AccueilLe temps des Italiens

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Publié le mardi 13 octobre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Faisant partie intégrante de l’histoire de la région, l’immigration italienne finit par se fondre dans le paysage comme si elle n’a jamais été un événement particulier. Pourtant il suffit d’interroger les anciens, les archives ou une simple chronologie pour qu’émerge de ce passé une multitude de récits, de documents ou d’événements qui nous révèle une période saturée de polémiques, de controverses montrant des discours de rejet, des attitudes d’exclusion et des moments de solidarité et d’enrichissement mutuel. Redécouvrir cette histoire nous paraît essentiel aujourd’hui pour appréhender un des moments fondamentaux dans la construction de notre région. Préfiguration aussi d’autres migrations et d’autres épisodes douloureux et fertiles.

Annonce

Cycle de conférences et manifestations culturelles, ACT - Archives départementales des Bouches-du-Rhône - Institut Culturel Italien, octobre 2009 - juin 2010, Marseille

Jeudi 15 octobre 2009

à 18h30, Institut Culturel Italien, Marseille.

Film : NUOVOMONDO, Emanuele CRIALESE

Mardi 20 octobre 2009

A 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales, Marseille

Conférence : LES EMIGRATIONS ITALIENNES : 1840 - 2008, Lorenzo PRENCIPE

Paraphrasant un dicton attribué à Massimo d’Azeglio : « L’Italie faite, il faut faire les Italiens », nous ne pouvons pas oublier que l’unité de l’Italie n’est pas un fait ponctuel et circonscrit par une date. Mais un long et difficile parcours historique, social et culturel. Avec beaucoup de difficultés, la société italienne à assumé la richesse (vécue souvent de manière conflictuelle) d’une diversité géographique, linguistique, socio-économique et culturelle. Construite progressivement dans la recherche d’une cohésion sociale, l’unité est fondée sur le sentiment d’appartenance à une terre et à un peuple plus vaste que ses origines locales ou régionales.
Si les Cavour, les Mazzini, les Garibaldi, les Vittorio Emanuele II ont « fait l’Italie », les émigrés ont contribué « à faire les italiens », de façon particulière et souvent inconsciente. Des millions d’émigrés italiens, laissant l’Italie dans la période se son unification politique, ont amené avec eux valeurs et traditions ancestrales. En les mettant en relations (non sans heurts et incompréhensions) avec les différents modes de vie des pays d’accueil, ils ont créé des nouvelles identités et appartenances.
Ces émigrés sont partis comme napolitains, siciliens, vénitiens ou lombards et ils se sont découverts, en émigration, en tant qu’« Italiens », capables de redessiner ensuite des liens nouveaux avec le pays ou la région natale.

Lorenzo PRENCIPE, est président du Centro Studi Emigrazione di Roma (CSER) et directeur de la revue Studi Emigrazione.

Jeudi 12 novembre 2009

A 18h30, Institut Culturel Italien, Marseille

Film : IL CAMMINO DELLA SPERANZA, Pietro GERMI

Mardi 24 novembre 2009

A 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales, Marseille

Conférence : LA SOCIETE MARSEILLAISE AU XIX° SIECLE, Céline REGNARD-DROUOT

Avant d’aborder l’histoire de l’immigration italienne en France, Céline REGNARD-DROUOT nous présente un portrait de la ville de Marseille au XIXème siècle nous donnant ainsi une des clefs qui explique l’importance de l’immigration dans la région et plus particulièrement dans cette ville.

« Entre 1851 et 1914 Marseille connaît une des plus fortes périodes de croissance économique et démographique de son histoire. La valeur de la production industrielle est multipliée par douze. Le taux de croissance atteint une moyenne de 3% par an. L’immigration, phénomène séculaire à Marseille, s’en trouve stimulée. En une soixantaine d’années la population de la ville passe de moins de 200 000 habitants à plus de 550 000, soit un quasi-triplement. Au début du XXe siècle, Marseille est devenu l’un des principaux ports de commerce et de transport en Méditerranée et dans le monde. En France, seules la capitale et les villes-champignons nées de la « révolution industrielle » peuvent se prévaloir d’une telle croissance.
Ce développement économique représente un modèle original dans la mesure où il n’est pas fondé sur une ressource naturelle mais principalement sur la force de la main-d’œuvre. Dès le milieu du XIXe siècle, l’industrie marseillaise s’appuie sur « des bras qui ne manquent jamais ». Bien que diverses formes de salariat industriel coexistent dans la ville jusqu’à la Grande Guerre – l’atelier et la fabrication artisanale ne disparaissant que tardivement dans certains secteurs, comme la savonnerie, où ils sont des gages de qualité – c’est l’arrivée d’une abondante main-d’œuvre non qualifiée, venant s’ajouter au prolétariat local, qui constitue la nouveauté sur le plan social et économique à cette période. » Céline Regnard-Drouot, « Le creuset des infortunes. Les violences comme conséquence de la précarité. Marseille 1851-1914 », Interrogations, n° 4, 2007, p.p. 130-149.

