dont le buste serait trop long et les jambes trop grêles et trop courtes ». Il voyait dans cette disproportion l'occasion pour le poète d'un artifice : celui de grandir les tercets, de leur donner un surcroît de force, de magnificence et d'ampleur, mais sans porter atteinte à leur légèreté et à leur rapidité. Or, cette dissymétrie « visible », quelle que soit la forme externe qu'adopte le sonnet (8+6, 4+4+3+3, 4+4+4+2, etc.), est travaillée par d'autres tensions, par d'autres déséquilibres, non plus « visibles » mais « lisibles ». Comme pour toutes les formes fixes, généralement brèves ou assez brèves (le quintil, le sizain, le huitain, le dizain, ou la longue sextine de 39 vers, par exemple), l'écriture du sonnet et sa clôture s'assimilent à l'accomplissement d'un destin aux implications et aux lignes de force diverses. C'est la forme que prend ce « destin » et le moment où il est définitivement scellé que l'on se propose d'analyser dans quelques sonnets de langue espagnole.

Mots-clés : sonnet – formes fixes – formes brèves – métrique combinatoire

Ana STULIC (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3)

L'appréciation subjective de la fin du roman.

Résumé : En dépit du fait que « la fin du texte » n'est pas une entité clairement délimitée dans l'espace-temps, il n'est pas rare qu'à propos d'un même texte les lecteurs déclarent, parfois à l'unanimité, que la fin est « mauvaise », « décevante », « inachevée » ou même « manquante ». En partant de la conclusion que le plus souvent on observe une attitude négative quant à la fin du roman, j'analyse (à partir d'un corpus composé de différents types d'écrits méta-textuels) les images que les lecteurs emploient pour conceptualiser ce lieu discursif, et j'essaie d'éclairer la relation entre l'appréciation subjective du lecteur concernant la fin du texte et la présence d'un certain nombre de paramètres discursifs dans le texte en question, comme par exemple, la longueur et/ou le caractère narratif du texte.

Mots-clés : linguistique cognitive – littéralité – roman – subjectivité

Lieux

  • Salle 2 MSHA (1er étage) Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine 10, esplanade des Antilles
    Pessac, France

Dates

  • jeudi 12 novembre 2009
  • vendredi 13 novembre 2009

Fichiers attachés

Mots-clés

  • fin du texte, clôture, fin-finalité-finition, clausularité, genres littéraires

Contacts

  • Federico Bravo
    courriel : fbravo [at] u-bordeaux3 [dot] fr

Source de l'information

  • Federico Bravo
    courriel : fbravo [at] u-bordeaux3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Genres littéraires et clôture textuelle », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 01 octobre 2009, http://calenda.org/199059