AccueilCulturhisto 2010 : économie et culture, XIXe-XXe siècles

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Publié le lundi 19 octobre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Cette journée d’étude vise à donner aux doctorants l’occasion d’étudier les liens tissés entre économie et culture, ceux-ci nous éclairant sur l’insertion du capitalisme dans l’histoire économique et sociale des industries culturelles. Ces dernières connaissent depuis la fin des années quatre-vingt d’importantes mutations. Elles sont aussi au cœur de débats qui mettent en cause la définition même de leurs produits (dérogent-ils, par nature, au principe du libre échange, sont-ils réductibles à leur seule dimension marchande…?). À l’heure des débats autour d’Hadopi, alors que de nouveaux usages remettent en cause les modèles juridiques et économiques anciens, il semble pertinent de remettre en perspective les conditions de production des biens culturels.

Annonce

Appel à communications pour la journée d'études des doctorants. Economie et culture, XIXe-XXe siècles

Le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC)
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Présente

Culturhisto 2010
Journée d'études internationale des doctorants du CHCSC
Economie et Culture (XIXe-XXe siècles)

Mercredi 5 Mai 2010
Auditorium de la Bibliothèque Universitaire,
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Cette journée d’étude vise à donner aux doctorants l’occasion d’étudier les liens tissés entre économie et culture, ceux-ci nous éclairant sur l’insertion du capitalisme dans l’histoire économique et sociale des industries culturelles. Ces dernières connaissent depuis la fin des années quatre-vingt d’importantes mutations. Elles sont aussi au cœur de débats qui mettent en cause la définition même de leurs produits (dérogent-ils, par nature, au principe du libre échange, sont-ils réductibles à leur seule dimension marchande…?). À l’heure des débats autour d’Hadopi, alors que de nouveaux usages remettent en cause les modèles juridiques et économiques anciens, il semble pertinent de remettre en perspective les conditions de production des biens culturels.

Pourtant, l'histoire culturelle a longtemps entretenu une relation ambivalente avec l'histoire économique. La fascination pour les œuvres et leurs créateurs a pu pousser à reléguer les considérations économiques à l'arrière-plan. Dans la lignée de l'école de Francfort, ces liens sont un temps vus avec distance. Les avancées de l'historiographie - notamment nord-américaine - en matière d'histoire de la consommation, permettent d'explorer de façon neuve les liens entre culture et économie. Il importe d’étudier les transformations des modes de conception, de production, de reproduction, de diffusion, de mise en marché et de valorisation des produits culturels – puisque ces transformations font évoluer en retour les contenus et les contours de la notion de culture.

On entendra ici sous le terme « d’industrie culturelle » les médias, l’édition imprimée et musicale, la production cinématographique et audiovisuelle. Ce premier domaine d'études sera étendu aux industries « de la création » comme l’architecture ou le design, et à différentes catégories artistiques : arts plastiques, arts du spectacle… L’influence des processus économiques doit être étudiée à tous les niveaux : création, production, diffusion, médiation, et jusqu’à la réception.

Cette journée d'étude se veut interdisciplinaire et s'adresse donc non seulement aux historiens, mais également aux sociologues, aux économistes, aux politologues... L'action commune et concertée de ces différents spécialistes doit permettre en effet de mettre en avant le plus grand nombre de facettes de notre objet d'étude. Seront privilégiées néanmoins les approches qui inscrivent les industries culturelles dans le temps long et étudient leur émergence. Il s’agit de faire une généalogie des interactions entre œuvre, production et publics, ce qui implique une histoire des acteurs, des transformations des institutions, de l’émergence de conventions... On se propose de préciser la chronologie et le rythme des mutations, peut-être de mettre à jour les décalages entre différents secteurs. Étudier les aspects économiques de l’émergence de la culture de masse permettra ainsi de remettre en perspective les bouleversements que la fin du vingtième siècle a connus avec les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Nous nous intéresserons à la structuration des marchés culturels, aux pratiques de consommation culturelle, aux acteurs de l'ombre (techniciens, financiers …), souvent moins connus que ceux qui occupent le premier plan de l'espace médiatique. Pourront également être abordées les questions de créativité et d'innovation en culture de masse, les modifications de la notion d'auteur et d'artiste, et plus largement toute approche explorant de façon innovante les liens entre culture et économie.

A titre indicatif, les thèmes suivants pourraient faire l’objet de communications (liste non limitative) :

  • les pratiques de consommation culturelle
  • l'impact du marché sur le processus créatif, les liens entre publicité/marketing et culture
  • l'étude des acteurs économiques du secteur culturel (producteurs, directeurs de théâtre, éditeurs...) : l’émergence de nouvelles professions, la rémunération des artistes à l'ère des industries culturelles
  • la constitution de marchés culturels transnationaux, et les échanges culturels permis par ces marchés, les effets de l’unification progressive des marchés mondiaux sur l’offre en matière de biens culturels 
  • les politiques publiques de la culture, la régulation des marchés

Seules les communications de doctorants et post-doctorants seront retenues pour cette journée, à laquelle les chercheurs confirmés seront invités à assister. Elle vise à favoriser les échanges des jeunes chercheurs entre eux ainsi qu'à leur permettre de rencontrer des spécialistes confirmés de leurs champs de recherche, à l’échelle internationale. Les langues retenues pour les communications sont le français et l’anglais. La journée fera l’objet d’une publication.

Envoi de la proposition de communication :

Titre précis et texte de 300 mots maximum (en français ou en anglais) avant le 1er décembre 2009 à geraldine.poels@gmail.com . Merci de préciser vos coordonnées et fonctions précises (discipline, sujet de thèse, année de doctorat/post-doctorat, nom du directeur, établissement et laboratoire de rattachement). Réponse du comité scientifique : 15 février 2010.

Comité d’organisation :

Nicolas Lahaye, Sylvain Lesage, Géraldine Poels, (Doctorants, Université de Versailles Saint Quentin)

Lieux

  • Université de Versailles Saint-Quentin
    Guyancourt, France

Dates

  • mardi 01 décembre 2009

Mots-clés

  • histoire, culture, économie

Contacts

  • Geraldine Poels
    courriel : geraldine [dot] poels [at] uvsq [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Geraldine Poels
    courriel : geraldine [dot] poels [at] uvsq [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Culturhisto 2010 : économie et culture, XIXe-XXe siècles », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 19 octobre 2009, http://calenda.org/199156