Céline REGNARD-DROUOT est historienne maître de conférences à Université Université de Provence, chercheur au laboratoire TELEMME (Temps Espaces Langages Europe Méridionale Méditerranée).

Du 26 novembre au 22 décembre 2009

A 18h30, Institut Culturel Italien, Marseille

Exposition : PROCIDA, William GUIDARINI

Jeudi 10 décembre 2009

A 18h30, Institut Culturel Italien, Marseille

Film : IN FABBRICA, Francesca COMENCINI

Mardi 15 décembre 2009

A 18h30, auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales, Marseille

Conférence : LES ITALIENS EN FRANCE, Marie-Claude BLANC-CHALEARD

L’immigration italienne demeure à ce jour la plus importante qu’ait connu la France.
Les vagues de migrations répondent aux besoins français de main-d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Population très mobile, les Italiens se concentrent essentiellement dans les régions Est, le littoral méditerranéen et les départements alpins. Leur installation ne va pas sans difficultés, et quelquefois les travailleurs italiens sont victimes de manifestations xénophobes (Marseille 1881, Aigues-Mortes 1893, Lyon 1894). Dans l’entre-deux-guerres, la deuxième vague de l’émigration italienne se caractérise par une proportion plus importante de réfugiés politiques, qui organisent depuis la France une opposition au régime mussolinien. Depuis les années 1970, la part de l’immigration italienne en France décline.
L’histoire de l’immigration italienne en France est une des plus anciennes, elle en devient par toutes les phases qu’elle a traversé, le paradigme de toutes les autres.

Marie-Claude BLANC-CHALEARD est historienne, maître de conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre d’histoire sociale de la France au XXème siècle (CHS).

Mardi 19 janvier 2010

A 18h00, Archives Départementales, Marseille

PARCOURS MIGRATOIRES. Table ronde avec Anne-Marie GRANET-ABISSET, Ralph SCHOR et Francesca SIRNA

Jeudi 28 janvier 2010

A 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

Jeudi 11 février 2010

A 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

I MAGLIARI, Projection du film de Francesco ROSI 

Mardi 2 mars 2010

A 18h00, Archives Départementales, Marseille

EXCLUSION ET XENOPHOBIE. Table ronde avec Enzo BARNABA, Isabelle D. FELICI et Gérard NOIRIEL 

Jeudi 4 mars 2010

A 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

IL GENERALE DELLA ROVERE, Projection du film de Roberto ROSSELLINI

Mardi 30 mars 2010

A 18h00, Archives Départementales, Marseille

LES ITALIENS DANS LA RESISTANCE, Table ronde avec Grégoire GEORGES-PICOT, Jean-Louis PANICACCI et Gianni PERONA

Jeudi 8 avril 2010

à 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

PREFERISCO IL RUMORE DEL MARE, Projection du film de Mimmo CALOPRESTI

Mardi 27 avril 2010

à 18h00, Archives Départementales, Marseille

LES VOIES DE LA CITOYENNETÉ, Table ronde avec Michel DREYFUS et Stéphane MOURLANE

Mardi 18 mai 2010

à 18h00, Archives Départementales, Marseille

DES FEMMES DANS L’IMMIGRATION ITALIENNE, Table ronde avec Paola CORTI, Linda GUERRY et Stéphane KRONENBERGER

Jeudi 27 mai 2010

à 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

LA RAGAZZA CON LA PISTOLA, Projection du film de Mario MONICELLI

Mardi 1 juin 2010

Archives Départementales, Marseille

TRACES ET MEMOIRES : LES ENJEUX DES REPRESENTATIONS, Journée d’étude avec Ahmed BOUBEKER, Piero GALLORO, Philippe JOUTARD, Michel RAUTENBERG, Laure TEULIÈRES et la rédaction de la revue RADICCI.

Mardi 1 juin 2010

Archives Départementales, Marseille

MEMOIRES D’ITALIENS. CANTO DELL’ IMMIGRANTE,Spectacle de la compagnie BALLADES

Jeudi 10 juin 2010

à 18h00, Institut Culturel Italien, Marseille

LA GIUSTA DISTANZA, Projection du film de Carlo MAZZACURATI

OLTREMARE - NON E L’AMERICA, Projection du film de Nello CORREALE 

Lieux

  • Auditorium des Archives et Bibliothèque Départementales 20, rue Mirès
    Marseille, France

Dates

  • lundi 10 mai 2010
  • mardi 19 janvier 2010
  • mardi 02 mars 2010
  • mardi 30 mars 2010
  • mardi 27 avril 2010
  • mardi 18 mai 2010
  • jeudi 27 mai 2010
  • samedi 01 mai 2010
  • mardi 15 décembre 2009
  • mardi 24 novembre 2009
  • mardi 20 octobre 2009

Mots-clés

  • histoire, immigrations, Sud de la France, italiens, provence

Contacts

  • Approches Cultures et Territoires ~
    courriel : act [at] approches [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Raymond Romano (Approches cultures & Territoires) ~
    courriel : act [at] approches [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le temps des Italiens », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mardi 13 octobre 2009, http://calenda.org/199129